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Phobocratie française

Recul devant l’islam, antiracisme dévoyé, effets pervers de lois perverses, c’est le bloc-notes d’André Dufour.

Phobocratie française.

Ce n'est plus la Loi mais la peur qui gouverne la France. «Sous le coup d'arrêtés ministériels d'expulsion délivrés pour des prêches jugés trop radicaux ou de comportements susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale, dix-sept imams étrangers sont actuellement toujours sur le sol français» ; c’est ce que nous lisons dans le Figaro du vendredi 2 novembre. La police a consciencieusement, patiemment et minutieusement fait son travail. Rien à dire de ce côté-là. Mais nous savons depuis l’exemple du général Gamelin, pour ne pas remonter jusqu’à l’enseignement de Thucydide, qu'il ne sert à rien de se doter d'une police efficace, d'une armée bien équipée, d'épaisses murailles ou d'une Ligne Maginot en l’absence de la ferme volonté de s'en servir. Or, il semblerait que nous en soyons là.

Ainsi, reculant sous la pression et les menaces à peine déguisées des associations islamiques ou islamistes (c'est pourtant kif-kif dans la langue française) auxquelles elles ont imprudemment accordé droit de cité et statut de représentativité, nos autorités, qui ont rendu invertébrée la République laïque, «se dégonflent» en s’abritant derrière des «si» et des «mais si» qui cachent mal une frousse bleue de mécontenter les éléments les plus durs de cet islam «modéré et tolérant qu'il ne faut surtout pas confondre avec quelques éléments radicaux minoritaires». Jusqu'à la très républicaine mosquée de Paris qui se joint aux fondamentalistes Frères Musulmans de l’UOIF pour soutenir que prêcher dans les mosquées contre la politique américaine ou israélienne, ou contre la tendance des jeunes musulmans et musulmanes à s'intégrer à la société laïque, relève de la sphère «religieuse» et constitue donc leur droit «religieux» imprescriptible. Et nous qui naïvement pensions qu'une mosquée, au même titre qu'une église, était un lieu strictement dédié au spirituel et au culte. L’expérience pakistanaise ou européenne, plus particulièrement celle du Royaume-Uni, nous instruisent pourtant suffisamment qu’à partir d’un «anodin» discours anti-américain et anti-israélien, les mosquées aux mains de ces agitateurs politiques sont des hauts lieux du recrutement des djihadistes, des terroristes en tous genres et de kamikazes.

Décidément, la politique d’un «islam de France», en faveur duquel le Chevènement de gauche relayé par le très actif Sarkozy de droite ont tant fait, se traduit par un naufrage. En guise d’un islam de France, c'est-à-dire français, nous avons, comme il fallait du reste s’y attendre, un islam en France, c'est-à-dire une province de la Oumma, de la nation islamique mondiale implantée en France et y jouissant de facto et bientôt de jure d’un statut d’extraterritorialité. Comment peut on se sentir rassuré par un gouvernement qui n’ose pas appliquer ses propres mesures légales? La peur devient dès lors communicative et, rien ne permettant de croire que M. Boubakeur soit devenu un islamiste extrémiste, force est de croire que dans un tel contexte, il a lui aussi cédé à la peur que lui inspirent les pieux sicaires de l’islam. L’analyse que Bat Ye’Or fait dans son ouvrage «Eurabia» se révèle ici parfaitement pertinente. Le gouvernement se rachètera de sa capitulation devant l’islamisme violent en expulsant quelques Latino-américains ou Africains supplémentaires venus illégalement en France pour y trouver un travail. On espérait qu’après le règne calamiteux de Chirac, la France rompra ses liens de vassalité, de dhimmitude, qui la rattachent graduellement à l’islam. Force est de déchanter. Et le projet présidentiel d’une France intégrée à une Union euro-méditerranéenne, avec la pression démographique de la rive sud de la Méditerranée favorisée par le principe d’une libre circulation qu’une telle Union infère, ne fera qu’accélérer l’islamisation de la République française.

