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Jacques la Menace

La France patauge dans les égouts de la Chiraquie. André Dufour nous en rapporte son bloc-notes.

«Donner la nausée aux égouts»

Les menaces de mort contre quiconque jette un regard de travers sur l’Islam, ne font que confirmer le caractère violent et intimidant de cette idéologie congénitalement totalitaire et finissent par faire mauvais effet, même sur le public le mieux disposé à l’égard de l’islam. Jusqu’aux plus obtus d’entre eux, les musulmans, soucieux de leur bonne image, semblent le comprendre. Voici donc venu le tour des lénifiants de monter en ligne, voici venu le temps du miel pour faire oublier le poignard et la bombe.

«L’islam est tout amour, tolérance et pardon», nous affirme, avec un involontaire humour, Mezri Haddad, philosophe tunisien, dans son «plaidoyer pour une éthique responsable» (Figaro du 6/10/06) qui, tout en déclarant que «l’ennemi de l’islam est bel et bien l’intégrisme» (autrement dit, Mahomet soi même?), soutient que toute la morale de l’islam est contenue dans ces paroles du Coran: «recherchez qui vous chasse; donnez à qui vous ôte; pardonnez à qui vous offense; faites du bien à tous; ne contestez pas avec les ignorants».

Je suppose que cette jolie phrase, qui emprunte beaucoup aux prophètes d’Israël et aux Évangiles, figure bien dans le Coran. Je laisse à notre professeur Anne-Marie Delcambre, experte en la matière, le soin de nous fixer sur ce point.

Pour ma part, sans être un spécialiste, je trouve surprenant que Mezri Haddad passe par pertes et profits la sourate VII, affirmant qu’il n’y a pas d’animaux plus vils que les infidèles, ou encore la sourate V-77 qui considère infidèles ceux qui croient en la Trinité. Autrement dit, même si Mezri Haddad le tait, pour l’islam il n’y a pas plus vils animaux que les plus d’un milliard de Chrétiens répartis sur la surface du globe.

Et dire que pour avoir osé citer une critique d’une brûlante actualité, bien que remontant à Byzance, mais jugée offensante par les bien susceptibles activistes mahométans, c’est le pape, faisant lui-même partie des «vils animaux», qui est à présent sommé de présenter des excuses à ces malotrus.

Même le moins islamophobe d’entre nous reconnaîtra qu’en matière d’offense et d’irrespect envers les autres religions, le dogme mahométan est hors-concours. Alors, les quelques dessins et commentaires parus dans un quotidien danois, qu’un milliard trois cent millions de musulmans lisent chaque jour dans sa version originale et qui les indignent tant, c’est de la gnognotte à côté de la charge de haine et de mépris contenu dans leur bouquin rédigé, nous sommes sommés de le croire, par Allah soi-même.

Alors, il me paraît douteux que le même coran se résume à la citation soigneusement choisie par Mezri Haddad, sauf à supposer que ces deux sourates ainsi que toutes ces histoires d’exterminations des Juifs, tous les appels à la haine, aux meurtres, au pillage, à la contrainte, au mépris des non musulmans, tout ce qui a trait aux «contrats» sur la tête des poètes irrespectueux, ne soient que pures calomnies et versets sataniques. Si tel est le cas, qu’attendent donc les «savants» de l’islam pour en expurger le «saint livre»? Autrement, comment croire qu’un intellectuel, universitaire et philosophe, se contente d’extraire une seule phrase qu’il nous fait prendre pour le tout, sans faire état de tout ce que le Coran contient de répugnant au point de «donner la nausée aux égouts», comme disait Victor Hugo.

Un musulman qui ouvre le coran doit avoir beaucoup de mal à discerner Dieu de l’odieux. Cela suffirait déjà pour expliquer toutes les violences et abominations dont nous sommes témoins, que ce soient les grands carnages perpétrés chaque jour un peu partout au nom de l’islam, ou le «simple» caillassage dans un lycée lyonnais d’une fillette non-pratiquante, coupable, aux yeux des petits crétins lyncheurs, d’avoir mangé un sandwich durant le ramadan.

Après l’image des visages hideux des manifestants islamistes qui passent mal dans une société plus sensible aux images qu’aux idées, voici donc un exemple de l’offensive de charme menée par les avocats de l’islam.

