La Une de LibertyVox en RSS: 15 derniers articles 30 Tous
Retour à l'accueil
Retour à la Une  

L'étoile rose

Au nom de quelles valeurs et de quel modèle de société combattons nous l’islamisme? C’est par le prisme de l’homophobie et des atteintes à nos libertés individuelles que José Melchor Gonzales nous expose une des facettes de l’édification d’Eurabia. Le débat est ouvert, particulièrement sur la question de homoparentalité...

Et pourquoi pas la pendaison pour les homosexuels comme en Egypte? Il n'est finalement pas si étrange de voir que ce sont les mêmes qui hier dénonçaient le racisme des Français vis-à-vis des musulmans, dans une curieuse grille d'analyse des émeutes néo-islamistes de novembre, sombrer aujourd'hui dans un pathétique refoulement homophobe qui justifie dans les pays musulmans une répression sans pitié de ceux qui ne s'inscrivent pas dans une prétendue «normalité» sexuelle. Au fond ce n'est même qu'une logique jonction idéologique.

Il est logique pour ceux qui voyaient dans les émeutes de novembre le résultat d'un prétendu «racisme» français, de voir aussi dans l'homosexualité et la juste revendication des droits des homosexuels à l'égalité sans discrimination, une «décadence» occidentale. Le paradoxe n'est qu'apparent de clamer d'un côté que les musulmans seraient victimes de discrimination, tout en voulant en imposer aux homosexuels. Il répond d'une même corruption des esprits par l'obscurantisme religieux, qu'il soit d'ailleurs musulman, chrétien et même juif.

Car là aujourd'hui est le plus puissant levier de l'islamisation de l'Europe, de l'avènement d'Eurabia qui ferait de Paris une nouvelle Cordoba: l'alliance des intégrismes religieux préparant les conditions d'un nouvel ordre politique et social consacrant la suprématie musulmane et la dhimmitude des autres religions. Au fond, le mythe de Cordoue ne repose que sur la soumission acceptée et convenue des non musulmans.

Il est donc logique que tandis qu'institutions chrétiennes et juives tentent de multiplier les liens avec celles de l'islam européen, nous arrivions à des connivences idéologiques allant bien au-delà d'une simple politique «d'échanges culturels» ou même de «dialogue interreligieux». Il s'agit aussi d'une normalisation idéologique et de formatage des esprits pour les préparer au basculement vers Eurabia dans les vingt ans qui viennent.

Tel le nazisme à visage humain, l'islam modéré est bien évidemment l'autre face d'une islamisation qui repose aussi sur la pression du risque terroriste, dont les émeutes de novembre ne sont qu'un élément. Et tel Rome qui croyait sauver son empire en partageant son pouvoir avec les migrants barbares, toujours plus nombreux, qui s'arrogeaient peu à peu toutes les strates des autorités politiques et militaires locales des provinces romaines, l'Europe occidentale favorise l'intrusion croissante des musulmans dans la police, l'armée, l'administration, les grandes entreprises privées complices du pouvoir et bientôt les élites politiques, notamment par le biais des prochaines élections législatives de 2007 et municipales de 2008. Cet «islam à visage humain» permettant par ailleurs la diabolisation et la réduction de toute critique vis-à-vis de la religion musulmane à du «racisme».

Dans le même temps qu'est organisé par les églises le «dialogue interreligieux», la «discrimination positive» par les pouvoirs politiques et économiques, la normalisation des esprits est elle aussi à l'œuvre, à laquelle néanmoins résiste une tendance encore lourde à la modernité et un attachement à la liberté individuelle.

Que des députés tentent d'imposer un «délit de blasphème», qu'un autre imagine même imposer une véritable petite «chariah vestimentaire» aux lycéennes ou qu'un candidat à l'élection présidentielle propose d'abattre la loi de 1905 sur la laïcité pour construire des mosquées et des écoles coraniques dans tout le pays, des résistances permettent encore d'opposer quelques tirs de barrage à la logique de Cordoba.

Le combat pour la reconnaissance des droits des homosexuels à la liberté individuelle et à l'égalité avec tous les autres citoyens, sans subir de discrimination liée à leur orientation sexuelle, relève fondamentalement de la même logique que celui des femmes pour la défense de leur droit, elles aussi, à la liberté et à l'égalité face aux hommes et face aux obscurantismes religieux, qui aujourd'hui encore, et même malheureusement de plus en plus, peuvent impunément bafouer leur dignité d'être humain, sous les yeux de certaines élites bien pensantes trouvant «tout à fait normal» que le voile, le hijab, le tchador et même la burka se répandent chaque jour davantage dans les rues de nos villes.