Cette France de demain a déjà ses dhimmis qui se ménagent dès à présent l’avenir. On se bouscule déjà sur le podium de la Collaboration anticipée, tel l’islamo-socialiste et maire de Créteil Laurent Cathala qui, à l’instar de Tarik Ramadan avec sa lapidation des femmes, veut instaurer un moratoire «de dix ans seulement» sur la Loi de 1905 «exclusivement en faveur de l’islam», de façon qu’il puisse financer sur fonds communaux l’édification d’une gigantesque et fastueuse mosquée dont l’imam, Ilyes HOCENE, «connu pour son engagement au profit de l’idéologie salafiste», figure sur la liste des individus dangereux que nos autorités entendent expulser. Voir à ce sujet l’article de Jean-Paul Belmont du 2 novembre dans Primo- Europe : http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-158790192

J’accuse !

Accusé de racisme par les délateurs, mouchards et autres variétés de cafards qui maintiennent la diversité biologique menacée, je prouve le contraire en m’engageant vigoureusement et sans concession dans la dénonciation du racisme en tous lieux et dans toutes ses formes.
Je m’élève vigoureusement contre le racisme islamophobe qui sévit en Italie. Nous savons en effet, que toute atteinte au droit des communautés religieuses de pratiquer sans entraves ni restrictions leurs rites, prescriptions, tenues vestimentaires et coutumes est la manifestation d’une intolérable intolérance religieuse que les maîtres à penser mahométans qualifient fort justement d’islamophobie. Or comme tout citoyen dûment formaté est sommé de le savoir jusqu’à finir par y croire, l’islamophobie est aux musulmans ce que l’antisémitisme est aux juifs : un racisme. De ce côté-là du moins, l’agitprop islamique aime à se faire identifier aux Juifs par ailleurs exécrés.

Donc le tribunal de Brescia (Italie) ose juger comme de vulgaires criminels un pieux et honorable père de famille pakistanais, ses deux gendres et un oncle, en raison de la mise à mort concertée de sa Hina, jeune fille qui, entendant vivre sa vie en dehors de la voie tracée et de la place assignée aux femmes par le Prophète, travaillait dans un café, s’habillait à la mode italienne et, comble d’outrage, avait elle-même choisi l’homme avec lequel elle entendait partager sa vie au lieu de se soumettre au choix de sa famille qui avait décidé de la marier avec un Pakistanais d’importation, bon musulman qui, de surcroît, aurait par son mariage bénéficié d’un droit automatique de séjour et de citoyenneté italienne. En se réunissant en conseil de la famille (c'est-à-dire des mâles) et en décidant de châtier cette dévergondée qui déshonorait également sa communauté, ces inculpés n’ont fait que se conformer à leur tradition religieuse, même si, précaution oratoire oblige, de tels comportements ne sont pas majoritaires, semblerait-il, dans la Oumma. Pourquoi alors persécuter ces braves gens qui ont agi non pas en criminels mais en conformité avec leur foi et leur tradition indéracinables. La preuve, c’est qu’ils n’ont pas manqué, aussitôt la mort constatée, d’enterrer Hina dans leur jardin la tête en direction de La Mecque, ce qui dénote une piété et un amour qui forcent le respect. Alors, au nom de l’équivalence de toutes les religions et culture, pourquoi les lois italiennes, ou françaises, prévaudraient-elles sur les lois des autres religions qui se sont implantées en Europe ? Et puis, tout compte fait, ce prétendu forfait ne relève-t-il pas, au même titre que l’excision, le port de du tchador, du hidjab ou du voile, de la sphère strictement privée qu’il faut se garder de confondre avec la sphère publique ? Or, la mise à mort rituelle a eu lieu dans la sphère privée de la maison familiale. Alors en requérant 30 ans de prison contre le père et ses deux gendres, le procureur italien fait preuve d’une totale méconnaissance de l’islam et d’un penchant raciste inadmissible. Je suggère à ces braves gens de récuser ledit tribunal pour porter cette affaire dans un autre pays. Par exemple en France et plus particulièrement à Epinal. Là au moins, le Mrap, la LDH, l’UOIF et la Licra se porteront partie civile pour faire lourdement condamner le procureur de Brescia coupable d’entrave aux pratiques, fussent-elles minoritaires, d’une religion parfaite puisque propageant l’amour, la tolérance et la paix. Alors Pro-Choix considérera à juste titre cette condamnation comme «sévère, mais qu’il faut accepter».

