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Le café d’Adolf Hitler

C’est la Sainte Caroline !!! André Dufour rend un vibrant hommage à Pro Choix et à ses “Carolines”...

Le café d’Adolf Hitler.

«* un site où interviennent, outre Anne-Marie Delcambre, plusieurs membres du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, mais aussi Guy Millière, éditorialiste des «Quatre vérités» dont certaines idées en matière d’islam et d’immigration flirtent avec celle de l’extrême droite classique. D’autres se revendiquent proches du PNR : Parti National Radical (……) Dernièrement, le PNR publiait des extraits des Protocoles des Sages de Sion, ouvrage antisémite interdit en France (NDLR mais néanmoins largement diffusé par les officines islamiques qui sévissent sur le territoire de la République). Comme quoi la haine des Juifs ne soulève pas la même indignation selon qu’elle s’exprime da la bouche des islamistes ou de l’extrême droite française ». Tel est le portrait de LibertyVox, agrémenté de ses commentaires, dont nous sommes redevables à une certaine Caroline Brancher sur son site de Pro Choix.

Que LibertyVox n’y soit pas en odeur de sainteté ne nous dérange pas et ne nous éclabousse pas, sachant que faute de pouvoir s’élever au sommet d’où vient la lumière, c’est toujours au pied du lampadaire que les chiens pissent. Mais de quoi diable sommes-nous coupables ? De tout. Non pas parce que ce que nous disons est faux, mais parce que telle ou telle personne honnie par la gauche version carolinesque a un jour dit quelque chose de semblable. Mais comme le dit mon ami Serge B. «ce n’est pas parce que Hitler buvait du café que je vais m’en priver». J’ajouterais que raisonnant comme Pro Choix, les végétariens sont des nazis puisque Hitler était végétarien. Les homosexuels sont également des nazis puisque les dirigeants de la S.A qui ont aidé Hitler à se hisser au pouvoir avant qu’il ne les fasse exterminer au cours d’une «sehr kolossale» partouze dans la Nuit des Longs Couteaux, étaient tous des homos. Alors, non contents d’avoir mis en ligne des articles de Guy Millière et d’Anne-Marie Delcambre, de nous en sentir honorés et même d’en être fiers, nous avons un jour laissé paraît-il s’exprimer sur le forum un homme qui a connu l’homme qui a entendu quelqu’un citer quelques extraits des Protocoles des Sages de Sion. Il n’en faut pas plus à cette Caroline Brancher, sorte de porte flingue d’une Caroline Fourest au sein de Pro Choix, pour accuser LibertyVox et ses intervenants d’antisémitisme, de fascisme, de racisme, de lefévrisme, de PNRisme, de lepénisme, de villierisme, d’islamophobie et, comble d’horreur, de li-bé-ra-lisme ! C’est là l’ultime outrage aux métastases du stalinisme. Une telle paranoïa nous ramène à la «Belle époque», celle des délires des Procès de Moscou ou de Prague. Il ne nous reste plus qu’à passer à l’aveu.

Ah, j’oubliais le morceau de choix qui trouble le sommeil de la frénétique Caroline : il s’agit d’Anne-Marie Delcambre, islamologue certes inattaquable sur sa connaissance du sujet qu’elle enseigne à un haut niveau, mais coupable de ne pas penser comme les Carolines et d’appeler les choses par leur nom, chose qui passe mal dans la langue de bois en usage dans la secte Pro Choix. Les interventions d’Anne-Marie Delcambre sur le forum de LibertyVox seraient même plus condamnables que notre goût pour le bon café, plus insupportables que le libéralisme de Guy Millière. Alors, insensible aux charmes synthétiques des Carolines et quitte à aggraver notre cas, nous préférons nous trouver du côté de Guy Millière et d’Anne-Marie Delcambre, gens qui ne demandent pas à leur confesseur ou à leur commissaire politique comment ils doivent penser, personnes libres en somme. Un aphorisme dont je suis redevable à un pote juif ne dit-il pas que mieux vaut être la queue du lion que la tête du renard ?