Le même Figaro exhibe dès lors en première page le visage non voilé et avenant de la reine Rania de Jordanie. Et comme pour mieux montrer aux gogos occidentaux qu’une femme occidentale peut s’identifier à une musulmane, ce visage reparaît en page 18 dans la rubrique «Débats». C’est quand même plus agréable à regarder qu’un niqab tout noir derrière lequel on croit deviner le regard d’une femme. Selon Georges Malbrunot qui l’interviewe, cette majesté appelle au «respect de la sacralité de la religion» et «s’oppose à toute personne qui l’insulte». Malbrunot, notoirement anti-israélien, ne nous dit pas qui décide de ce qui est sacralité et de ce qui est profane, ni à quel seuil l’analyse critique, et même la dérision courante pour ce qui touche à la Bible, est décrétée «insulte» lorsque c’est le coran qui est concerné.

Ce qui justement disqualifie l’islam dans tout dialogue interreligieux ou interculturel, c’est qu’il s’arroge le monopole du droit à l’indignation.

«Tous les modérés musulmans, juifs et chrétiens doivent se liguer contre les extrémistes issus de ces trois religions» ajoute Rania. Certes, chaque religion a enfanté ou enfante ses extrémistes. Il en est de même, on l’oublie trop, des diverses idéologies «profanes». Sous la diversité de leur accoutrement, ils se ressemblent comme des frères jumeaux. Aucune religion n’en a été épargnée au cours de son Histoire et même notre sainte Révolution française s’est traduite par un bain de sang. Mais soyons objectifs, ne nous laissons pas égarer par ces anachronismes, amalgames et fausses équations qui relèvent de la désinformation. Restons donc dans l’actualité de ces décennies écoulées.

Rania et Malbrunot connaissent-ils en ce moment beaucoup d’extrémistes religieux chrétiens ou juifs qui, en Europe, en Amérique ou en terre d’islam, assassinent ou tentent d’assassiner les homologues d’un Théo Van Gogh, d’un Salman Rushdie ou d’un Robert Redeker pour «insulte à la sacralité de leur religion»? Connaissent-ils beaucoup d’extrémistes chrétiens ou juifs qui présentent aux téléspectateurs effarés l’exécution en direct d’un otage? Connaissent-ils des extrémistes chrétiens ou juifs qui envoient des gosses se faire exploser dans une foule qualifiée d’ennemie? Combien de Chrétiens, à leur connaissance, se livrent-ils à des émeutes anti-musulmanes après chaque pogrom dont les Coptes sont victimes en Égypte ou après chaque assassinat d’un prêtre en terre d’islam ou après une quelconque vocifération d’un imam ressentie comme offensante par les chrétiens? Combien de Juifs provoquent-ils des émeutes après chaque attentat perpétré par des sunnites ou des chiites en Argentine, en Europe ou en Israël?

L’accorte Rania n’aime pas la violence. Nous non plus. Elle craint, à juste titre que cette violence n’approfondisse la fracture entre Occident et islam. Heureusement en connaît-elle la cause, l’unique cause, ainsi que la solution, l’unique solution. La violence étant actuellement le fait des accros du coran, la solution passerait-elle par l’interdiction du coran?

Détrompez-vous! À en croire Rania et à son compère Malbrunot, lorsqu’une dizaine de pieux saoudiens sacrifient leur vie en lançant des avions de ligne avec les passagers sur les Twin Towers de New York, lorsque nos «jeunes des banlieues» brûlent rituellement 15 000 voitures chaque année et assassinent un paisible passant à Epinay, lynchent les flics imprudents qui se hasardent en trop petit nombre dans des cités en se croyant encore en France, lorsque des sunnites d’Irak exterminent des chiites irakiens et vice versa, lorsque des arabes soudanais exterminent des musulmans noirs du Darfour, lorsque des islamistes indonésiens massacrent des vacanciers à Bali, lorsque les talibans, reprenant du poil de la bête et du prophète, refroidissent les musulmans afghans jugés trop tièdes, ne cherchez pas la cause, Israël est son nom. Installez la Palestine à la place d’Israël pour mettre fin aux «frustrations et récriminations qui sont au cœur de tous les Arabes», comme nous l’assène Rania et vous verrez que tout s’apaisera.

