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Perversion

André Dufour cite Max Frisch et donne le ton de ce bloc-notes: «Ce qui est le plus à craindre aujourd’hui, ce n’est pas le bruit des bottes mais le silence des pantoufles»

N’en jetez plus !

Canino ? Contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n’est pas une marque de produits alimentaires pour nos chiens… Alors de quoi s’agit-il ?

Nos sens, la vue en l’occurrence, et le bon sens nous trompent. Alors que nous ne pouvons que constater la nuisance et le coût d’une immigration venue d’Afrique musulmane, subite, subie, massive, déferlante et hostile à toutes nos valeurs, sauf pécuniaires, un certain Andrea Canino, signant dans le Figaro du 31 mai en tant que « Président du Conseil de coopération, sous le parrainage des gouvernements espagnol, français, espagnol, italien et portugais » (rien que ça ! Encore un de ces innombrables « machins » générés par l’omnipotente bureaucratie européenne créant des emplois aussi juteux qu’irresponsables qui pompent les finances communautaires), donc ce Canino, plaide pour une Union de la Méditerranée, occidentale pour commencer et, s’abritant derrière une estimation de l’ONU (en quoi cela regarde-t-il ce machin ?), déclare qu’à elle seule la France aura encore « besoin » de 5,5 millions d’immigrés supplémentaires dans les années à venir. Petit détail : au nom de la solidarité euro-méditerranéenne, cette immigration répondant à « nos besoins » sera 100 % maghrébine et musulmane. Tant pis pour les Asiatiques, Latino-américains ou Russes. C’est du reste Nicolas Sarkozy qui, paraît-il, a su donner un « souffle puissant » au projet d’Union de la Méditerranée, (comme si les nuisances du CFCM ne lui suffisaient pas) « Dès lors, tous les espoirs sont permis» ajoute ledit Canino.

Je n’ai pas la compétence pour m’engager dans un débat d’experts ès économie et démographie, mais que valent les théories économiques dégagées de toute considération des valeurs humaines, de l’unité culturelle et politique de notre pays ?

Or, le raisonnement du Canino reflète à la perfection le vide moral de nos eurocrates et leur sous produit « euro méditerranéen ». Canino rappelle que l’Europe a commencé à six par leur mise en commun des ressources en charbon et acier. Alors le projet euro–méditerranée devrait commencer de la même façon, par la partie occidentale de la Mare nostrum avant de s’étendre à l’ensemble du bassin, c'est-à-dire avec les Libyens, les Égyptiens, les Libanais, les Syriens et la Turquie (il ne peut être question d’Israël qui ne se situe nulle part, semble-t-il). Ainsi, notre charbon est bien évidemment l’énergie actuellement fournie par le gaz d’Afrique du Nord, tandis que l’acier est représenté par l’inépuisable gisement maghrébin sans cesse renouvelable de main d’œuvre vacante. Voilà le Maghrébin dépouillé de sa qualité humaine et de sa spécificité culturelle pour être réduit à l’état de matière première « indispensable ». Et dire que l’Humanisme est un produit de l’Europe... En somme, si nous voulons disposer des ressources énergétiques d’Afrique du Nord, nous devrons aussi absorber sa population jeune et désoeuvrée que les généreuses matrices d’Afrique du Nord produisent sans retenue. Alors que nous les considérons comme des êtres humains, pour Canino, ce ne sont pas des hommes mais « notre acier ». L’Union Charbon Acier reposait sur la complémentarité des producteurs de charbon et de minerai de fer fondée sur la réciprocité. L’Union Euro-Méditerranée (occidentale) ignore cette réciprocité. Le Maghreb nous fournissant le gaz naturel, que nous payons cash et au prix du marché, c'est-à-dire fort cher et de surcroît, nous devons nous laisser contractuellement submerger par une population en surnombre que l’interdiction religieuse du contrôle des naissances rend surabondante. Ce qui augmente considérablement le coût final du gaz naturel et du pétrole importés. Où est la complémentarité ?