Mais le plus grave, c’est que ces Carolines mentent sans vergogne, comme la candidate Ségolène mentait au sujet des enfants handicapés dans son face à face avec Sarkozy afin de pouvoir placer son numéro d’indignation spontané, soigneusement préparé. C’est décidément une manie dans cette gauche déboussolée qui ne sait plus à quelle bouée se raccrocher. Or, contrairement aux mensonges mis sans vergogne en ligne sur le site de Pro Choix, LibertyVox n’a pas attendu les consignes des Carolines pour défendre Charlie Hebdo incriminé par l’Islam, «modéré» compris, pas plus que nous n’avons attendu Pro Choix pour prendre fait et cause pour le professeur Redecker dont la vie est menacée par l’islam, ce même islam pour lequel les Carolines se pâment et nous somment de faire comme elles. Et contrairement à Pro-Choix, nous avions auparavant soutenu Louis Chagnon, prof d’Histoire poursuivi par l’islam «modéré» et par ses miliciens du MRAP et de la LDH pour avoir brossé de Mahomet un portrait certes conforme à l’Histoire mais dès lors moins flatteur que celui diffusé par la propagande islamiste. Victime de la lâcheté de sa hiérarchie, de son syndicat et de ses collègues, Louis Chagnon n’a pas bénéficié de la sollicitude de Pro Choix ni du reste d’aucun parti, d’aucune association de gauche. Il paraît qu’il a bien cherché ce qui lui arrivait. Que n’était-il pas de gauche ? Il aurait alors su qu’il doit préalablement faire superviser son cours par les commissaires politiques du Mrap, de la LDH, de Pro Choix et de l’UOIF pour le mettre au goût de la pensée des apprenties Big Brother. C’est la meilleure façon de poursuivre, jusqu’à la retraite bien méritée, le ronron d’une paisible carrière. Au pied ! De même n’avons-nous jamais fait grief à Rachida Dati de ses origines ethniques. Elle est à nos yeux une femme politique parmi d’autres, ce qui ne nous interdit pas de la critiquer le cas échéant pour certaines de ses prises de position, comme nous le ferions envers n’importe quel autre homme ou femme politique. Je dirais même que cette jeune femme est exemplaire. Ne tord-t-elle pas le cou à cette fable qui nous attribue la responsabilité de la délinquance des «jeunes des banlieues» ? Cette délinquance culturelle serait, selon cette fable, liée aux conditions sociales, aux «humiliations» et aux «discriminations» dont les «jeunes issus de l’immigration» sont victimes. Existerait-il selon Pro Choix une «race» ignorant le libre arbitre et figée dans son déterminisme ? Or voilà que dans une même famille immigrée du Maroc, et riche de 12 rejetons, émerge une Rachida qui a effectué un parcours remarquable et, à côté d’elle, au moins deux de ses frangins bons à rien qui s’illustrent dans le trafic de stupéfiants et autres actes délictuels. Loin de vouloir lui jeter les frangins à la figure, je trouve que Rachida a bien du mérite pour surmonter cette «difficulté familiale» dans laquelle elle n’est pour rien. Faut-il en déduire que la femme est l’avenir de l’homme musulman ? Dur, dur pour une culture fondée sur le machisme de droit divin.

