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Les pleutres

La France, aux mains des pleutres, abandonne Redeker. André Dufour, au fil de l’actualité, passe en revue les prolégomènes de la guerre civile qui s’annonce.

Redeker: Mort aux profs !

L’an dernier, c’était Louis Chagnon qui se voyait interdit, par sa pleutre hiérarchie, d’enseigner l’Histoire au motif qu’il avait évoqué dans un cours, des faits qui, pour être historiquement irréfutables (et que doit donc faire d’autre un prof d’Histoire?), ne présentaient pas Mahomet sous un jour flatteur, a fortiori quand il s’agit de l’initiateur de l’ultime et définitif courant spirituel que ses adeptes veulent nous faire ingurgiter de gré ou de force.

Le cas Chagnon n’est pas isolé, sauf que, maints profs, sachant désormais qu’ils ne seront pas défendus par la République dégénérée, courbent l’échine et s’autocensurent au grand soulagement d’une hiérarchie pétocharde. Mais il reste encore quelques profs courageux qui osent résister, car enseigner le contraire de ce qu’ils pensent c’est se prostituer. Nous pouvons nous glorifier d’avoir en France des profs respectant leur déontologie. Oh, ils ne sont pas bien vus par le corps d’inspecteurs qui, pensant d’abord à leur propre avancement, veulent à tout prix éviter des vagues; ils ne sont pas bien vus par leurs collègues qui leur en veulent de se sentir lâches. Ils sont encore plus ignobles que les collabos de jadis. Il fallait de l’héroïsme pour résister aux nazis, ce qui n’est pas donné à tout le monde, alors que nous, nous disposons encore de moyens suffisants pour imposer notre loi à ceux qui veulent la remplacer par celle d’un lubrique racketteur bédouin, érigé en prophète. Ce n’est dès lors qu’une question de volonté. De morale aussi, mais il est vrai que ce mot fait sourire.

Mais que voyons-nous? Alors que sous la menace de mort, que fait peser sur lui des commandos du djihad auxquels les tarés qui nous gouvernent accordent droit d’asile, Robert Redeker, empêché d’exercer son métier de prof de philo, est condamné à vivre dans la clandestinité sous la protection des services spéciaux de la police. Au moins les choses sont claires, on mesure le potentiel de nuisance et de crimes, qui se cache désormais à peine, au sein de la masse musulmane que la France a accueillie sans discernement. Et que font les hommes du gouvernement? Ils disent aux tueurs djihadistes que c’est bien vilain ce qu’ils font et aussitôt, comme pour se faire pardonner leur audace, demandent aux futures cibles des islamistes d’être à l’avenir plus réservés, plus mesurés, plus prudents dans leurs écrits et dans leurs propos. C’est désormais ça la France issue de la Résistance.

Tandis que le christianisme est encore la première et la plus ancienne religion de France, nous pouvons, dans les écrits, dans les livres, dans le cinéma ou dans la publicité, la critiquer ou brocarder le Christ, mettre en doute l’historicité des textes néotestamentaires, sans autre risque que de susciter une polémique dans la presse et quelques timides protestations de ceux qui se sentent blessés dans leur foi. La France est ainsi et ne s’en porte pas plus mal.

Alors, au lieu de dire fermement aux nouveaux venus que leur droit de séjour en France est subordonné à l’acceptation et au respect de nos valeurs, de notre culture, de nos us et coutumes qui ne sont pas négociables, donc à prendre ou à laisser, nos autorités lâchent du lest. Dès lors il suffit aux leaders musulmans d’un mot, d’une ligne d’écriture, d’une pièce de théâtre, d’une lecture publique de Voltaire, d’un opéra de Mozart (on le voit avec le retrait d’Idoménée) qui n’ont pas l’heur de leur plaire, pour organiser des émeutes «spontanées» et mettre nos villes et nos banlieues à feu et à sang. Et pourquoi cette différence de comportement? Parce que nos autorités n’ont pas le courage d’étouffer dans l’œuf tout début de sédition, parce qu’elles n’ont pas le courage de mettre en application nos propres lois et envoyer en prison tous ceux qui, individuellement ou collectivement, entravent l’action des autorités et incitent à la désobéissance à nos lois.