Racisme en 9.3

Le «jeune» Muhittin Altun est à nouveau victime de la traque policière. Ce rescapé de l’électrocution de Clichy-sous-Bois en 2005 ne peut même plus se permettre de jeter quelques bien innocentes pierres sur un véhicule de la police (mais au fait, de quel droit la police circule-t-elle dans ce secteur ?) sans devoir en répondre devant le tribunal de Bobigny. C’est une entrave à la culture de cette minorité visible. Et scandaleusement raciste puisque le procureur pousse l’outrage jusqu’à requérir 70h de travail d’intérêt général. C’est une honte. Nous osons espérer que le tribunal, en souvenir du copain de ce «jeune» mort par la faute d’un transfo de l’EDF (si, si, vous vous en souvenez, Ségolène a même religieusement honoré sa mémoire durant sa course à l’Elysée tandis que les policiers télé impliqués ont écopé d’une sanction), prononcera un non lieu et sanctionnera comme il se doit les policiers pour entrave à la liberté d’expression de nos «jeunes».

Version british et arc-en-ciel de l’Affaire du Gîte des Vosges

Les grands médias en parlent sans trop s’y étaler ni la commenter. Ça se passe dans le Somerset. Les racistes se nomment Vincent Matherick, 65 ans et son épouse Pauline 61 ans. Ayant élevé leurs trois enfants et voulant faire profiter de leur expérience et de leur dévouement les enfants en difficulté, ils se sont inscrits sur la liste des familles d’accueil de la région. Ils ont ainsi successivement recueilli 28 enfants en difficulté, à la satisfaction de tous. Et puis récemment, les Services Sociaux les a rayés des listes de parents adoptifs et l’enfant de 11 ans que ces braves gens choyaient depuis deux ans leur a été retiré. Leur cas est effectivement pendable. Car l’exemplaire United Kingdom vit depuis 2006 sous le régime de la «loi sur l’égalité» réprimant toute discrimination par rapport à l’orientation sexuelle. Les Services Sociaux demandaient donc à ce couple fâcheusement chrétien et hétérosexuel d’inculquer à l’enfant les valeurs de l’homosexualité, de lui expliquer les pratiques homosexuelles et de l’accompagner à des réunions d’associations gays, tout ça au nom de l’égalité qui implique la non discrimination des comportements sexuels les plus divers, connus ou à inventer. Il paraît que toute personne honorable doit connaître ces choses-là et être en mesure de transmettre son avoir aux enfants. Encore Vincent et Pauline peuvent-ils s’estimer heureux de ne pas vivre quelque part dans les Vosges. Car dans notre douce et tolérante république, les lobbys ou associations lesbiennes et homos se seraient constitués parties civiles, appuyées par le Mrap, la LDH, la Halde et autres chasseurs de «dommages et intérêts», et un tribunal d’Epinal ou d’ailleurs aurait condamné Vincent et Pauline à un an de prison avec sursis, une amende substantielle et quelque 15 ou 20 000 € de dommages et intérêts que les parties plaignantes se seraient partagés de façon tout à fait désintéressée. «Condamnation sévère mais qu’il faut accepter».

Effets pervers des lois perverses

Le Figaro, qui relate brièvement cette mésaventure des époux Matherik, parle des effets pervers de cette loi sur l’égalité. Or ces effets ne sont pervers que parce que ce genre de lois, trompeusement pavées de bonnes intentions, sont perverses ou porteuses de perversité. Or celles-ci ont tendance à se multiplier dans notre pays depuis que des malins ont trouvé dans le détournement de la loi Gayssot un juteux filon à exploiter. Nos concitoyens en goûteront bientôt les fruits amers.