Et puis il y a une chose, qu’en tant que citoyen inconditionnellement attaché à la laïcité, je ne pardonne ni à la droite ni à la gauche : c’est d’avoir par sordide calcul, par lâcheté, jobardise ou soumission idéologique, couvert par leur silence, voire soutenu et persévéré dans cette voie, le grignotage systématique de l’édifice laïque, laissant ainsi le champ libre au parti de Bruno Mégret, là où il a des élus municipaux, pour rappeler aux édiles l’existence de la loi de 1905, celle qui interdit de financer les cultes sur des fonds publics. Un bail emphytéotique moyennant un loyer symbolique ou exagérément modique pour un terrain municipal destiné à l’édification d’un lieu de culte quel qu’il soit mais musulman en l’occurrence, ne constitue-t-il pas une subvention en infraction à la Loi de 1905 ? C’est une honte pour la droite qui a encouragé cette pratique mais surtout pour la gauche de vocation laïque et une trahison que de couvrir de pareilles entorses à la loi. La manœuvre des dhimmis est claire ; il leur suffit de raisonner comme les Carolines de Pro Choix « : 1) Brunot Mégret est un xénophobe et un raciste. 2°) Là où il est en position de le faire, le parti de Bruno Mégret dénonce, non sans succès devant les tribunaux, la violation de la loi de 1905 qui interdit de financer les lieux de culte sur fonds publics. 3°) Donc quiconque s’oppose aux aides publiques en faveur des mosquées est un partisan de Mégret, un raciste. Et voilà bâillonnées les associations connues comme farouches gardiennes de la laïcité, Grand Orient de France compris dont les Frères les plus attachés à la laïcité doivent regretter, situation cocasse, que les Mégrétistes soient si rarement représentés dans les conseils municipaux. Pas mal joué ! Eh bien, que les mystificateurs tarés de Pro Choix et autres officines de la même idéologie collent à LibertyVox l’étiquette qui leur plaira, y compris celle de «vipère lubrique», c’est du reste chez ces gens là un tic hérité de leurs devanciers nazis qui, eux aussi, collaient sur les personnes à détruire des insignes rouges, jaunes, roses ou verts, nous ne marchons pas dans l’escroquerie et le chantage de ces imposteurs et ne tombons pas dans leur piège.

À lire la prose de Pro Choix, on comprend mieux pourquoi, malgré l’usure du pouvoir et le discrédit de la droite chiraquienne, la gauche a non seulement échoué aux dernières présidentielles, mais aussi, perdant toute crédibilité, elle est en train de partir en quenouille : les Français, moins veaux que ne l’affirmait Charles De Gaulle, n’appréciaient pas le chantage de la candidate Ségolène au meeting de Nantes se résumant à : «si Sarkozy est élu président, les banlieues seront à feu et à sang», sauf à admettre que ces «révoltes» des banlieues ne doivent rien à la spontanéité ; les Français sont devenus allergiques aux slogans caches misère d’une absence d’idées novatrices, allergiques aux idéologies qui sentent la naphtaline, aux procès en sorcellerie, à la reductio ad Hitlerum de tout ceux qui s’écartent des rails posés par les dogmatiques, à la diabolisation de ceux qui osent penser sans permis des Pro Choix et autres sectes gravitant autour de la rue de Solferino, allergiques aux Petits Livres Rouges et aux codes de la route de la pensée qui nous imposent une circulation à gauche. Pro Choix n’est-il du reste pas là pour vous vendre la littérature édifiante de ses dames Caroline ? C’est du reste sa principale raison d’être.

Devrions-nous nous justifier devant nos accusateurs? Chacun sait qu’il ne sert à rien de discuter avec les totalitaires. Ils ne sont réceptifs qu’à l’autocritique suivie d’aveux complets dictés par Pro Choix devant un tribunal populaire au milieu d’une foule vociférante. Alors laissons ces Carolines et la poignée d’accros de Pro Choix macérer dans leur pipi.