Nous ne sommes plus devant des actes isolés de délinquance qui relèvent de la police et des tribunaux. Nous sommes confrontés à une action subversive et insurrectionnelle, à une guerre alimentée par une multitude de «Bande de Gaza» que nous avons laissées s’incruster dans notre pays et qui n’entendent pas en accepter les codes et règles; qui n’acceptent pas l’enseignement dispensée dans nos écoles laïques, qui entendent censurer notre Histoire, voire notre langue. Louis XIV, confronté aux Protestants, leur refusait de former un État dans l’État. La cinquième République a laissé une sorte d’État étranger et hostile s’implanter dans notre État.

Déjà nos policiers, regardés comme une force d’occupation, ne peuvent plus circuler dans ces enclaves sans se faire agresser. Rien que durant la quinzaine écoulée, nous comptons cinq confrontations ayant causé des blessés dans les rangs de la police (les Tarterets, Coulomniers, Vitrolles, Clichy la Garenne, les Mureaux).

Si nous nous contentons de quelques comparutions devant les tribunaux, dont le caractère dissuasif reste à démontrer, la situation s’aggravera et nous aurons bientôt droit dans les rues de Paris et autres villes de notre douce France à quelques pluies de roquettes «artisanales» en attendant les missiles que le Hezbollah, composé de «militants» désoeuvrés pour le moment, se fera un plaisir d’introduire dans nos cités avec quelques «éducateurs» pour en enseigner le mode d’emploi. Gageons que les jeunes y seront meilleurs «apprenants» que dans les matières enseignées dans nos écoles.

Et qu’on ne vienne pas nous objecter qu’il n’y a aucun lien entre la menace de mort suspendue sur Robert Redeker et la «délinquance» des «jeunes». La tolérance de cette délinquance les détache irréversiblement de la France, de sorte que ces bandes de jeunes constituent le vivier où les djihadistes entraînés puisent leur relève et les forces d’appoint, recrutent des combattants pour le djihad.

Nos gouvernements, tiraillés entre ceux qui demandent l’application de nos lois dans toute leur rigueur et les militants du «droit au», du «droit à», se sont montrés faibles et inopérants. Les djihadistes en profitent pour placer leurs pions sur l’échiquier. Nous ne vivons que les prolégomènes d’une future guerre de Bosnie sur notre sol.

Avant 1914, les Français avaient le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges au-delà de laquelle s’étendait l’Alsace-Lorraine arrachée à la France par l’ennemi prussien. À présent, c’est toute la France qui se couvre de «lignes bleues des Vosges», nous séparant des territoires perdus de la République qui s’agrandissent et se multiplient chaque jour.


Éducation Nationale ? Le naufrage

Jadis, on disait «Instruction Publique» et, les mots ayant un sens, un garçon ou une fille de 11 ou 12 ans sortait de l’école primaire muni d’un Certificat d’études primaires, sauf s’il faisait 5 fautes d’orthographe. Il avait alors le choix entre l’apprentissage d’un métier ou la poursuite de sa scolarité. À lire les textes rédigés de nos jours par nos bacheliers, on se demande combien d’entre eux décrocheraient un «Certif». Ce déclin serait-il programmé dans l’appellation «Éducation nationale»?

Il y a en effet une différence entre «Instruction», dont la finalité est l’accession aux connaissances de base d’une culture ainsi que la capacité d’acquérir de façon autonome des nouvelles connaissances, et «éducation» qui est l’apprentissage, dès le milieu familial, d’un code de comportement et de savoir vivre dans une société. Instruction et éducation sont complémentaires, mais le rôle des instituteurs (pardon pour cet archaïsme, il faut dire «professeur des écoles») et enseignants est d’abord d’instruire et non de se substituer aux parents défaillants dans leur rôle éducatif. La seule «éducation» qui incombe à l’école, consiste à inculquer aux élèves (encore un archaïsme: il n’y a plus que des «apprenants») les valeurs civiques.

