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Voyage bruxellois au bout de la nuit

Simon Fraydenraych dénonce certaines dérives de la construction européenne.

Bonne nouvelle pour l'aristocratie bureaucratique européenne. Mais est-ce une bonne nouvelle pour la démocratie ?

La bureaucratie de l'UE est une "démocrature", alliant la démagogie d'une élection manipulatrice du Parlement Européen, aux manipulations politiciennes des nouveaux seigneurs de 27 Etats membres. Ils nous disent : "Elisez nous sur de vaines promesses, nous ferons ensuite ce qu'il nous plaît. Et si vous votez mal, nous ne vous demanderons plus votre avis, bande de galopins ignares" !

La manipulation des citoyens européens va se poursuivre. Un "haut représentant de l'Union Européenne", remplaçant le ministre des Affaires Etrangères de la constitution avortée, tiendra le même rôle : jusqu'à présent, le très anti-israélien Miguel Moratinos tient ce rôle avec constance. Un président de l'UE - probablement Blair comme premier de la liste - sera coopté entre pairs.

L'Europe molle sera "la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf" de la fable dans le domaine international. Mais l'UE continuera de puiser sans complexes dans les poches de ses contribuables, pour alimenter les caisses d'organisations aussi charitables que le Hamas et le Hezbollah, sans demander l'avis de ses mandants.

Les hommes ne seraient que des ventres à satisfaire, comme les animaux.

Pourtant, l'histoire humaine nous enseigne que "l'homme est un animal idéologique", et les guerres de religion les plus inexorables des conflits. L'Europe cède lamentablement face à toutes les pressions de ses citoyens musulmans, modérés ou pas (cf. la récente affaire Rushdie), et d'Etats dont la religion officielle est l'Islam. L'Europe munichoise s'apprête à continuer cette politique de concessions et d'apaisement pour "avoir la paix".

D'ailleurs Chirac n'a-t-il pas tenté de nous faire accroire que l'Europe aurait «autant de racines musulmanes que chrétiennes». Il est vrai qu'il demeure le plus populaire des chefs d'Etat dans le monde arabe, une rue portant déjà son nom à Ramallah, en Judée. Il s'échappe au Maroc en toutes occasions plutôt qu'en son château de Bity en Corrèze, chèrement gardé aux frais du contribuable français. Sa vie publique et privée est truffée d'arrangements incongrus avec des dictateurs du monde musulman : attention, cet homme là pourrait revendiquer de nouvelles responsabilités à la tête de l'Europe !

Pourtant, l'Europe parsemée d'églises et de cathédrales, est issue de longs conflits religieux sanglants avec le monde musulman ; elle est bâtie avec certitude sur ses racines judéo-chrétiennes, sur la philosophie grecque et sur le droit romain, elle repose sur le trio fondamental Jérusalem, Athènes et Rome. La Mecque n'y a aucune part et n'est pas miscible dans l'Europe, l'Islam étant par tous ses dogmes opposé aux racines européennes.

Tout baigne Madame la Marquise : l'Europe pacifique et lâche peut continuer de vivre dans l'illusion d'un monde sans conflits, capable d'imposer sa vision irénique d'une planète peuplée de gentils dénués d'idéologie.

En l'occurrence, toutes choses égales par ailleurs, face à la menace réelle de l'islamisme radical, le Munich de mars 1938 s'est déplacé à Bruxelles

Simon Fraydenraych pour LybertyVox

Notes: Source Le Figaro

Les 27 trouvent un accord au bout de la nuit
lefigaro.fr (Avec AP). Actualisé le 23 juin 2007 : 07h55

http://www.lefigaro.fr/international/20070623.WWW000000006_les_trouvent_un_accord_au_bout_de_la_nuit.html

''Nous sortons du blocage'', s'est réjouie Angela Merkel.

Après deux jours d'intenses marchandages à Bruxelles, les pays membres de l'Union Européenne se sont mis d'accord sur les grandes lignes d'un traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution.

La nuit a été très longue à Bruxelles jusqu'à l'accord final conclu peu avant 5h du matin. Comme le souhaitait la chancelière Angela Merkel, les 27 se sont mis d'accord sur un mandat très précis pour la conférence intergouvernementale (CIG) qui sera chargée de rédiger le traité avant la fin de l'année 2007.

Compromis entre les 18 pays ayant ratifié le projet de Constitution, les deux pays du ''non'' (France et Pays-Bas) et les sept ayant suspendu la ratification, l'accord reprend la plupart des avancées institutionnelles du défunt traité: la double majorité pour faciliter la prise de décision à 27, la présidence stable du conseil européen, l'extension du champ de la majorité qualifiée ...

Comme prévu, l'essentiel des discussions a porté sur la nouvelle règle de la double majorité (55% des Etats-membres et 65% de la population de l'UE) pour les votes au Conseil des ministres. Après deux jours de résistance de la part des frères Kaczynski, les jumeaux au pouvoir à Varsovie qui estimaient qu'il avantageait trop l'Allemagne, la Pologne, avantagée par ce système né du Traité de Nice, a obtenu que celui-ci soit prolongé jusqu'en 2014. ''Nous n'avons avalé aucune pilule empoisonnée'', s'est réjoui le président Lech Kaczynski.

Nicolas Sarkozy a saisi cette occasion de s'imposer sur la scène européenne dès son premier sommet en jouant les entremetteurs. ''Il n'était pas possible, moins de 20 ans après la chute du mur de Berlin, de laisser de côté le plus grand des pays d'Europe de l'Est'', a expliqué le président français.

Des concessions au Royaume-Uni

Les discussions ont été plus faciles avec Tony Blair, qui a obtenu des concessions sur ses ''lignes rouges''. Le Royaume-Uni bénéficiera notamment d'une dérogation sur l'application sur son sol de la charte des droits fondamentaux, à laquelle le futur traité donnera une valeur contraignante dans les 26 autres Etats-membres. «Cet accord nous donne une chance d'avancer'', a déclaré le premier ministre britannique.

Même s'il sera moins ambitieux que la Constitution, l'accord conclu à Bruxelles permet à l'Union de sortir de l'impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis les ''non'' français et néerlandais de 2005. ''Nous sortons du blocage'', s'est réjouie Angela Merkel. ''Il n'y a pas de gagnants et pas de perdants, et l'Europe s'est remise en marche'', a exulté Nicolas Sarkozy, qui se flatte d'avoir imposé cette idée d'un traité simplifié.

Le calendrier est désormais fixé. La CIG s'ouvrira le 23 juillet prochain pour se terminer avant la fin de l'année. L'objectif est une entrée en vigueur du nouveau traité en 2009. Les 27 devront d'ici là ratifier le traité. Nicolas Sarkozy s'est engagé pour la France à passer par la voie parlementaire pour éviter un deuxième ''non'' qui serait désastreux. Tony Blair et Gordon Brown entendent eux aussi éviter à tout prix un référendum en Grande-Bretagne.

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© Simon Fraydenraych pour LibertyVox - Article paru le 23/06/2007 Imprimer cet article
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