Et alors, Robert Redeker pourra sortir de sa cachette et reprendre son enseignement, Louis Chagnon, avec le soutien de sa hiérarchie, redevenue courageuse en l’absence de tout danger, reprendra ses cours d’Histoire, nos écrivains, journalistes et profs pourront critiquer l’Islam en toute quiétude, les musulmans apprendront à rire d’eux-mêmes et à apprécier les caricatures, même de mauvais goût, nos jeunes des banlieues deviendront des citoyens français respectueux des institutions de la République, le sida ne décimera plus la population africaine, nous ne craindrons plus le réchauffement de la planète et l’agneau pourra en toute quiétude boire l’eau claire du ruisseau à côté du loup bienveillant.

En attendant que Ségolène prenne la relève, force est de croire que Rania de Jordanie et Georges Malbrunot se paient royalement notre tête.


La bataille de Cachan

Qui sort victorieux dans le dénouement non dénoué de cette grotesque tragicomédie de Cachan? Certainement pas la République chiraquienne. N’a-t-on pas vu Chirac, par la voix de son caniche de Villepin, entraver l’action pourtant légale de son ministre de l’Intérieur? Alors ce prétendu dénouement est un tout petit peu au bénéfice des illégaux, beaucoup au bénéfice des MRAP, DAL, LDH et autres groupuscules qui n’ont de commun que leur irresponsabilité, pour objectif de faire obstacle à l’application de nos lois et comme méthode l’incitation à la rébellion des «clandestins».

Or, nos rois fainéants, non seulement n’osent pas les sanctionner pour cette incitation à la désobéissance et à la rébellion, mais les subventionnent de surcroît et en font des interlocuteurs incontournables. Mais de quoi s’agit-il réellement? D’un conflit dont les immigrés illégaux sont, non pas l’enjeu, mais le prétexte et les otages d’un bras de fer entre le pouvoir légal et légitime, issu du suffrage universel, auquel s’oppose un pouvoir autoproclamé que s’arrogent quelques spécialistes de l’agitprop imbibés d’idéologies totalitaires. En ne leur appliquant pas les rigueurs de la Loi, la 5ème République nous ramène à la 3ème, sa devancière à l’heure de Munich.

Il n’est pas dans mon propos de stigmatiser ceux qui, délaissant un pays souverain dont ils sont citoyens et où nul ne les persécute, viennent illégalement chez nous pour trouver de meilleures conditions de vie. On ne peut certes pas les traiter comme des criminels, mais tout de même comme des gens qui, tentant leur chance dans un pays qui, souverainement, entend contrôler les flux migratoires et décider du nombre et de la qualification des immigrés, n’en enfreignent pas moins la loi.

Nous sommes dans un État de droit, les illégaux le savent et savent aussi qu’une intrusion réussie ne crée pas pour autant un droit. Or, si nous devions céder aux exigences de tous les prétendus défenseurs des droits de l’homme, il faudrait décréter que la France est ouverte sans restrictions à quiconque a envie de s’y installer, avec l’obligation qui nous incombe de donner immédiatement aux nouveaux venus, automatiquement prioritaires, un logement social décent à la mesure de la taille de leur famille et assurer leurs moyens d’existence, sans nous demander comment tout cela serait financé ni nous préoccuper des problèmes que soulève le bouleversement démographique, culturel et social provoqué par ce déferlement migratoire. Si nous refusons cette cauchemardesque solution, l’expulsion vers leur pays d’origine de tous les immigrés illégaux est la sanction tout à fait normale qu’ils encourent. Le reste n’est qu’une question de forme et de modalités.

Or, nous sommes confrontés à une stratégie séditieuse qui s’apparente à la guérilla urbaine et s’est déjà manifestée lors de l’occupation par les «sans papiers» des églises St Ambroise puis St Bernard. Le squat de Cachan s’inscrit dans ce genre d’actions dont la spontanéité est toujours bien préparée, orchestrée et encadrée par des groupuscules ci-devant maoïstes, trotskistes ou staliniens bien rôdés aux techniques de l’agitprop. Or ces séditieux n’ont d’autre finalité que de détruire notre société démocratique pour lui substituer leur tyrannie totalitaire et, l’expérience nous l’enseigne, encore plus inégalitaire et arbitraire que la société dite «bourgeoise» ou «libérale».