Éducation et Instruction sont donc complémentaires et non substituables l’une à l’autre. Or, à en juger par les résultats, l’école éduque fort peu (sauf dans le domaine de l’endoctrinement gauchiste) et instruit médiocrement. Et comme l’objectif «culture» passe après les intérêts politiques, la décision de «produire» 80% de bacheliers chez les «apprenants», contre moins de 20% avant les «réformes», n’est atteint qu’au prix d’un abaissement inversement proportionnel du niveau minimal requis pour accéder au bac. L’école devient le vivier du chômage, des emplois précaires et du RMI. Et comme le bachelier au rabais se croit tout de même un intellectuel, il estime qu’un travail manuel le déshonorerait. Jean-Paul Brighelli a magistralement développé ce sujet dans son livre décoiffant «La fabrique du Crétin». À lire et à déguster sans modération.

Épitaphes bientôt censurées ?

C’est une question que peuvent se poser ceux qui, fin septembre, ont appris par France Info que le quotidien Est Républicain a refusé, dans sa rubrique «nécrologie et commémorations», une insertion payante d’un annonceur à la mémoire de Monsieur Fred Wolfson, son père mort sans sépulture dans les années 40. Motif du rejet: la cause du décès qui suivait le nom du défunt était libellée: «mort d’une rencontre avec la barbarie nazie». En ce temps où journalistes et enseignants, qui veulent s’exprimer librement, doivent prévoir une protection policière, faut-il croire que la direction de l’Est Républicain craignait les violences des archéo ou néonazis offensés dans leur foi? Craignait-elle une Intifada de nos «jeunes» des banlieues qui font un charivari chaque fois que leurs pitoyables profs parlent de l’extermination des Juifs? Ou mesurait-elle le risque couru à enfreindre la fatwa d’Ahmadinejad qui oblige à nier la Shoah? Ou enfin, compte tenu du rapprochement qui s’impose de plus en plus à nos esprits, l’évocation de la barbarie nazie apparaîtrait-elle aux yeux de nos si irritables concitoyens islamistes comme une allusion islamophobe dissimulée derrière un hidjab antinazi? Quoi qu’il en soit, ne comptons pas l’Est Républicain parmi les plus ardents défenseurs des valeurs de la République.

Pour qui portaient-ils les valises ?

Pour l’Algérie bien entendu, que la France colonialiste opprimait. Je ne m’étendrai pas ici sur ce pays qui, comme le communisme du temps de Staline, a fait beaucoup de cocus parmi ses militants, ses sympathisants et ses «compagnons de route». Nous y reviendrons. Mais pour ne parler que de nos plus récents avatars, trois faits d’importance inégale, mais convergents, devraient combler de contentement les militants gogos qui voyaient dans la «révolution» algérienne un pas de géant vers un avenir radieux.

-L’enseignement du français ou en français est banni des écoles algériennes; et pan sur le nez des «francophonistes». Les anciens immigrants qui débarquaient en France s’exprimaient à peu près en français. Les nouveaux immigrants installés en France implanteront des espaces arabophones. Et dire que François 1er avait fait du français la langue de son royaume, facteur de son unité…

-La charia s’infiltre dans le droit algérien et le code de la famille n’avantage pas particulièrement les femmes. Et voilà que la propagation d’une religion autre que musulmane devient illégale, les convertis et les convertisseurs sont, pour le moment, envoyés en prison en attendant que le renforcement de cette loi ne les envoie au peloton de lapidation.

-Un Français, député au parlement européen, Patrick Gaubert en l’occurrence, est interdit de débarquer en Algérie. Motif: un tampon dans son passeport révèle un voyage en Israël. (C’est grave, Docteur ?) Mais des centaines d’hommes politiques, à commencer par notre actuel et les ci-devant présidents de la République, ont fait le même voyage. On voit mal Bouteflika, que Chirac a fait soigner en France, lui claquer la porte au nez. Il doit y avoir un autre motif. Serait-ce parce que Patrick Gaubert est par hasard le président de la Licra et que cette organisation anti-raciste fait de l’ombre au Mrap présidé par le franco algérien Mouloud Aounit (un peu franco mais très algéro-islamiste) ? Allez savoir !

À Cran !