Les femmes et les homosexuels partagent en commun qu'ils sont les premiers individus dont l'islam veut nier les libertés et les droits. Défendre «la liberté d'aimer» contre le djihad, voilà donc l'enjeu de la bataille qui se joue en Europe pour la reconnaissance des droits des homosexuels à la liberté et à l'égalité face à ceux qui demain, après avoir écrasé les homosexuels, soumis les femmes, s'en prendront aux juifs, et dans une impitoyable logique, à tous ceux qui ne seront pas de «bons musulmans».

Ainsi donc, et de fait, comment peuvent être cohérents ceux qui aujourd'hui prétendent «résister», «lutter contre l'islamisation» de l'Europe, contre le «syndrome d'Eurabia» et en même temps adhérer aux thèses rétrogrades de cette idéologie musulmane en en reprenant presque mot pour mot les mêmes clameurs sur la prétendue «décadence» de l'occident? En quoi la liberté et la responsabilité individuelles seraient des signes de «décadence»? La seule décadence c'est la régression mentale imposée par des idéologies obscurantistes niant la liberté individuelle comme critère essentiel de civilisation, et la responsabilité des sociétés démocratiques de l'encadrer dans des règles claires garantissant le plein exercice de cette liberté dans la responsabilité.

Reconnaître l'homoparentalité n'est pas accorder un droit sans contrôle social, tant le principe d'égalité vaut dans les deux sens qu'il accorde un droit mais aussi un devoir de responsabilité. Pareillement à un couple hétérosexuel, l'adoption et la parentalité seront soumises aux mêmes obligations légales et exigences sanitaires, sociales et psychologiques.

Ainsi va une approche progressiste, une vision tournée vers la modernité et l'accession à un degré supérieur qui caractérise notre civilisation démocratique et libérale. La République s'honorerait de se mettre au niveau des monarchies constitutionnelles européennes qui ont déjà franchi ce seuil nouveau de liberté individuelle et de responsabilité.

Le chemin des lumières est ainsi, en tournant le dos aux intégrismes de tous poils qui érigent toutes les formes de refoulements psycho-sexuels en doctrine politico-religieuse. Si les fous fanatiques d'Allah relèvent d'ailleurs à ce titre bien davantage de la psychiatrie que de l'idéologique, tant par ce besoin irrépressible de soumission des femmes que par leur homophobie, on pourrait en tirer quelques interprétations très intéressantes dans le cadre de quelque étude épidémiologique. Il est plus inquiétant en revanche de constater, hélas, que nombre d'opposants occidentaux à l'islam «au nom de la liberté», peuvent eux aussi se laisser tromper, abuser par le mal et une forme de corruption intellectuelle qui s'immiscent partout, jusque dans les préceptes les plus «vertueux» au nom de la morale religieuse (au nom de laquelle on condamne des gens qui ne veulent qu'aimer, pendant qu'on veut établir un «dialogue» avec des gens qui ne font que haïr) ou d'un supposé ordre «naturel», mais qui relèvent tout autant d'autres formes d'obscurantisme.

La liberté individuelle est un fondement, l'essence même de notre combat contre le nazisme avant-hier, contre le communisme hier, et aujourd'hui contre l'islam. Oublier cela, oublier des millions de femmes aujourd'hui réduites à soumission au cœur même de nos villes sous des voiles islamiques, oublier nos principes démocratiques en niant à certains citoyens les mêmes droits que les autres parce que leur «façon d'aimer» ne nous conviendrait pas, c'est perdre le sens de ce qui justifie chaque jour notre combat contre l'obscurantisme musulman. C'est nous renier nous-mêmes. Car autant que l'antisémitisme, la misogynie ou la francophobie, l'homophobie n'est rien d'autre qu'une forme de racisme et de haine.

Et qu'on ne mêle pas à ces concepts remplis de sens, celui d'islamophobie qui n'aurait pour pareille vacuité que de parler de «naziphobie» de la part de ceux qui ont combattu le nazisme de Dunkerque à Omaha Beach.


José Melchor Gonzales pour LibertyVox

Illustration prise sur: http://www.france.qrd.org/assocs/mdh/triangles.html


Retour à la Une

© José Melchor Gonzales pour LibertyVox - Article paru le 26/06/2006 Imprimer cet article
URL de cet article = http://www.libertyvox.com/article.php?id=199