Constatons aussi que si les églises sont souvent la cible de ces occupations profanatoires, les mosquées sont, pour leur part, systématiquement épargnées. Peut-être parce qu’on ne voit jamais des jeunes Catholiques, offensés dans leur foi bafouée, manifester dans la rue, brûler des voitures, briser les vitrines et en profiter pour se livrer à la «dépouille» et au pillage des passants et des commerces. À moins que dans une dhimmitude en état déjà avancé, une église ne soit déjà moins sacrée qu’une mosquée.

Mais dans l’affaire de Cachan, devant quoi avons-nous capitulé? Devant des images de détresse habilement mises en scène et manipulées. Mais faut-il en être dupe? On fait tout à partir d’une image isolée de son contexte et de la chronologie. Au besoin on la truque, on la met en gros plan, on la retouche pour faire plus vrai. En l’occurrence, la République capitule devant l’image de six grévistes de la faim dont quatre ne font pas partie des squatteurs de Cachan. Un peu comme dans les corporations de mendiants où il est d’usage d’emprunter un bébé pour apitoyer le chaland gogo. Donc, outre quelques gosses indispensables dans le paysage, six grévistes de la faim mis sur l’avant scène, toutes caméras braquées sur eux, prêts à mourir pour faire peser leur mort sur notre conscience. Eh bien, plutôt que de céder, n’eut-il pas mieux valu les embarquer de gré ou de force et, avec un encadrement médical approprié, les déposer dans le pays d’où ils sont venus? Leur mort éventuelle, si tragique et dérangeante fut-elle, ne fait-elle pas partie des risques qu’ils ont assumés? Leur mort éventuelle serait-elle plus déplorable que la mort d’un militaire de métier que nous exposons au feu ennemi? Gageons qu’après cette fermeté, les vocations aux grèves de la faim se feront des plus rares et les candidats à l’immigration illégale se risqueront moins à affronter les périls de l’océan. Cette fermeté réduira du même coup le nombre de victimes de ces traversées aléatoires. Nous devons savoir ce que nous voulons.

Savoir ce que l’on veut

Certes, les misères du monde doivent impérativement être soulagées, mais sur place. Il revient moins cher de financer un logement ou de créer un emploi au Mali qu’à Paris, moins cher de contribuer au développement de l’Afrique que d’importer des érémistes, des chômeurs, des allocataires de la C.A.F, de la femme au foyer, de logements et autres appâts. Les bonimenteurs menteurs nous font trop oublier que, lorsque nous accordons un logement social prioritairement à un immigré qui vient tout juste de débarquer, ou deux vastes logements s’il est polygame, nous commettons une injustice envers un jeune couple qui se trouve depuis des années sur une liste d’attente et ne peut donc fonder une famille. On justifiera ensuite l’immigration «choisie» par le faible taux de fécondité des européennes. C’est du cynisme.

Une immigration d’appoint et sélective est, dans une certaine limite, certes nécessaire à notre économie, encore qu’il faille peut-être commencer par puiser dans la masse de chômeurs une partie de la main d’œuvre qui fait défaut aux entreprises, mais c’est à nos autorités issues du suffrage populaire, et non aux associations ne représentant qu’une poignée de trublions, d’en déterminer les critères. Elle doit donc être limitée en fonction de nos besoins réels et de la priorité que nous devons à l’immigration communautaire, sans oublier l’impact social et ethnique sur l’environnement démographique. Elle doit être aussi sélective en fonction de critères de qualification et de quotas par nationalité et, ne nous voilons pas la face, par religion. Idée «sacrilège»? C’est pourtant l’immigration musulmane, maghrébine, subsaharienne ou turque qui pose le plus de problèmes et qui menace, à court terme l’équilibre démographique et la paix sociale.

Alors que nous avons échoué, jusqu’à présent, à «digérer», à intégrer dans notre culture et dans nos entreprises la majorité des musulmans qui sont déjà là, alors que nos «banlieues» comptent un taux de chômage record qui n’a qu’un lointain rapport avec une fallacieuse discrimination, alors que s’y sont déjà constituées des enclaves ethniques contrôlées par des fondamentalistes et des caïds, échappant ainsi à l’autorité de la République, renforcer en nombre et en capacité de nuisance une population de cinq à dix millions qui pose déjà tant de problèmes dont nous n’avons pas encore trouvé la solution, relève de la pure démence.