J’ai vécu entouré de blancs, de blonds, de bruns, de roux, de jaunes, de noirs, de métis sans que ces particularités pigmentaires ne fassent l’objet d’un jugement de valeur. Quitte à me répéter, je trouve donc arbitraire, pour ne pas dire raciste, la volonté de fédérer sur les seuls critères de la teinte de la peau, des être humains par ailleurs différents les uns des autres. «Black only» serait-il moins raciste que «white only»? Or, le CRAN, déjà contestable en soi, se dote du même arsenal lexical que les autres communautarismes fondés autour d’un dénominateur commun religieux ou ethnique. C’est ainsi que l’on pouvait récemment entendre Patrick Lozès, porte-parole du Cran, évoquer le «désespoir» des noirs de France. Désespoir est un mot munition, un missile destiné à percer le blindage de notre société. Des Noirs désespérés, il en existe probablement, sans qu’ils le soient tous, ni tous de France. Je compte même parmi mes amis des Noirs épanouis et heureux. Et tous les désespérés de France ne sont pas forcément noirs. À en juger par les nombreux couples exogames (je veux dire composés d’un homme et d’une femme de couleur différente) on est amené à croire que les Françaises et Français «blancs» ne sont pas particulièrement racistes. Or, Monsieur Patrick Lozès finirait par nous accréditer l’idée que les Noirs, de plus en plus nombreux, sont importés contre leur gré pour cultiver les champs de coton de la Beauce, puis revendus après usage. Voilà comment on fabrique artificiellement et arbitrairement une «Juste Cause», généralement juteuse pour ses leaders.


Elle s’appelait Anne Cecilia Duque

Évoquer ce nom, c’est empêcher de la faire tomber dans l’oubli. Cette institutrice colombienne avait 25 ans lorsque les «révolutionnaires» de l’Armée de Libération Nationale (ELN), mouvement d’extrême gauche, l’a prise en otage et l’a assassinée le 26 avril 2003, sans autre forme de procès. Mais qu’avait-elle donc fait de pendable pour mériter ce châtiment? Rien, à moins que le fait d’avoir un père, qui n’appartenait à aucune mouvance et qui a refusé de commettre un meurtre commandité par ces criminels rouges, ne soit passible de la peine de mort. Mais ces guérilleros qui font l’admiration de nos douairières alter-mondialistes bobos et que l’on retrouve dans tous les «forums sociaux» et autres carnavals Castristes, rejettent la responsabilité de ce crime sur le père. Il aurait en effet pu sauver sa fille s’il avait obéi aux ordres des preneurs d’otages. Et voilà, on le tient le coupable!

Pourquoi rappeler ce «fait-divers» vieux de plus de trois ans, ce qui est beaucoup au regard de la brûlante actualité et qui, de surcroît, n’est qu’un crime «artisanal» à l’échelle des dizaines de millions de victimes et de centaines de millions de vies gâchées par les communismes soviétique, maoïste, viet cong et polpotiste? Parce que vous croyez pouvoir compter sur Libé ou Le Monde pour le faire?

Il n’est pas non plus inutile de rappeler les crimes dont la gauche et les gauchistes sont capables et coupables. Il m’apparaît approprié de le rappeler en cette période où les descendants «spirituels» des staliniens, et de leur culte de la personnalité, se pâment devant la brochette des «non alignés», c'est-à-dire alignés dans l’antiaméricanisme et le pro islamisme, rassemblés autour de la momie encore vivante de Fidel Castro, tels une Danielle Mitterrand, un leader islamiste Iranien ou, en vedette, Un Chavez, ce héros populiste qui rappelle davantage un Jacques Doriot qu’un Bolivar. Il est bon de montrer ces vilaines verrues recouvertes d’une épaisse couche d’angélisme sur le visage d’une gauche qui, ambitionnant de s’installer à l’Élysée et à Matignon, va solliciter nos voix. Il serait bon de s’en souvenir chaque fois que, durant la campagne électorale, nous entendrons leurs boniments de maquignons.


André Dufour pour LibertyVox

Les titres, chapeaux et illustrations sont choisis par la rédaction et ne relèvent pas de la responsabilité des auteurs

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 06/10/2006 Imprimer cet article
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