Cela me rappelle la période de l’Occupation allemande et du rationnement. Le rutabaga produit de façon excédentaire se vendant mal, quiconque voulait acheter un kilo de pommes de terre se voyait contraint d’acheter, au prix fort, un kilo de rutabagas.

Reste à savoir si cette main d’œuvre qui bouleverse le paysage démographique, culturel, politique et social de notre pays est tellement indispensable et surtout si elle est globalement rentable.

Elle l’est effectivement pour les employeurs qui mettent la main d’œuvre française à la merci du dumping salarial de la main d’œuvre importée. Celle-ci, fuyant l’état de misère à laquelle la population de leur pays est réduite par des régimes politiques pourris, est prête à tout pour survivre. Il ne reste plus à la main d’œuvre française privée d’emploi qu’à pointer au chômage, avec la complicité des idéologues de gauche et alter mondialistes qui, sous couvert de solidarité envers les immigrés, même illégaux, font cause commune avec les « négriers ». Mais cela coûte cher à la collectivité nationale. De surcroît, compte tenu de leur composition familiale, les immigrés maghrébins et africains, dont le manque de spécialisation expose nombre d’eux au chômage, pèsent plus lourdement que leurs homologues métropolitains sur le budget des logements sociaux, des allocations et aides familiales, sur la sécurité sociale, sans parler de ce que coûtent l’économie « parallèle » , la criminalité, la délinquance, les émeutes et l’insécurité provoquées par une population culturellement inadaptée et difficilement intégrable.

S’ils étaient payés au juste prix pour un travail parfois pénible et salissant, nombre de nos demandeurs d’emplois seraient réinsérés dans notre économie et coûteraient in fine moins cher à la collectivité nationale que l’immigré d’outre Méditerranée.

Mais tout est-il comptabilisable ?

Tout est-il une question d’argent ? Quel est le prix de nos cathédrales médiévales ? Des châteaux historiques ? Des trésors de nos musées, De notre musique ? De nos poésies ? De notre littérature ? De notre Histoire ? De notre art de vivre ? De la liberté absolue de conscience ? De la liberté de croire ou de ne pas croire ? de la libre critique des idéologies politiques et des dogmes religieux ? Quel est donc le prix de tout ce qui a construit notre identité et notre cohésion nationale ? Demandez donc aux Libanais, aux ex Yougoslaves, aux Irakiens ce qu’ils pensent de la cohabitation dans un même Etat de plusieurs ethnies ou de groupes se déterminant uniquement par leur religion ? Or, ce sont ces pays qui sont le modèle de ce qui nous attend en Europe, en France en particulier où des millions d’immigrés musulmans devenant citoyens français par le droit du sol sont en train de transformer notre pays en un super Liban ou une super Bosnie. Mais l’Union Européenne et ses « commissaires » ne s’intéressent qu’aux élargissements du marché.