N’est-il pas hypocrite de prétendre ignorer la religion en matière d’immigration mais de prôner en même temps une subvention directe ou indirecte par l’État des mosquées et autres institutions musulmanes, de condamner nos profs à l’autocensure pour ne pas provoquer la colère d’une communauté religieuse qui, ne pouvant apparaître dans les statistiques officielles, est censée ne pas exister tout en se voyant proposer une discrimination «positive»?

Ces quotas devraient s’instaurer non seulement en matière d’immigration mais aussi en matière de logement pour empêcher que des quartiers entiers, voire des départements, deviennent des fiefs d’une seule ethnie, d’un seul groupe religieux hostile à toute présence qui puisse rappeler une souveraineté française. Nous voyons déjà des squatters ou des sinistrés refuser des logements sous prétexte qu’ils ne seront plus regroupés en communautés. Il paraît scandaleux et irresponsable de condamner pour racisme un administrateur de HLM souhaitant un brassage interethnique, pour avoir refusé un logement à une famille africaine qui venait là justement parce qu’il s’y était déjà constitué une importante communauté africaine. Et après cela on nous accuse de parquer les immigrés dans des ghettos. Et on nous sérine des histoires d’intégration.

Dans un tel état de fait, un moratoire devrait même s’imposer à toute nouvelle immigration de musulmans, qu’ils soient désignés comme tels ou comme citoyens de pays musulmans. Xénophobie? Islamophobie? Racisme? Non, plomberie: lorsque votre habitation est sinistré par des fuites d’eaux, on commence par fermer en amont le robinet d’arrivée avant de procéder aux réparations. Autrement, nous courrons à la catastrophe dont l’Intifada des banlieues que nous avons connue ne sera que l’avant-goût de ce qui nous attend.

Il faut savoir ce que l’on veut. Or, ce que le citoyen veut, c’est de la justice. Je ne parle pas de sécurité, estimant que l’insécurité constitue une injustice, voire, quand elle était prévisible, une trahison. Or, les passe-droits et les discriminations positives, autant que négatives, sont une grave injustice. Lorsque pour une envie irrésistible de pisser, un citoyen lambda gare cinq minutes sa voiture devant un bistrot sans mettre un ticket, il récolte une amende non négociable. Mais lorsque des agitateurs «bien de chez nous» empêchent les autorités d’exécuter une décision de justice, en l’occurrence l’expulsion d’un étranger en situation illégale, ou l’évacuation d’un squat tout aussi illégalement occupé, les autorités «négocient» au lieu de mettre les trublions, quels qu’ils soient, en état d’arrestation. Nul n’est besoin de nouvelles lois, elles existent déjà, il suffit de vouloir les appliquer.

Il faut savoir ce que l’on veut pour ne pas nous laisser fléchir et devenir dupes devant les images exhibitionnistes d’enfants qui, avec leurs parents, sont en instance d’expulsion. Leur destination n’est autre que le pays d’où ils viennent et où ils ont toutes les attaches familiales et culturelles. Ceux qui ont l’impudence de comparer le sort de ces enfants avec celui des enfants juifs des années 40 et vont les cacher, non pas pour les soustraire aux bourreaux, mais pour empêcher l’expulsion de leurs parents, ne sont que des imposteurs. Et ceux qui gobent leurs boniments ne sont que des imbéciles. Qu’ils nous citent donc un seul cas d’enfant africain ou maghrébin séparé de ses parents à l’arrivée et conduit dans une chambre à gaz. Alors qu’on arrête ce cinéma!

