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Islam: l’essentialisme Terminator

Suite au débat sur l’essentialisation lancé par Elisseievna, Pavel, dans ce premier article pour LibertyVox, récuse le “piège sémantique” d’une différence “arbitraire” entre les notions de "musulman" et d’"islam".


Brandir l'épouvantail essentialiste est devenu une joyeuse activité collective qui a le vent en poupe. L'anti-essentialiste est résolument contre la réduction des choses à une simple essence, l'essence qui de surcroît voudrait insidieusement "précéder l'existence". L'anti-essentialiste est tout de même prêt à faire une exception : lui, il ramène les propos qui, quelle que soit leur complexité, ont le désavantage de ne pas être au goût de ses principes, à leur essence essentialiste avec une aisance déconcertante. Mais faut-il vraiment rappeler, à toutes fins utiles, que "quod licet Iovi, non licet bovi" (la liberté divine ne saurait se mesurer avec la liberté bovine) ?

L'essentialisme est le «Terminator» attitré de toute communication et là où il passe, sa marraine de "déconstruction" n'est jamais loin. Du coup, écrire devient un exercice hautement périlleux. Chaque mot est miné d'essence (pas celle qui fait partir en fumée des centaines de voitures par jour en France, dans un geste pour lequel chaque tentative de nommer la nature des auteurs est décriée comme un exemple dissuasif d'essentialisme par excellence; sans doute en raison du produit qui sert aux auteurs à s'affranchir de l'horreur sociale dans laquelle on les a enfermés et que les autres continuent désespérément, par centaines tous les jours, à joindre). Chaque mot que l'on ose écrire réduit à néant la complexité de la nature, il la rabote, la mutile, la pervertit et la trahit. Il vaut mieux se taire. Mas là encore, il y a des exceptions. Les obstacles se dissipent comme par miracle, si vous critiquez les Juifs, encensez les Palestiniens ou louez les vertus de l'islam. Quel que soit le discours que vous pouvez élaborer pour vous confondre en admiration devant la grande civilisation islamique et les bénéfices d'être musulman, n'ayez aucune crainte, la menace de l'essentialisme sera aussi éloignée de vous que la constellation de Cassiopée. Il est probablement plus que temps d'entamer la déconstruction de l'essentialisme, avant que les accusations pour le crime d'essentialisme ne deviennent par trop essentialistes, à moins qu'elles ne le soient déjà depuis longtemps, sinon depuis toujours.

Admettons donc la complexité des choses et concédons qu'il y a au moins deux islams : l'islam réel et ensuite, à côté, l'islam Disneyland raconté à ma fille qui nous est sans vergogne présenté comme une sorte de Club Med de détente, l'endroit propice aux longues discussions philosophiques éminemment enrichissantes, le lieu où souffle la brise éternelle de la liberté inouïe, l'espace où s'épanouit d'une façon inégalée la féminité, une contrée magique où le mot bonheur n'a même pas besoin d'être prononcé pour s'inscrire en opposition au malheur, tant il coule de source, le malheur étant aux abonnés absents permanents.

Il existe le terrorisme musulman prêt à faire sauter à tout moment, avec de fortes charges de dynamite, les fondations de nos bâtiments, nous inclus pour l'occasion. Mais pour déstabiliser le monde des mécréants, l'islam a plus d'une carte dans sa manche. Il existe aussi des bergers anesthésistes, destinés à veiller à ce que le troupeau des brebis européennes sommeille tranquillement après avoir ruminé des fables taillées sur mesure, avant d'être mené définitivement à l'abattoir existentiel de la «musulmanisation» galopante, subie et forcée. Ainsi, l'islam sape les fondements de nos valeurs par l'investissement massif des cohortes de pseudo-intellectuels qui maîtrisent à merveille tous les méandres du dernier jargon en vogue en matière de fumisteries «misosophiques» les plus absconses dont le siècle passé nous a gratifié à profusion.

Bien que cela puisse impressionner des âmes faibles, un constat s'impose : les bergers anesthésistes procèdent exactement comme les premiers musulmans qui ont trafiqué Aristote, c'est-à-dire sans jamais avoir capté ni assimilé le sens profond visé et atteint par les courants philosophiques européens dignes de foi. Les bergers anesthésistes produisent en chaîne des livres sur l'islam qui souvent ne soufflent mot ni sur l'existence d'un certain Coran, ni sur l'Enfer dont Allah menace le monde entier, musulmans compris, mais déploient des trésors d'ingéniosité pour perpétuer l'emploi de la notion "musulman", quel que soit le contexte évoqué ou imaginé, aussi absurde qu'il puisse paraître à premier, au deuxième et même au dernier abord. Comme il est souvent question dans ces opuscules de la "nouvelle herméneutique", tout cela ressemble à s'y méprendre à un acharnement herméneutique pour maintenir, à tout prix et par tous les moyens, artificiellement en vie dans le giron de l'islam un large éventail d'êtres humains qui n'en demandent pas tant, en les affublant d'une «musulmanitude» obligatoire éternelle et irrévocable.