Le scandaleux cadeau aux riches

C’est ce à quoi ressemble l’abaissement du « bouclier fiscal » à 50% au lieu de 60%. Sans complexes, j’avoue mon regret de ne pas figurer parmi ces heureux bénéficiaires. À première vue, faire payer les riches est une bonne chose et la « spoliation » de 60 ou 50% ne les empêchera pas de jouir des bienfaits de ce qui leur reste de revenus, alors que pour un salarié gratifié de 1300 € mensuels, une ponction fiscale de 100€ représente un réel sacrifice. C’est une affaire entendue, mais le pragmatisme nous oblige à raisonner autrement. Les nantis existent, quel que soit le régime politique et social, y compris dans les vertueux pays communistes ou socialistes. Nous vivons dans un régime de libre circulation des capitaux. Trop taxés, les capitaux fuient au détriment de la société. Raisonnablement taxés, par rapport aux pays concurrents, les capitaux reviennent et s’investissent dans notre économie. Les riches sont-ils des salauds ? Il y en a beaucoup, comme chez les moins riches et même chez les pauvres. Mais là n’est pas la question. Alors ne vaut-il pas mieux réduire l’imposition sur des richesses et des revenus qui resteront en France plutôt que de les voir fuir à cause de la justice sociale qui exige une redistribution de plus en plus importante ? Dans les années d’après guerre, le premier ministre Pinay eut l’idée de décréter l’amnistie fiscale pour tous les enrichis du marché noir qui avaient converti leur argent en lingots d’or, devises et autres objets de valeur, moyennant une taxe de 1% sur les sommes déclarées. C’était un cadeau immoral, mais l’économie française, ruinée par l’occupation allemande et les dévastations de la guerre avait besoin de capitaux productifs pour se développer. L’argent sortit ainsi de ses cachettes ou, comme on disait alors, « des lessiveuses ». Et finalement tout le monde y a trouvé son compte. Et le chômage fut quasiment inexistant durant plus d’un quart de siècle. Alors à trop vouloir faire payer les riches, ce sont les plus faibles, les plus pauvres, les moins protégés qui finissent par payer la note. « Quand les gros maigrissent, les maigres meurent » dit paraît-il un proverbe chinois, pays où les gros grossissent de plus en plus mais où les maigres restent toujours aussi maigres. Mais n’est-ce pas un pays dont le Parti communiste maoïste détient tous les pouvoirs ?

Présidentielle : 3ème tour

À peine Sarkozy élu au 2ème tour, Ségolène battait Nicolas par 1200 voitures cramées à zéro.

Tout n’est donc pas joué. Au troisième tour de la Présidentielle, la championne de la vraie démocratie l’emporte enfin sur Sarko « le facho », « l’homme dangereux » (pour qui au fait ?). Aux voitures brûlées, qui n’appartiennent pas toutes aux nantis de droite ou de gauche, s’ajoutent les incendies criminels d’entreprises qui condamnent quelques insignifiants ouvriers au chômage. Mais on ne peut rien dire, ce ne sont pas les fachos de Sarko qui ont fait le coup mais les nazillons d’extrême gauche, force d’appoint électorale de Ségolène. Alors, tout est dans « l’ordre juste ». Des copains de gauche –il m’en reste et je les aime bien- me reprochent d’avoir malmené Ségolène par mes écrits, ce qui a peut-être contribué à la victoire de Sarkozy « qui a bénéficié du report des voix du Front National ». C’est prêter à Liberty Vox et à ma modeste personne beaucoup de pouvoir. Tant mieux. D’accord, Le Pen est un vilain dinosaure raciste dont l’antisémitisme lui vaut la considération d’un Dieudonné, coqueluche des « banlieues » et des agitateurs gauchistes ! Mais il semblerait que 20% des électeurs du FN se sont reportés au second tour sur Ségolène. Alors un électeur du FN votant Sarkozy, c’est « halouf » tandis que ça devient « halal » et toujours bon à prendre quand c’est en faveur de Ségolène?

Et à propos de racisme reportez-vous à www.toutsaufsarkozy.com. On y trouve de tout, propos antisémites compris. Il est vrai que pour les néo antiracistes, l’antisémitisme n’est pas un racisme. N’est raciste que celui qui n’apprécie pas l’islamisme djihadiste, terroriste, obscurantiste, machiste ; raciste celui qui s’oppose au port du foulard islamique et autres signes d’enfermement culturel et religieux dans les écoles, qui n’apprécie pas de voir les familles polygames saigner nos régimes de protection sociale et de solidarité ; est raciste celui qui ose rappeler que la loi de 1905 interdisant l’attribution de fonds publiques à la construction d’édifices à caractère religieux s’applique aussi aux mosquées ; raciste celui qui dénonce le rap injurieux de ces barbares appelant au mépris et à la haine de la France et des Français ; raciste celui qui constate que 90% des auteurs des violences, viols, actes de vandalisme sortent des 10% de la population d’origine maghrébine et africaine. L’expression même « d’origine » est qualifiée de raciste, à croire qu’un homme ou une femme n’a pas d’origines, un être issu du néant . Et pourtant, tout un chacun peut le constater, mais il suffit de le dire pour être irrévocablement marqué du signe infâmant de raciste. Il ne reste plus qu’à décréter à leur encontre le port obligatoire d’une étoile brune pour les désigner à la vindicte populaire. Alors motus, silence ! Ah cet horrible silence imposé devant la montée des périls ! Il rend toujours actuel ce qu’écrivait l’auteur zurichois Max Frisch : « Ce qui est le plus à craindre aujourd’hui, ce n’est pas le bruit des bottes mais le silence des pantoufles »