Jacques la Menace

Puisqu’il est le chef suprême des armées et que la politique étrangère de la France est son domaine réservé, Chirac a trouvé un truc génial à double détente pour résoudre deux problèmes dans lesquels il patauge lamentablement. Celui de sa calamiteuse politique arabe et musulmane, qui ridiculise notre pays en multipliant vainement courbettes et excuses pour se gagner les bonnes grâces des potentats musulmans, et celui des «jeunes» séparatistes des banlieues qui sont en train de transformer nos policiers en gibier et la République française en une sorte de Bosnie. Alors comment faire pour mériter un su-sucre de ses «amis» arabes et en même temps faire en sorte que les «jeunes» des banlieues, éternels «humiliés, discriminés, marginalisés et rejetés», fassent pour une fois corps avec la France? La solution est tellement simple que nul n’y aurait songé: entrer en guerre contre Israël, ce pays qui, naguère, lui a fait l’affront de détruire la centrale nucléaire qu’il avait fournie à Saddam Hussein, son excellent ami et pourvoyeur de généreux bakchichs. Et comme chacun le sait, ou ne le sait pas, Israël est le seul coupable de la colère de l’Islam et de ses colonies implantées en France, qui font trembler nos dirigeants et nos «élites» affairistes et intellectuelles.

Pensez donc au prestige de la France qui, s’abritant derrière l’ONU, attaquerait Israël, abattrait ses avions «qui violent» l’espace aérien libanais et, pourquoi pas pendant qu’on y est, bombarderait Tel-Aviv (pas Jérusalem, ça risquerait d’enfumer les mosquées du Dôme et d’Al Aqsa et rallumer l’Intifada des banlieues) et les installations nucléaire israéliennes. Plus facile et moins risqué (encore que…) que du côté de l’Iran ou de la Corée du Nord.

Ce jour-là, les banlieues descendront dans les rues pour crier, une fois n’est pas coutume, «Vive Chirac, Vive la France!», écouteront la Marseillaise en silence et ne brûleront plus le drapeau tricolore. Bien sûr Chirac, homme «pondéré», y a pensé mais ne pouvait pas dire tout ça en clair, il faudrait être un crétin pour dire ce genre de choses. Or, un président ne peut pas être un crétin. Fort heureusement, notre pays, qui n’a pas de pétrole, a parfois des idées et surtout un nombre suffisant de crétins disciplinés et galonnés. Faute de défendre le peuple français, l’armée prête déjà son soutien à des régimes impopulaires étrangers; il suffisait donc à Jacquou de menacer Israël en donnant la parole à un commandant de la Muette. Mission plus facile que de se frotter au Hezbollah pour le désarmer et en détruire les innombrables missiles. Mais il semblerait que la mission du contingent français au Liban consiste surtout à défendre le Hezbollah contre toute agression israélienne.

Anniversaire

Comment s’appelait déjà notre compatriote qui, voici un an, à Épinay-sur-Seine, fut lynché à mort sous les yeux de sa femme et de sa fille par des «jeunes marginalisés, humiliés, discriminés, rejetés»?

Aucune importance, du moins pour notre chef d’état et ses grands médias domestiqués. Et pourtant il a existé, il avait un nom, qu’en dehors d’Ivan Rioufol dans le Figaro du 20 octobre, aucun média ne rappelle; il s’appelait Jean-Claude IRVOA. Mais l’important n’est-il pas de commémorer l’Intifada qui fut déclanchée deux jours plus tard, non pas par les citoyens français révoltés de devenir des étrangers indésirables et persécutés dans leur propre pays, mais par les «jeunes» musulmans importés du Maghreb et de l’Afrique noire. Mais qu’importe la vérité? Il est impératif d’accréditer le lien de cause à effet entre la mort accidentelle de deux gamins et la violence des «jeunes» alors que celle-ci était déjà programmée. Et voilà que les éternelles grandes gueules stigmatisent les policiers «coupables» de l’électrocution de «Bouna et Zied», et demandent des sanctions, non pas contre les assassins de Jean-Claude Irvoa, non pas contre les émeutiers, leurs instigateurs et leurs complices, mais contre la police, contre le ministre de l’intérieur, contre la République, contre la laïcité, contre n’importe quoi.

Allons, un bon geste Monsieur le Président, demandez pardon aux émeutiers des banlieues. Cela vous est facile, vous l’avez prouvé en demandant pardon à Erdogan pour l’affront fait à la Turquie par les députés élus par les citoyens. Ce que vous avez fait pour un étranger, vous pouvez aussi le faire pour des «jeunes» «Français» par le droit du sol.


André Dufour pour LibertyVox

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 22/10/2006 Imprimer cet article
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