Dès lors, nous avons le choix : soit nous acceptons sans broncher le principe suprême islamique selon lequel il n'y a aucune échappatoire possible à la condition "musulmane", qu'elle soit acquise, une fois pour toutes, par naissance ou par conversion, soit nous nous inscrivons en faux, et avec la dernière véhémence, contre cette thèse islamo-centrique aussi saugrenue qu'inepte.

Or les bergers anesthésistes ont leurs précieux alliés objectifs dans les cercles bien pensants au sein même de nos sociétés. Prenons comme exemple le plus significatif ce mal fameux qu'est le "multiculturalisme", qui ne signifie autre chose que la séquestration à perpétuité des êtres humains dans un système concentrationnaire d'identité. Et l'une des facettes les plus néfastes et les plus monstrueuses dudit multiculturalisme, tel qu'il est largement véhiculé par les milieux gauchisants et «intellectualisants» en Europe, est la «musulmanification» forcée, c'est-à-dire la pose automatique et sans appel de l'étiquette "musulman" sur quiconque issu des milieux réputés musulmans ou supposés tels. La machine infernale «mulsulmanifiante» tourne à plein régime, jour et nuit, sans faire ni quartier ni grâce à aucun, et nos amis multiculturalistes veillent scrupuleusement, non sans un certain sadisme avéré, à ce qu'il n'y ait aucun rescapé.

On ne naît pas musulman ? C'est juste, bien que seulement dans une certaine mesure, avec la restriction nette concernant précisément le monde de l'islam. La doctrine mahométane ne préconiserait-elle pas, à tout hasard, exactement le contraire ? Mais alors continuer à appeler "musulman" une personne qui n'est que "née dans un milieu musulman" et qui manifeste un désir profond de s'en échapper, c'est pratiquer précisément ce que l'on dénonce tant : c'est considérer cette personne comme héréditairement déterminée et fatalement prédestinée. Or détrompons-nous : la notion de "musulman" a une signification très concrète et celle-ci est aussi éloignée que possible des fantasmes d'un islam d'Epinal imaginaire.

Est musulman(e) quiconque considère l'islam comme un référentiel qui détermine, d'une façon distincte et opposable, sa perception de toute chose. Par opposable, je veux dire contradictoire aux concepts conçus par d'autres civilisations et revendiqué comme strictement équivalent, sinon prééminent par rapport à ces concepts.

Dans cette acception, l'islam et le musulman sont indissociables et ne font qu'un. C'est la réalité historique de cette culture particulière depuis quatorze siècles. Par contre, continuer à considérer comme "musulmane" une personne censée seulement être tenue par un lien, aussi minime soit-il, à la tradition islamique, même si cette personne refuse, avec toute la sincérité requise, de se reconnaître dans la définition esquissée ci-dessus, relève d'un très grave abus de langage et pour tout dire d'une vraie et révoltante imposture.

Je récuse le piège sémantique qui consiste à introduire une différence arbitraire entre les notions de "musulman" et d’"islam", le piège sémantique tendu par des semeurs de confusion, qu'ils soient professionnels ou occasionnels, et par des fabricants du brouillard de la "complexité" à sens unique, dans le seul but de se procurer une arme redoutable pour disqualifier d'office toute tentative d'analyse critique des manifestations sociétales dues à l'implantation aussi récente qu'artificielle de l'islam sur la scène européenne. Dans cette optique, il devient primordial de pouvoir clairement distinguer à partir de quel moment l'emploi du terme "musulman" devient purement abusif et dépourvu de toute justification.

Mais tenons-nous aux musulmans réels. Il a été dit "on ne naît pas femme, on le devient" (S. de Beauvoir). Ce qui pourtant ne nous empêche pas de pouvoir continuer à observer dans la nature la présence des vraies femmes, en quantité loin d'être négligeable et plutôt statistiquement significative, si vous me permettez d'insister. On ne naît pas nazi, on le devient. Cessons tout essentialisme. On ne naît pas Massaï, on le devient. A celui qui a eu l'occasion d'admirer des photos africaines de la troublante Leni Riefenstahl, une certaine ressemblance frappante entre tous les Massaïs adultes ne pouvait guère échapper, autant que leur dissemblance avec le reste de la population de cette planète. Cette dissemblance ne se limite pas à l'extérieur. Bien qu'humains, ils sont devenus Massaïs. Ils sont devenus cet "Autre" dont l'altérité présuppose la différence, avec laquelle il faut -ou pas- composer. Qu'est-ce qui a fait d'eux ces Massaïs différents, sinon l'éducation procurée par la tribu, l'éducation qui repose sur un socle solide d'une longue tradition particulière et spécifique ? On ne naît pas musulman, mais grâce à une transmission efficace, qui ne rate pas sa cible, on peut le devenir très vite. Il s'agit de la transmission d'un modèle de monde alternatif au nôtre. Plus précisément, d'un substitut à notre modèle de monde.