La perversion

En décembre 2001, la Suisse tentait de réunir une conférence diplomatique des états signataires de la Convention de Genève sur la protection des civils, en vue de faire appliquer ladite convention dans les territoires « occupés par Israël ». On peut seulement se demander pourquoi ce sursaut « spontané et désintéressé » de l’esprit compassionnel « officiel » qui, systématiquement, mobilise les réseaux pro palestiniens, ne s’est jamais étendu aux autres régions du monde où les civils sont régulièrement victimes d’innombrables exactions et massacres, par exemple au Darfour, pour ne parler que de ce génocide sous label arabe qui se déroulait déjà en 2001, ou l’absorption du Tibet par le dragon constricteur chinois.

C’est donc le seul Israël que cette respectable et digne conférence réunissant les représentants de 114 Etats, dont notre douce France chiraquienne, invitait à « respecter les droits humanitaires ». Or, en marge de cette conférence officielle se tenait un forum des ONG organisé par des associations palestiniennes avec le concours de l’incontournable Fédération Internationale des Droits (très sélectifs) de l’Homme. Force fut alors de croire qu’aux yeux de celle-ci, les Juifs, comme au temps du règne nazi, ne font toujours pas partie du genre humain puisque les ONG juives, même non israéliennes, parmi lesquelles le Centre Simon Wiesenthal ainsi que UN Watch se sont vues interdites d’accès à ce forum. Cela permettait alors de laisser libre cours à la stigmatisation d’Israël pour ses « assassinats » de Palestiniens sans même se référer aux causes des représailles israéliennes : le meurtre systématique et délibéré de civils israéliens par les futures « victimes » des représailles israéliennes. Or, il semblerait que toutes les actions (et inactions) des pays et des organisations diverses soient encore inspirées par ce genre de « conférences » qui depuis celle de Durban en passant par Genève, pervertissent les esprits et sèment la confusion.

Alors, la population « civile » du Darfour peut « crever » en toute quiétude sans faire une ride sur la conscience des ONG pro palestiniennes, de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, des compassionnels homologués dûment subventionnés et des bailleurs de fonds de la « cause » palestinienne. Soit dit en passant, la « cause palestinienne » reçoit trois fois plus de fonds internationaux qu’il y a trois ans, c’est-à-dire qu’à elle seule, elle reçoit davantage d’aides internationales que l’ensemble de toutes les misères du globe. Où va cet argent ? On l’ignore. Parce qu’en haut et bas lieu, on préfère l’ignorer.

La bande de Gaza évacuée par Israël aurait pu développer son économie et une industrie exportatrice assurant la prospérité de sa population. Des capitaux étaient prêts à s’y investir. D’importantes infrastructures touristiques et hôtelières allaient surgir des sables. En lieu et place, elle est devenue une base du terrorisme. Les seules usines construites à Gaza sont celles où le Hamas fabrique ses roquettes qui, pour être « artisanales », n’en sont pas moins meurtrières. On peut alors se demander pourquoi les pauvres sont toujours plus pauvres et les nantis toujours plus riches et aussi, d’où vient l’argent qui paie un surarmement toujours plus sophistiqué et coûteux. Or, on n’a jamais vu un marchand d’armes distribuer gratuitement sa marchandise. Alors, les aides internationales n’étant pas inépuisables, on ne peut aider tout le monde. Le génocide des civils du Darfour ? Bof ! Ce ne sont "que des Nègres" et leurs persécuteurs ne sont ni israéliens ni même américains mais des Arabes. C’est un seuil infranchissable aux cœurs compatissants et généreux, un seuil où s’arrête même la juste indignation et la saine colère de Ségolène Royal et de son fan club.

