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L’Occident n’a pas inventé le racisme

Combien de temps allons-nous encore nous repentir et nous auto flageller? André Dufour fait voler en éclats quelques mythes.

Seuls les «Occidentaux» sont racistes.


C’est du moins ce que ne cessent de clamer, non seulement les ennemis de la culture et des valeurs occidentales, mais aussi nos propres auto flagellants à leur service. Or, sans trop remonter le cours de l’Histoire, nous avons assisté au Rwanda à un génocide d’une ethnie Noire africaine commis par un autre groupe ethnique Noir, au sein d’un même pays. Et le racisme des Arabes du Soudan à l’encontre des Noirs du Darfour surpasse de loin en horreur et en nombre de victimes les discriminations que connurent quelques Etats sudistes des USA ou celles d’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et les Thaïlandais du Sud, égorgés par les musulmans de la minorité malaisienne pour leur seul crime d’être des Thaïs, même pas musulmans, ne sont malheureusement plus là pour témoigner de la bienveillance, de la tolérance de l’amour qui caractérisent l’Islam.

Je crois aussi savoir que les Asiatiques chinois, coréens, japonais ne font pas preuve d’une tendresse immodérée à l’encontre des Blancs, des Noirs ou de leurs immigrés. Mais il nous restait le «bon Sauvage», le Peau Rouge que le cinéma de mon enfance présentait comme d’infâmes pillards, chasseurs de scalps et massacreurs de familles Blanches, avant que par un retournement politiquement correct, ils soient désormais présentés comme des individus aux sentiments nobles, généreux, éternellement roulés, massacrés et persécutés par les salauds de Blancs.

Cela n’empêche pas «Danse avec les loups» d’être un film grandiose. Disons seulement que le cinéma, qui obéit davantage aux effets de mode qu’à l’objectivité historique, se soumet à la loi du marché. Cela dit, mon antiracisme est satisfait de voir les «Peaux Rouges» traités de façon moins négative que durant mon enfance. Ne sont-ils pas nos frères en humanité ? Et puis patatras ! Voilà que la nation Cherokee, sortie de la misère grâce aux possibilités légales que lui offre son statut de nation à part, enclavée dans le territoire des Etats-Unis, décide de pratiquer la «préférence nationale» et raciale en retirant la "nationalité" cherokee aux descendants d’esclaves noirs fugitifs qui avaient trouvé refuge sur leur territoire, ainsi que les métis de Noirs et Cherokees et ce, afin qu’ils ne puissent bénéficier des richesses de cette «réserve».

Chez nous on appelle ça la Préférence Nationale et c’est présenté comme quelque chose de raciste. Oui mais, ne nous y trompons pas, ce qui, venant des Blancs, est mauvais et raciste, doit-il être stigmatisé quand cela vient des Noirs, Rouges, Jaunes ou Musulmans ? Alors, qu’on se le dise, il n’y a pas de racisme Noir, Jaune, Peau-Rouge, Arabe. Eux, ce sont des victimes. Point barre !

Pour qu’il y ait racisme, il faut une race.

C’est une lapalissade. Même si ce mot appliqué à des êtres humains est ignoble lorsque l’on connaît l’usage qui en fut fait, point n’est besoin d’être un anthropologue pour constater qu’il existe des groupes humains d’une diversité physique «visible». Tout un chacun croit pouvoir reconnaître dans son vis-à-vis un Noir, un Asiatique, un Maghrébin, un Amérindien, un Européen sans pour autant en tirer quelque jugement de valeur. Ou alors, il faudrait bannir ces appellations comme le fait le politiquement correct américain qui remplace «Black» par le ridicule «Coloured», ce qui ne semble pas avoir grand effet sur la pigmentation ni sur le mépris et l’hostilité que les racistes lui manifestent, de même que devenu «technicien de surface», le balayeur n’en continue pas moins de balayer.

Ces différences physiques sont inscrites dans le patrimoine génétique de chacun d’entre nous qui constitue notre part de déterminisme. C’est ce déterminisme qui différencie la «race» de la religion, de l’idéologie, de la nationalité ou de la culture. On peut changer de nationalité, on peut, parfois non sans risques, renier la religion dans laquelle on a été éduqué et en adopter une autre ou les rejeter toutes. On peut adhérer à une idéologie ou la rejeter, mais on ne peut pas changer de morphologie ou de couleur d’épiderme.

Dès lors il est légitime de critiquer ou de combattre une idéologie ou une religion dans la mesure où nous pensons que ses adeptes se trompent ou sont trompés et qu’elles représentent une menace non seulement pour nos valeurs, notre liberté, notre vie mais aussi pour ceux qui sont soumis à cette idéologie. Par contre on ne peut pas dénigrer, discriminer ou combattre des individus pour leur seule appartenance à une «race» supposée qui ne résulte du reste pas d’un choix délibéré, tout en se prétendant non raciste.