Je trouve carrément grotesque cette volonté, manifestée par certains, de transposer la notion de libre-arbitre, élaborée par une tradition de pensée singulière, aux conditions basées sur l'application des prescriptions islamiques, et de prétendre que le pratiquant de l'islam (nommé pour rappel, musulman), évolue dans un univers mental comparable à celui d'un Européen. C'est un préjugé très dangereux et immensément préjudiciable à notre avenir. L'islam a développé un modèle de société concurrentiel dont les habitants, une fois passés par le broyeur de l'éducation islamique, ont une vision et une approche du monde qui n'ont que très peu en commun avec les nôtres, sinon rien. Est musulman(e) quiconque met en pratique l'islam. L'islam et ses quatorze siècles d'horreurs sont l'œuvre des musulmans. Je n'ai pas peur de l'islam. J'ai peur de ceux qui le mettent en oeuvre. Ceux-ci se nomment musulmans. Et c'est eux, l'islam. Il n'y a aucune sortie honorable à cette logique circulaire. Il ne reste que le poker tricheur avec des termes frelatés.

Il m'est absolument indifférent de savoir ce que contiennent les textes de "Mein Kamf", du "Capital" ou de "L'Etat et la révolution", il me suffit de voir ce que ces textes ont permis de réaliser dans les mains de ceux qui s'en sont servis; il n'y aurait jamais eu de nazisme sans les nazis, ni de communisme sans les communistes ; il n'y a pas d'islam sans les musulmans. L'islam est un système holiste totalitaire. Dans les livres des bergers anesthésistes, ceux-ci s'emploient à discréditer ce genre d'énoncés en les citant scrupuleusement, mais accompagnés d'un commentaire d'une incrédulité amusée : "qu'est-ce que ces ridicules islamophobes seraient-ils finalement encore prêt à insinuer ?". Un système holiste totalitaire a une réponse définitive à tout et il se dote des moyens de veiller à ce qu'une autre réponse ne soit pas cherchée, ni d'ailleurs qu'aucune question, sortant du cadre, ne soit surtout jamais posée. C'est pourquoi nous, nous avons l'électricité, tandis que cette idée, marginale et somme toute méprisable, n'a jamais effleuré le sublime esprit de la brillante civilisation islamique, trop occupée par les cinq témoignages quotidiens de soumission à Allah. Le niveau de conditionnement qu'un système holiste totalitaire peut engendrer, échappe complètement à l'imagination d'un Européen occidental. Ce dernier a déjà la plus grande difficulté à imaginer ce que représentait le conditionnement par la propagande et par l'éducation socialistes ou hitlériennes. Or, celles-ci n'ont duré que quelques années ou au pire quelques décennies, dans un contexte de tradition européenne, foncièrement divergente de ces dérives regrettables et d'ailleurs vite corrigées.

L'islam se déroule dans son propre contexte fermé pendant quatorze longs -très longs- siècles. Contrairement à l'approche critique qui caractérise la culture européenne, qui lui permet de poser un regard sans complaisance sur son propre passé, l'islam est verrouillé, avec tous ses musulmans constitutifs, dans une vision du passé exclusivement et obligatoirement glorieux ; d'où l'incapacité notoire des Turcs à reconnaître un quelconque "génocide" des Arméniens.

L'islam et ses musulmans ont encore un long chemin devant eux avant d'arriver à ce présent dans lequel vit la grande majorité du reste du monde. Or, ce chemin ne passe pas par l'Europe et par un fantasmagorique "islam européen", dont la seule sollicitation est déjà la preuve nécessaire et suffisante de l'incompatibilité de "l'islam tout court" avec les normes en vigueur dans notre civilisation. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour les musulmans. La bonne est que c'est faisable et que ce chemin peut un jour aboutir. La mauvaise est que sans l'abandon des structures fondamentales de l'islam -celui dont l'avènement est prôné et pratiqué par Mahomet et qui est ensuite largement appliqué par ses successeurs dans leur impitoyable et sanguinaire politique impérialiste, oppressive, bigote et dogmatique- c'est impossible. Il ne s'agit pas d'une nouvelle herméneutique. Il s'agit de sortir de l'essence musulmane pour essayer de joindre l'essence humaine qui permettrait enfin d'être saisi d'une immense et saine horreur en osant confronter le vrai portrait d'un Dorian Gray islamique.

Pavel pour LibertyVox



Le grand Mufti de Jérusalem, Haj Ami Al Husseini, passant en revue une division de SS musulmans

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© Pavel pour LibertyVox - Article paru le 25/06/2007 Imprimer cet article
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