La garden party de Rachida

Nous avons assez dénoncé ici la politique arabe du Quai d’Orsay qui, culminant avec la calamiteuse présidence de Jacques Chirac alignée sur la Ligue arabe, plaçait les Etats-Unis et Israël pratiquement dans le camp ennemi. Avec la politique de rupture promise par le candidat Nicolas Sarkozy, on pouvait croire que cette politique, profitable à quelques privilégiés mais désastreuse pour la France, allait être repensée et mieux équilibrée. Les gestes ayant une valeur de symbole, que signifie la garden party du 13 juillet donnée dans le jardin du ministère de la Justice, place Vendôme à Paris par « la » ministre française de la justice et Garde des Sceaux ? Ce soir là elle donnait ''une réception aux couleurs de l'Europe et de la Méditerranée à l'occasion de la fête nationale de la République Française'' et s’exprimait en présence des ministres de la Justice notamment espagnols, hongrois, luxembourgeois, portugais, slovaque, libanais, marocain et palestinien (Guysen.International.News). Mais qui, entre Rachida Dati, ministre de la Justice, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères ou Nicolas Sarkozy, remuant président de la République, a décidé la mise en quarantaine du ministre de la Justice d’Israël, pays pourtant méditerranéen ? À croire qu’à l’instar de la candidate Ségolène qui avouait son admiration pour la célérité de la justice chinoise, notre ministre de la Justice préfère la Justice palestinienne avec ses expéditives exécutions capitales en série, à la justice israélienne qui a le tort de ne pas recourir à la peine capitale et d’être indépendante du pouvoir politique. Israël, c’est «peu de chose» mais l’écarter pour ne pas déplaire à tel ou tel état arabe, c’est déjà capituler devant le chantage des totalitaires.

Immigration choisie

Un économiste britannique estimait voici peu qu’il serait plus rentable de régulariser un demi million d’étrangers en situation irrégulière que de les expulser tous, opération du reste irréalisable. Je me garderais de croiser le fer avec un économiste forcément distingué mais je crains qu’à peine ces régularisations réalisées, il y aura encore et encore des lots de 500 000 illégaux à régulariser, pour le plus grand dommage de l’économie britannique, l’immigration du travail étant minoritaire par rapport à l’immigration d’allocataires, sans parler du coup mortel porté à court terme à l’identité de la Grand Bretagne qui en moins de 5 décennies, deviendra une sorte de Pakistan atlantique. Cela consolera peut-être Islamabad de la perte du Pakistan oriental ou Bengladesh mais implantera de l’autre côte de la Manche un régime dirigé par les «étudiants coraniques». Notre France n’est guère mieux lotie, à en croire notre Président dont l’ambition est de porter à 50% le pourcentage des immigrés venant pour travailler, pourcentage qui n’est actuellement que de 7%. Nous sommes heureux de l’apprendre et de savoir que ce sont nous, à travers les déficits de notre Sécu, allocations familiales et autres subventions sociales qui payons la note pour les 93%. Certes, il convient de tenir compte des réfugiés demandeurs d’asile, encore que notre pays n’accueille pas, semble-t-il, les vrais réfugiés, ceux du Darfour par exemple. Par contre, comme le note Charlie Hebdo, les auteurs du génocide des Tutsis sont accueillis avec sollicitude. Ajoutons à ces réfugies les activistes fondamentalistes du Maghreb ayant maille à partir avec la justice de leur pays, accueillis chez nous avec, regroupement familial oblige, leurs poly-épouses et un nombre impressionnant d’enfants. Alors n’en demandons pas trop, la France ne peut pas accueillir toutes les misères du monde, n’est-ce pas ?

De la francophonie à l’arabophonie : une politique de rupture ?


La francophonie, c’était l’un des dadas de Chirac. L’arabophonie deviendrait-il le dada de Sarkozy ? Que penser en effet des propos qu’il a tenus lors de son voyage à Alger au cours duquel, après avoir tenu un discours ferme contre la repentance mania, il se montre un ardent défenseur de l’identité arabe et musulmane de l’Algérie et de la langue arabe ? Que notre amie Anne-Marie Delcambre soit rassurée, je n’ai rien contre l’arabe en tant que langue mais, par ses propos, notre président avalise l’étouffement et l’éradication du tamazight par les autorités algériennes. Cette langue traquée et pratiquement interdite est pourtant celle des Kabyles naguère colonisés par les envahisseurs arabes et qui constituent entre 30 et 40% de la population algérienne. Ceux qui exigent de notre part un devoir de mémoire et nous appellent à la repentance pour notre passé colonial devraient se souvenir que les Arabes furent les premiers colonisateurs d’un Maghreb berbère qui leur opposa une farouche et mémorable résistance. La domination française durant 130 ans n’a fait que relayer le colonialisme millénaire arabe puis ottoman. Or, faut-il s’en étonner, ceux de nos compatriotes qui, au nom de leurs sacro-saints principes, sortent de leurs gonds dès qu’il est question de l’identité française ou des racines grecques, romaines et judéo-chrétiennes de l’Europe, perdent l’usage de la parole et planquent leurs principes dans le placard à balais lorsqu’il est question de l’identité arabe et musulmane du Maghreb. Celle-ci devient donc la seule licite en Europe. En guise de «rupture», nous avons un petit Munich avalisant l’éradication de l’identité berbère.