« Qui détient le passé détient l’avenir » (George Orwell)

C’est en vertu de ce principe énoncé par George Orwell dans « 1984 » que les totalitaires altermondialistes, les M’Bala Bala, les Frères Musulmans de l’UOIF et autres « indigènes de la République », tentent de censurer l’enseignement de l’Histoire et de la réécrire à notre place. Or nous assistons à un changement d’échelle. Les techniques de lavage du cerveau utilisées individuellement sur leurs prisonniers étrangers par les commissaires politiques du communisme sont à présent appliquées sur les Etats démocratiques, plus particulièrement sur la France. Ce sont à présent les adversaires des OGM qui tentent de nous transformer en CIM (Cerveaux idéologiquement modifiés). L’islamo fascisme aidé par ses alliés objectifs alter mondialistes et gauchistes n’aura même pas besoin d’une puissante armée pour nous conquérir : ils sont en train de greffer dans chaque cerveau colonisé un gendarme de la pensée. L’ONU est en train de concocter une interdiction de toute critique de l’Islam. En écho, un courageux recteur d’académie de Lyon, gardien des principes pédagogiques républicains et laïques est limogé pour s’être opposé à l’ouverture d’une école islamiste alors que cet établissement ne répondait pas aux normes pédagogiques et sécuritaires imposées aux autres établissements scolaires. Le Président Sarkozy va-t-il le réhabiliter ? N’y comptons pas trop.

Nos enseignants sont sommés d’adopter profil bas devant les exigences des groupes de pression. Gommons de notre mémoire collective la bataille de Poitiers qui « humilie » nos banlieues. Et mettons une sourdine sur le génocide des Arméniens (irritant pour nos immigrés turcs) et sur la Shoah (qui fâche les petites têtes brunes des banlieues). Greffons dans notre mémoire les Noirs africains déportés de leurs pays, vendus par des marchands noirs et arabes comme esclaves aux colons portugais, espagnols, néerlandais, anglais ou français. Cette pratique coloniale, héritée de l’Antiquité, a duré trois siècles et a pris fin avec la guerre de Sécession aux Etats-Unis, mais surtout pas un mot sur les trafiquants d’esclaves africains et surtout arabes, ni sur l’esclavagisme musulman qui n’a « officiellement » pris fin qu’au 20ème siècle. Je n’ai jamais colonisé quelque pays que ce soit, je n’ai jamais eu d’esclave et, hormis nos compatriotes antillais, les ancêtres des Noirs implantés en France n’ont jamais été esclaves, la seule relation de quelques uns d’entre eux avec l’esclavage est parfois de descendre de vendeurs d’esclaves. Mais qu’importe je suis sommé en tant que Français de reconnaître et de reconnaître encore et à tout jamais mes torts envers chaque Maghrébin, chaque Africain que je croise dans la rue ou avec qui il m’arrive de prendre l’apéritif. Je me croyais leur copain et à présent je dois me considérer comme leur oppresseur, leur bourreau. J’ai, nous avons tous, une dette envers eux et cette dette n’est pas que morale. Elle leur ouvre des droits, sans contre partie puisqu’il s’agit d’une dette. Et Dieu seul sait de combien de créanciers chaque petit Français (« de souche ») hérite en venant au monde. Au point que mieux vaut réduire encore notre taux de fécondité déjà bien bas. Et ça va loin. Voici quelque jours je lisais, je ne me rappelle plus dans quel journal, la déclaration du président d’une association de défense des oiseaux. Ce brave homme, évoquant les pollutions causées par les navires pétroliers, nous dit en substance que nous devons reconnaître les souffrances infligées aux oiseaux mazoutés et que nous avons une dette envers cette gent ailée. Au point où nous en sommes, pourquoi pas ? Je commence à comprendre pourquoi les Oiseaux de Hitchcock se sont un jour acharnés sur les humains.

La Guerre de Six Jours et de Quarante ans.