Les préjugés raciaux ne datent pas d’aujourd’hui, et l’humanité a connu des situations encore pires au cours du passé proche et lointain. Le racisme est lié aux conquêtes impérialistes et nationalistes où les vainqueurs assortissaient de mépris les populations soumises par les armes. L’antisémitisme, qui est une forme de racisme, est un cas à part que nous aborderons plus loin. Une chose est certaine et doit être affirmée haut et fort :

L’Occident n’a pas inventé le racisme.


Lorsque les Normands envahissent l’Angleterre, les conquérants manifestent condescendance et mépris envers les paysans saxons. Mais l’Inde avec sa hiérarchie des castes pratiquait déjà le racisme bien avant notre Occident. Et que dire des Africains qui, dans leurs guerres, faisaient des vaincus des esclaves et en tiraient profit en les vendant aux Arabes. Le mépris manifesté par ces derniers envers ceux en qui ils ne peuvent se résoudre à voir autre chose que des esclaves, se manifeste aujourd’hui de façon ô combien cruelle au Darfour.

C’est le 19ème siècle qui, avec l’essor des nationalismes et des impérialismes, a vu naître le racisme mondain et intellectuel anti-Juif. Il n’est que de lire n’importe quel roman ou pièce de théâtre de l’époque pour constater que ce racisme relevait d’une évidence et d’une convention sociale. Si c’est en Allemagne qu’apparaît le néologisme «antisémitisme» forgé, soit dit en passant, par un homme de gauche, ce mot avec l’idée qu’il véhicule s’est propagé comme une traînée de poudre dans toutes les langues européennes, le terrain ayant été bien préparé par une judéophobie diffusée, non seulement par une droite héritière du «bon vieil» antijudaïsme chrétien, mais, de façon plus «moderne» par des penseurs de gauche tels que Joseph Proudhon, père du socialisme français qui prônait la déportation des Juifs d’Europe vers l’Asie. Il est vrai que xénophobe (et misogyne, rappelons le à Ségolène), le très socialiste Proudhon voulait aussi expulser les Belges ! Je le dis pour tordre le cou à ce mythe qui fait de l’antisémitisme et de la xénophobie un attribut de la droite alors que la gauche vertueuse en est exonérée.

C’est le point de départ d’une confusion mentale entretenue par le gauchisme et l’islamisme et ses relais médiatiques tels que Nouvel Obs ou Le Monde justement.

Le mot antisémite apparaît à une époque où les linguistes établissent une classification des langues en fonction de leurs racines communes : nous avons ainsi le groupe linguistique indo-européen, lui-même subdivisé entre autres par les familles latines, germaniques, slaves sans pour autant constituer des races, sachant que la langue d’un peuple dominant finit par se substituer à celle d’un pays dominé, sans qu’il y ait pour autant mutation raciale. Il y eut ainsi jusqu’à récemment un mouvement de va et vient entre Pologne et l’Allemagne, entre germanophones et slavophones, sans que les Sorabes ou Kaschoubs, slaves absorbés par l’Allemagne, ou les Allemands silésiens et poméraniens, annexés à présent par la Pologne, soient passés de la «race slave» à la «race» germanique ou l’inverse. Siégeant à l’Académie française, Léopold Senghor n’était pas pour autant de «race» latine. C’est dans cette vision que les linguistes classèrent l’hébreu dans la famille linguistique sémitique avec l’araméen, l’arabe entre autres. Bien que ne parlant plus l’hébreu depuis deux millénaires, en dehors de son usage liturgique, les Juifs d’Allemagne, tous germanophones et, probablement, génétiquement mélangés au cours de plus de deux millénaires de diaspora, furent catalogués «sémites», non pas par les linguistes, mais par des cuistres idéologues hostiles aux Juifs et généralement favorables aux Arabes.

Contrairement donc au détournement de sens que pratiquent aujourd’hui les islamistes et leurs relais pro arabes et pro palestiniens, l’antisémitisme vise exclusivement les Juifs et pas du tout les Arabes ni, par une extension abusive, les Musulmans. On peut donc être Arabe (supposé sémite) et parfait antisémite, ce qui fut le cas du Muphti de Jérusalem qui, dans les années 1930 à 45, copinait avec Hitler dont il soutenait activement les objectifs génocidaires anti-juifs et cela reste fréquemment le cas de nos jours dans le monde arabe et musulman. La majorité des propos et des actes antisémites recensés en France sont imputables à des personnes issues de l’immigration arabo musulmane.