Pire qu’une faute, une erreur.

Ce week-end de fête nationale, la Celle St Cloud a été souillée par la présence d’une délégation du Hezbollah sur son territoire, invitée par Bernard Kouchner, ministre des étranges affaires étrangères. Certes, la Realpolitik exige parfois de mettre des pinces à linge sur ses narines et c’est finalement le résultat qui prime sur la morale et sur la justice. Il est vain de se demander si le Hezbollah est terroriste ou s’il ne l’est pas, comme le soutient dans le Figaro et avec une parfaite incompétence un apprenti arabisant qui présente le parti d’Allah comme un mouvement de résistance contre un prétendu occupant. Qu’est-ce qui est actuellement occupé au Liban et qui est l’occupant ? La lettre ouverte de Charles Emmanuel Guérin nous donne un aperçu autrement plus éclairant, mieux enraciné dans l’expérience de l’Histoire et plus conforme à l’éthique ( http://www.desinfos.com/article.php?id_article=7689 ).

Alors, le Hezbollah, parti politique, et une composante du jeu politique libanais? À suivre le raisonnement de Gallopin qui ne nous intéresserait pas s’il ne s’exprimait pas en service commandé, le monde musulman n’a pas de terroristes, juste des résistants. Loin d’être terroriste, Al Qaïda ne serait qu’une résistance populaire contre l’hégémonie chrétienne, juive et américaine. A cette aune, autant légitimer chez nous un Front National qui se doterait sur le sol français d’armement, de navires de guerre, d’avions, de missiles et de roquettes pour «résister» contre les implantations musulmanes en France et porter de temps à autre à partir de ses positions en France, ses actions de «résistance» sur le sol maghrébin. Comme le rappelle fort opportunément Huguette Chomski Magnis dans « Débats et Opinions » du Figaro du jeudi 19 juillet, la prétendue «résistance» du Hezbollah s’est exercée non seulement contre nos militaires, ainsi que contre ceux des USA qui n‘étaient pas au Liban en tant qu’occupants, mais aussi par la prise en otage de quelques Français et ressortissants d’autres pays, contre des civils juifs traqués jusqu’en Argentine où quelques centaines d’entre eux périrent dans un attentat commis par le «fréquentable» Hezbollah dans un pays où l’importante diaspora libanaise chiite fournit un réseau de soutien au terrorisme. Mais ne serait-il pas «contre productif» de qualifier le Hezbollah de terroriste rien que pour quelques Juifs exterminés ? C’était déjà la ligne rédactionnelle de L’ŒUVRE, quotidien pacifiste de Marcel Déat face au nazisme. Je me souviens encore d’un certain Alain, chroniqueur de ce journal qui, en 1938 je crois, jugeait «contre productive» et périlleuse pour la paix les campagnes menées par les communautés juives du monde contre les mesures antisémites d’Adolf Hitler. Souvenons nous que Marcel Déat, jugeant l’opposition à Hitler peu productive, exhortait les Français à refuser de mourir pour Dantzig, moyennant quoi, il devint peu de temps après le champion stipendié de la collaboration avec les nazis et invitait les Français à s’engager dans la Légion Française contre le bolchevisme pour aller mourir en Russie dans les rangs des Waffen SS.

Croix Rouge et étoile jaune.