Juin 1967. Depuis plus d’un mois la Oumma, pour une fois unie, regroupant l’Egypte, La Syrie, l’Irak, la Jordanie avec des renforts algériens, marocains, saoudiens, soutenus par l’Union Soviétique, fourbissait ses armes avec la certitude d’effacer l’Etat d’Israël de la carte et d’en expulser les survivants juifs.

Recourant à la politique du garrot, Nasser bloquait l’accès des navires au port d’Eilat sur la Mer Rouge, ce qui était un acte de guerre, et concentrait ses forces blindées et ses troupes dans le Sinaï et dans la bande de Gaza en vue d’une offensive sur Tel-Aviv, tandis que les forces Syriennes, massées sur le plateau du Golan devaient les rejoindre quelque part au nord de Tel-Aviv et les forces jordaniennes devaient foncer vers la méditerranées pour couper l’étroit cordon territorial (15 km à la hauteur de Nétanya) qui relie le Nord et le Sud d’Israël.

Six jours devaient suffire pour liquider Israël. L’Amérique ne s’impliquait alors aucunement en faveur d’Israël, l’Urss armait et même encadrait les forces arabes et la France, précédemment amicale, prêchait par la voix de Charles de Gaulle la retenue… à Israël. Israël ne pouvait donc compter sur l’ONU et sur son Conseil de Sécurité. Le temps que celui-ci se réunisse et parvienne à une résolution, Israël n’existerait plus. C’est au moment où Israël en avait le plus besoin que De Gaulle, qui avait déjà trahi la confiance des Français d’Algérie et inaugurait la politique arabe encore en vigueur aujourd’hui, refusait la livraison des avions Mirage qu’Israël avait déjà payés et qui lui appartenaient donc.

Israël n’avait donc qu’à choisir entre l’attente d’une attaque arabe pour réagir dans des conditions désastreuses en pertes humaines ou prendre les devants avec les moyens de bord. On connaît la suite. Il paraît que le monde arabe ne s’est pas encore remis de cette « humiliation », mais là n’est pas le problème. Le problème est dans l’étrange « compréhension » manifestée par ce que l’on désigne par la « communauté internationale », par notre Quai d’Orsay, par la presse et autres grands médias ainsi que par les innombrables réseaux de soutien à la « cause palestinienne ». Or, la véritable humiliation ne vient pas d’une guerre voulue, planifiée et néanmoins perdue, mais de l’incapacité du monde arabe d’envisager une véritable paix avec Israël. On feint d’oublier qu’après la débâcle de juin 67, les Etats arabes réunis à Khartoum décidaient de ne jamais reconnaître Israël, de ne jamais négocier avec ce pays et donc de ne jamais mettre fin à l’état de guerre. La coalition arabe devait prendre sa revanche en automne 1973 (guerre de Kippour) où l’on retrouve l’Egypte, la Syrie, l’Irak et d’importants contingents algériens et marocains mais, en dépit d’un succès initial sur une ligne de front qu’Israël avait pratiquement dégarnie, ce fut l’armée égyptienne qui se trouva encerclée par une audacieuse manœuvre du général Ariel Sharon, tandis qu’au Nord, les Israéliens chassaient les forces syriennes du Golan et fonçaient sur Damas. C’est seulement à 100 km du Caire que les forces israéliennes se sont arrêtées et ont négocié un cessez-le-feu.