L’antisémitisme est un racisme singulier en ce sens que, contrairement aux persécutions par Eglise médiévale qui ne visait pas à exterminer les Juifs mais à les intégrer par conversion, l’antisémitisme moderne a des motivations «temporelles», je n’ose dire «laïques». Il frappe indistinctement les Juifs «visibles», les Juifs assumés et les Juifs parfaitement assimilés, y compris les convertis au Catholicisme ou au Protestantisme. Les Juifs ne constituant pas une race au sens morphologique du terme, il a fallu inventer une race juive et lui prêter des traits illustrés par des caricaturistes. Il a fallu aussi, tant en terres d’islam que chrétiennes, leur imposer un accoutrement spécifique ou un signe, brassard, rouelle puis étoile jaune pour qu’ils puissent être reconnus comme tels, chose qui serait superflue pour les Noirs par exemple. Ce n’est donc pas sans raison que la LICRA, organisation luttant contre toutes formes de racisme, a associé tout en les distinguant dans son sigle le R de racisme et le A de l’antisémitisme, tandis que le Mrap, initialement Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix en a modifié la lecture par «mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entres les Peuples», relecture qui en dit long sur ce «mouvement» légué par le Stalinisme dans son apogée et à présent instrument au service de l’activisme islamique. De toute évidence le Mrap, dans ses quelques gènes marxistes, ne reconnaît pas les Juifs comme un peuple, tandis que dans ses gènes staliniens et sa greffe islamiste, il les exclut de l’amitié entre les peuples. Et pourtant, même athée, même parfaitement assimilé, même converti, même s’il a fait changer son nom, un Juif ne peut échapper à la malveillante vigilance des antisémites.

Or c’est par référence à l’antisémitisme dont les Juifs, croyants ou non, ont tant souffert que l’islamisme, idéologie totalitaire amalgamant religion, politique, lutte armée, chantage, violence et terrorisme, entend faire interdire toute expression, toute critique, toute recherche historique, toute confrontation de textes, tout commentaire de l’actualité jugés défavorables ou peu propices à l’Islam. De Khomeiny, qui en est semble-t-il l’auteur, et d’Ahmadinejad au MRAP et au Monde Diplomatique, le néologisme «islamophobe» est une arme de guerre pour stigmatiser comme raciste et bâillonner toute expression non complaisante à l’égard de l’Islam.

Mais comme il n’y a pas de racisme sans race, il reste à prouver que l’Islam, dans tous les aspects que nous lui connaissons, est une race. Autant dire que le bolchévisme, le nazisme, le fascisme, le maoïsme, le végétarisme ou l’anthropophagie sont des races et par voie de conséquence, que leurs opposants sont des racistes. Le Mrap, qui fut l’instrument du stalinisme avant de devenir l’auxiliaire de l’Islamisme, est le mieux placé pour le croire.

L’accusation d’islamophobie présentée comme un racisme est donc une imposture qui sort du même tonneau que les tristement célèbres procès de Moscou et établit leur parenté totalitaire.

Selon l’attitude envers les religions, on peut parler de tolérance ou d’intolérance, certainement pas de racisme. Ou alors, le Vatican qui vient de confirmer son hostilité à la Franc-maçonnerie serait raciste. Nul ne le pense pourtant et bon nombre de Catholiques, néanmoins sympathisants ou membres de la franc-maçonnerie, déplorent cette position anachronique et passent outre, le haut clergé ne disposant plus, alors que c’est encore le cas en terre d’islam, du bras séculier pour envoyer l’hérétique ou l’indocile au bûcher.

Les Français sont-ils racistes ?

Nous savons comment les islamistes implantés en France, redoutant toute critique et confrontation qui désavantagerait l’Islam, s’évertuent, par le recours à la dénonciation d’un prétendu racisme, à interdire toute critique même constructive de l’islam et de ses livres saints.

Les Français sont-ils racistes ? Un récent sondage d’opinion établi par «expression-publique.com» nous éclaire sur cette question, même si la méthode employée n’est pas strictement conforme aux techniques des quotas utilisées par les instituts de sondage. Les personnes répondant au questionnaire devaient dire s’ils éprouvent à divers degrés de la sympathie ou de l’hostilité à pour chacun des 7 groupes humains ci-après :