À l’aube de ce jeudi 16 juillet 1942 la journée s’annonçait belle et ensoleillée. En raison de la chaleur nocturne, les fenêtres des modestes logements étaient grand ouvertes. On pouvait alors entendre tout ce qui se passait chez les voisins. Alors que depuis le printemps de 1941 la police parisienne «limitait» ses rafles et arrestations aux seuls hommes adultes, elle «innovait» ce matin là en venant à domicile arracher à leur sommeil les femmes et les enfants juifs, ce zèle s’étendant aux hospices de vieillards, aux orphelinats et aux malades hospitalisés. Je n’arrive pas à oublier mes voisins disparus à jamais ; les pleurs des jeunes enfants arrachés à leur sommeil. Les cris de désespoir des mères résonnent encore dans mes oreilles et je vois toujours, gravée dans ma mémoire, la pitoyable procession des hommes, des femmes, des enfants, encombrés de valises et de baluchons noués à la hâte, bousculés par des agents de police, ceux là mêmes qui, quelques semaines auparavant, veillaient encore sur la sécurité des mêmes enfants à la sortie de l’école maternelle ou primaire. Mais à partir de ce 16 juillet 1942, ce n’étaient plus des enfants mais des «Juifs».

J’évoque cela sans doute par devoir de mémoire envers mes copains exterminés mais surtout à la suite de la sortie de la docu-fiction du journaliste Christophe Nick. Je ne l’ai pas vu mais j’en ai lu la recension par Isabelle Nataf dans le Figaro du 10 juillet. Pour ne pas tomber dans la falsification de l’Histoire, la partie fiction ne doit pas tourner le dos aux faits réels ou pour le moins à la simple vraisemblance. Je ne me rappelle pas si les pantalons tergal que les hommes déportés étaient censés porter existaient déjà à l’époque mais j’ai bondi à la lecture du passage cité par Isabelle Nataf décrivant le moment où les Juifs sur le point d’être déportés sont rassemblés sur le quai d’une gare : «Soudain, des infirmières de la Croix Rouge se poussent vers les familles juives, distribuent du lait et des biscuits secs. Elles n’ont que quelques instants pour convaincre les parents de leur laisser leurs enfants et les sauver ainsi de la déportation». Cette scène forte destinée à provoquer une intense émotion doit certainement arranger les affaires des collecteurs de fonds de la Croix Rouge mais ne trahit pas moins une vérité moins flatteuse pour elle. Que ce soit délibérément ou par empêchement, la Croix Rouge brillait par son absence au Vel’ d’Hiv, à Drancy, à Pithiviers, à Beaune la Rolande et a fortiori au moment des déportations. D’autre part les Juifs en instance de déportation étaient coupés du monde par des cordons de gendarmes français et par des militaires allemands ; la Croix Rouge n’aurait alors pas pu s’en approcher ; aucun choix n’était donc laissé aux parents quant au sort de leurs enfants, point n’était donc besoin de les «convaincre». Cette méconnaissance de la réalité suffirait à elle seule pour prouver que la Croix Rouge se désintéressait des Juifs en général et des déportés en particulier. Alors si la Croix Rouge avait été désireuse de sauver des enfants juifs, qu’attendait-elle pour recueillir les nombreux enfants restés seuls, désemparés, affamés et désespérés dans les camps français après la déportation de leurs parents, avant d’être à leur tour déportés ? Pour sauver ces enfants,ou même leur «distribuer du lait et des biscuits secs», il n’était plus nécessaire de «convaincre» les parents mais au moins les héroïques gendarmes français qui gardaient ces petits êtres dangereux. La Croix Rouge y a bien songé… mais en 2007 seulement semble-t-il. La fiction est-elle un genre littéraire qui autorise un mensonge aussi flagrant ?



André Dufour pour LibertyVox

Ci-dessus: la charmante Caroline Fourest et un parent décédé.

A la Une: Joseph Staline, le "Petit Père des peuples"... de gauche.

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 22/07/2007 Imprimer cet article
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