Parmi les détournements pervers de ces lois, citons justement celles qui répriment le racisme et l’antisémitisme. En prenant pour point de départ les conséquences d’un antisémitisme qui a atteint son point culminant dans la Shoa, on en vient à criminaliser sous l’appellation d’islamophobie toute critique ou hostilité à l’islam. Soit «islamophobie=antisémitisme». Or cette équation est une imposture. L’antisémitisme visait les Juifs non pas en raison de leur fidélité à une tradition religieuse mais pour leur appartenance à une prétendue «race», ce qui incluait les non pratiquants, les athées, les convertis au christianisme, les personnes issues de mariages mixtes ; il suffisait d’avoir un seul grand parent juif à côté des trois autres grand parents non juifs pour être considéré comme juif. Rappelons que longtemps avant les nazis, la notion de «sang pur» et de sang impur remonte à la période inquisitoriale de l’Espagne à partir du XVème siècle. Un Catholique comptant un ascendant juif était réputé de «sang impur» et maintes portes lui étaient fermées. Or, la critique du Judaïsme ou de certains aspects du Judaïsme serait-elle une preuve d’antisémitisme ? Nul ne peut considérer comme antisémite le film Kadosh, de surcroît israélien, qui décrit les mœurs particulièrement dures pour les femmes d’un groupuscule ultra religieux juif de Jérusalem. Un même film montrant la dureté de l’islam sur une plus grande échelle à l’égard des femmes serait-il islamophobe ? Son auteur ne serait pas forcément condamné en tant que tel, mais il aurait tout intérêt à se réfugier en lieu sûr pour échapper aux égorgeurs Salafistes (défendus par l’UOIF). Et, au nom de l’égalité de traitement, quid des innombrables livres, pièces de théâtre et films critiques ou hostiles envers le catholicisme, ne serions-nous pas des millions en France à être condamnés pour délit raciste de «Christanophobie» ? Alors reste à savoir si l’islam est une race et si la critique de cette religion, ou l’hostilité envers sa doctrine ou ses aspects visibles et peu ragoûtants, dénote un comportement raciste. Ce serait mettre dans la même catégorie un individu discriminé, persécuté ou diffamé en raison de ses convictions, et une religion, un dogme, une idéologie, un parti politique qui relèvent non seulement de la libre critique, mais envers lesquels il est encore permis d’éprouver ou de manifester de la sympathie, de l’indifférence ou de l’hostilité. Or si nul ne me poursuivra pour mon hostilité envers le culte de Baal, qui impliquait des sacrifices humains, je serais taxé d’islamophobe si, comme je n’y manque pas, j’estime que l’approbation, voire l’encouragement et la légitimation par maintes autorités «spirituelles» musulmanes des attentats kamikazes, véritables sacrifices humains qui vaudront au «shahid» septante vierges au pucelage éternellement renouvelable au paradis d’Allah, tandis que ses victimes brûleront des feux de l’enfer, dénote de la part desdites autorités «spirituelles» une incommensurable barbarie, une cruauté ultra bestiale et une abyssale imbécillité. Je sais fort bien que tous les musulmans ne souscrivent pas à cette conception de l’islam mais alors pourquoi diable font-ils presque tous front commun, comme c’est le cas des 17 imams que la France s’apprête à expulser, pour faire pression sur nos autorités au point qu’à présent la France «hésite à expulser» ces imams semeurs de haine ?

S’il est vrai qu’au cours de leur histoire, aucune religion n’a été exemplaire en matière de tolérance et de respect envers les autres croyances… ou «incroyances», l’islam tel que nous le connaissons et tel qu’il défraie la chronique en ce moment, n’est pas une religion comme les autres. Si djihad signifiait uniquement «effort», de longs et pénibles efforts l’attendraient encore pour intégrer les valeurs de la République : laïcité sans dérogation, démocratie, liberté de conscience, liberté d’expression, de critique y compris de toute religion, liberté de changer de religion, y compris pour un homme ou une femme nés musulmans, sacralisation de la vie, y compris celle des non musulmans. Ce sont des valeurs que tout citoyen français ou toute personne aspirant à le devenir doit faire siennes.