Que peut-on déduire de ces chiffres ? Pour ma part, je constate d’abord qu’aucun des groupes humains n’est épargné par des préjugés défavorables (même les Catholiques dans une France «fille aînée de l’église», encore que la part musulmane des internautes doit certainement peser dans le score défavorable de 18%, pas très éloigné du pourcentage de musulmans en France. Reste en faveur des Catholiques 70% d’opinions favorables. Cela étant dit, dans leur immense majorité, les Français sondés ne sont pas xénophobes (71% favorables aux Etrangers), ni racistes (77% favorables aux asiatiques, 60% aux Noirs, 65% aux Juifs). Le mauvais «score» des Maghrébins doit être comparé avec celui, le plus défavorable, des Musulmans (53% d’opinions défavorables) qui ne se recoupe pas avec celui des Maghrébins (46% d’opinions favorables contre 35% d’opinions défavorables) et encore moins en tenant compte des Noirs d’origine africaine, majoritairement musulmans. Le pourcentage de 60% d’opinions favorables aux Noirs mériterait d’être affiné pour connaître la part d’Antillais et d’Africains chrétiens. Sans avoir de chiffre précis, on peut constater que les opinions défavorables aux Noirs et aux Maghrébins et celles défavorables à l’Islam ne se recouvrent pas.

Il n’y a donc pas d’identité entre le préjugé raciste, qui reste largement minoritaire, et une opinion majoritairement défavorable à l’Islam. Les Français, semble-t-il, n’aiment pas qu’on mette constamment sa religion en avant et qu’on l’instrumentalise à des fins politiques. Les Français n’aiment pas cet incessant harcèlement des musulmans «représentatifs», cette remise en cause des valeurs et des usages d’une société qui les a accueillis et amélioré leur niveau de vie, estimant que c’est aux nouveaux venus de s’adapter aux us, coutumes et valeurs du pays d’accueil et non à celui-ci de se plier à leurs exigences. C’est sans doute là qu’il faut chercher la clef du record d’opinions favorables détenu par les Asiatiques : on ne peut leur reprocher aucun activisme communautariste, religieux ou politique, aucune revendication spécifique, aucune émeute ; ils ne sont probablement pas plus vertueux que les autres mais, issus d’une civilisation plurimillénaire, ils ont appris les règles du savoir vivre qui en font des concitoyens fréquentables.

L’islam est aussi jugé à travers l’état de guerre permanent et la kyrielle d’attentats aveugles qu’il impose aux quatre coins du monde, à travers les prises et exécutions exhibées d’otage. Si le racisme est fait de comportements et de propos malveillants envers une autre population, il est incontestable que ce sont les Musulmans qui, dans un nombre trop important, se conduisent en racistes contre les autres habitants de la France. Ce n’est donc pas à nous mais aux Musulmans de faire un effort en vue d’améliorer l’image que les Français se font de l’Islam.

Mais à quoi bon se lancer dans un long développement ? L’Islam, dans sa phase djihadiste qui le traverse, ne cherche pas à plaire mais à intimider. Toute cette agitation, ces procès des caricatures, ces offensives du voile, ces exigences des piscines réservées aux Musulmanes, cette tendance à éliminer la viande de porc des cantines scolaires et d’entreprises, ces pressions des organisations wahhabites, ces «Mrapitudes» et autres «Halditudes» n’ont qu’un seul objectif : introduire dans notre système pénal le délit de blasphème. Nul, dans un premier temps du moins, ne nous forcera à nous convertir à la religion de Mahomet, mais rien ne pourra se faire, s’enseigner ou se dire sans l’aval de l’Islam. C’est ce que dans cette religion d’amour, de tolérance et de paix on appelle la dhimmitude. On mesure alors mieux le rôle pervers joué par les penseurs hémiplégiques qui grouillent dans nos médias imprimés ou télévisés tels que Le Monde, Le Monde Diplomatique, le Nouvel’Obs nauséeux et autres Libés «sartréeuses».

Mise à mort de Cassandre

C’est vieux comme l’humanité et Cassandre l’a payé de sa vie, les gens n’aiment pas ceux qui les dérangent dans la quiétude de leurs certitudes. On les excommunie comme l’ont fait nos «élites intellectuelles» contre ceux qui révélaient au monde incrédule le caractère criminel du stalinisme et autres maoïsmes et, comme nos actuelles «élites» friquées des beaux quartiers le font encore contre ceux qui voient clair avant eux et le font savoir. Au besoin, ceux qui dénoncent les mensonges et clament la vérité, on les tue. Nos élites prennent alors une mine chagrinée en ajoutant sentencieusement «ils l’ont un peu cherché». Nous n’avons donc d’autre choix que d’aboyer avec la meute politiquement correcte, ce qui nous vaudra de temps en temps un «su-sucre» ou de déplaire en disant tout haut, tel l’enfant de la fable d’Andersen, ce que tout le monde voit mais n’ose croire ni, a fortiori, dire tout haut que l’empereur est nu.

André Dufour pour LibertyVox

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 18/03/2007 Imprimer cet article
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