Il fallut attendre encore quelques années avant que par une courageuse et spectaculaire initiative de Sadate, Israël et l’Egypte parviennent à un véritable traité de paix avec la seule Egypte qui se voyait restituer l’intégralité du Sinaï occupé depuis la guerre de Six Jours. L’Egypte recouvrait par des moyens enfin pacifiques un territoire qu’elle n’aurait pu reconquérir par les armes. Le Canal de Suez, importante source de revenus pour le Trésor égyptien, bloqué depuis 1967, était rendu à la navigation internationale, y compris pour les navires battant pavillon israélien ou reliant les ports israéliens. Israël de son côté avait pour la première fois de son histoire une de ses frontières qui ne nécessitait pas de forces militaires pour sa défense. Ce n’est pas le grand amour entre ces deux pays, mais cette paix leur est tout compte fait bénéfique. Cela ne veut pas dire, dans cet « Orient compliqué », que l’échange de territoires contre la paix soit une formule efficace dans tous les cas. Ainsi, l’évacuation totale de la bande de Gaza décidée par Ariel Sharon, premier ministre, et le démantèlement de toutes les implantations juives, ont abouti à une victoire électorale du Hamas, organisation terroriste puissamment armée dont l’objectif est l’effacement d’Israël, et transformé ce territoire « libéré » en base de lancement de missiles et d’attentats meurtriers contre Israël, alors qu’officiellement, l’Autorité Palestinienne est censée reconnaître l’Etat d’Israël avec lequel elle a passé quelques accords. Cela n’empêche pas nos médias et les réseaux pro palestiniens de présenter Israël comme pays agresseur et cause de tous les malheurs des Palestiniens.

Reste à savoir si, dans le cadre d’une politique de rupture promise par le candidat, le Président Sarkozy rompra avec la politique systématiquement pro arabe et pro palestinienne de son prédécesseur et pèsera de tout son poids pour débarrasser l’Autorité palestinienne des forces du Hamas et autres mouvements djihadistes, condition si ne qua non pour offrir à la population palestinienne (et Israélienne) une vie enfin paisible.

Un état palestinien est-il vraiment nécessaire ?

À contre courant des positions officielles des gouvernements, je ne pense pas que les Palestiniens, qui ont tous les droits en tant qu’hommes, ont le droit à un état spécifiquement palestinien, pas plus que la population de la Seine St Denis, avec toute la considération que je dois à cette population, n’a le droit à un état afro-maghrébin. Et ce pour la simple raison qu’un territoire étroit et tout en longueur, plus petit que la Belgique et dont la partie arabe est enclavée entre Israël et la Jordanie, sans accès à la mer, n’a pas de place pour deux états. Un état palestinien tel quel n’est simplement pas viable. Sans précédent historique, sa seule fonction serait de devenir non pas un Etat mais un contre-Etat, c'est-à-dire un facteur permanent de conflits. Sans parler de Jérusalem qui fut la capitale d’un royaume juif mais jamais d’un état palestinien qui n’a jamais existé. Partager cette ville capitale, dont les trois quarts de la population sont juives, est une monstruosité. D’autres solutions sont possibles pour assurer aux arabes une pleine citoyenneté arabe, par exemple dans un système de cantons autonomes fédérés à la Jordanie dont les actuels Palestiniens, ne l’oublions pas, furent entre 1948 et 1967, citoyens. Citoyens jordaniens. Il n’était alors pas question de Palestine. Malgré les enclavements de certains territoires, la paix avec l’ouverture des frontières à la libre circulation des hommes et des marchandises (avec réciprocité) résoudrait les problèmes de liaisons. Gaza, accessible grâce à la libre circulation serait le port Palestino Jordanien sur la Méditerranée, jouant le même rôle qu’Akaba sur la Mer Rouge. Dans un tel contexte, rien n’empêcherait la population arabe d’une partie de Jérusalem d’opter pour la nationalité jordano palestinienne, mais la municipalité de Jérusalem doit rester unique, ne serait-ce que pour des raisons d’infrastructures. Les lamentations de nos médias sur le sort des « pauvres » Palestiniens ne sont que pure hypocrisie. Le bien être et la prospérité ne sont possibles que dans la paix et dans les relations pacifiques avec son entourage. La solution n’est donc pas dans une aide permanente et éternelle à une population héréditairement assistée mais tout simplement dans la paix. La paix rend possible une solution à tous les problèmes qu’aucune guerre ne peut résoudre.


André Dufour pour LibertyVox

Moshe Dayan et Itzhak Rabin entrant dans Jérusalem libérée en juin 1967

Image à la Une: Golda Meir

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 04/06/2007 Imprimer cet article
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