Le cas des pratiques homosexuelles est quelque peu différent. Je dirais simplement que ces pratiques entre personnes consentantes et adultes ne relèvent pas de la loi. Si toute atteinte à la dignité d’un individu en raison de ses pratiques sexuelles dans l’intimité doit être sanctionnée, leur «particularisme» ne doit leur conférer aucun statut légal ni aucun droit spécifique si ce n’est que la possibilité de protéger les biens communs de ces couples. Le Pacs me paraît un pas dans cette direction. Mais je partage l’avis de mes quelques amis homos qui soutiennent que différence ne signifie pas équivalence. On ne saurait donc, par exemple dans les livres scolaires, décrire comme équivalents et optionnels la famille comprenant papa, maman, leur ou leurs enfants, et un couple homo. La vie est faite de différences qui doivent être respectées, mais qui ne confèrent pas les mêmes droits dans tous les domaines. Jamais, au grand jamais, les sentiments ou les penchants sexuels d’un individu majeur qui appartiennent au domaine sacré de la stricte intimité (même si les grotesques parades du gay pride dénotent un exhibitionnisme d’un goût douteux), ne devraient être régis par une loi spécifique. Mais jamais ces penchants particuliers ne devraient conférer de droits particuliers qui engagent des tiers. J’ai tout de même le droit d’ignorer et de ne pas chercher à connaître la façon dont les homos répondent à leurs pulsions sexuelles ou affectives, sans être pour autant taxé d’homophobie. À trop légiférer on ouvre la voie aux interprétations et applications les plus perverses. La loi anglaise sur l’égalité, par exemple, qui donne aux homosexuels tous les droits, retire à un couple hétérosexuel chrétien le droit de vivre selon sa propre foi, sa propre éducation, ses propres convictions, et ses propres valeurs. Une loi française oblige nos têtes blondes à apprendre le «fait religieux», euphémisme pour ne pas dire «islam». Mais nul n’oblige les communautés homosexuelles ou musulmanes d’enseigner le «fait» et les valeurs de l’hétérosexualité ou du christianisme. Cette «égalité» légale invertie devient simplement une inégalité institutionnalisée qui oblige la majorité des citoyens à se soumettre aux normes imposées par une minorité culturelle, sexuelle, idéologique ou religieuse.

Aux valeurs !

Pour nous expliquer pourquoi il a décliné l’offre que le candidat Nicolas Sarkozy lui a faite d’entrer dans son équipe gouvernementale, Bernard Henri Lévy se livre à un interminable soliloque sur l’idée qu’il se fait de la gauche. Non pas la gauche telle qu’elle se manifeste et qu’il reconnaît peu alléchante mais la vraie, du moins selon ses normes à lui. Une gauche taillée sur mesures de BHL. Dès lors, tout ce qui s’en écarte ne peut que la rendre impropre à cette appellation. Toute sa panoplie y passe. Ne pouvant tout citer in extenso, je relève la sacralisation de mai 68 qui devient l’an un d’une ère nouvelle qui rend obsolète notre «après ou avant J.C» trop chrétiennement marqué ; considérer l’Intifada de l’automne 2005 qui mit le feu à nos quartiers, à nos banlieues, à nos écoles, à nos bibliothèques et à nos bagnoles comme une inconsciente mais authentique révolution déclanchée par les laissés pour compte de notre société égoïste ; l’homme de gauche est surtout celui qui se sent «le gardien de son frère» et donc coupable des souffrances ou dommages que celui-ci subit, même, pour ne pas dire surtout, quand il n’y est pour rien. L’homme de gauche s’astreint à réparer toutes les injustices. C’est très beau mais cela me semble tout de même plus proche des hauteurs du Mont Sinaï de la Tora et du Mont des Béatitudes des Evangiles que des plates valeurs de la rue de Solferino. J’allais oublier les «vieux» mais ça c’est un truc que BHL laisse aux penseurs bas de gamme de la gauche : il paraît que les deux tiers des électeurs pro Sarkozy ont plus de 65 ans. Sarkozy est donc le président des «vieux» hostiles aux «jeunes». La gauche peut pourtant se réclamer d’un précédent, d’un homme bien de gauche qui a su trouver une solution idéale (et finale) de ce problème ; il portait le nom de Pol Pot ; il a armé les gosses qui ont massacré les vieux qui ne composaient, il faut le dire, qu’un tiers de la population khmère. BHL connaît toutes ces dérives, les blâme mais n’en expulse pas pour autant leurs auteurs de l’immaculée famille de gauche ; fidèle en cela à la formule de Louis Aragon selon laquelle, qu’importe les crimes commis par sa famille de pensée puisque même en agissant mal, ses auteurs croyaient agir pour le bien.

© André Dufour pour LibertyVox

Merci à Eclairage pour cette illustration

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 05/11/2007 Imprimer cet article
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