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Le Voile de fer

Ecoeuré par une classe dirigeante laissant s’abattre sur nous le voile de fer de l’islam, André Dufour nous livre tout son dégoût.

Du bonnet phrygien au voile et du drapeau tricolore au keffieh

Ça se passait une nuit de 2002. Vieille histoire chassée par le flot de l’actualité diriez-vous? Au contraire, c’est un proche passé qui s’inscrit dans l’actualité que nous vivons en ce moment et qui risque de s’aggraver, jusqu’au jour où s’écroulera le mur de Berlin (lisez Riyad) et le voile de fer du prêt à penser dominant labellisé politiquement hallal.

Réunis pour donner un nom à la promotion 2001-2003 de l’ENA, les délégués des élèves de ce vivier dans lequel la République puise les cadres qui seront ou sont déjà aux postes de commande de notre pays, avaient dans leur quasi majorité choisi «Palestine» comme nom de baptême. Il aura ensuite fallu une nuit de débats pour arriver au 10ème tour du scrutin et à une courte majorité, au choix définitif du nom de René Cassin, père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Par 70 voix contre 67 qui ne renonçaient pas à leur «Palestine», les délégués ont finalement réussi à imposer, à travers ce que représente le nom de René Cassin, les valeurs de la Résistance et des valeurs universelles des droits de l’homme, contre le symbole d’un système totalitaire mafieux méprisant la vie de ceux qu’il prétend défendre, gouverné par des kleptocrates que la prétendue cause palestinienne a enrichis.

Mais est-ce une victoire du bonnet phrygien contre le keffieh? Ce n’est pas certain dans la mesure où voici belle lurette que les «enkeffiés» de l’ENA, comme ceux des autres grandes écoles, comme ceux de nos médias qu’ils polluent, comme ceux des partis politiques, sont déjà largement représentés dans tous les rouages de notre société. Rappelons par exemple la pétition anti-israélienne, sous couvert d’anti-Sharon, lancée par le Parti Socialiste en décembre 2003 je crois et portant la signature de 721 membres éminents de ce parti, soutenus par des dirigeants parmi lesquels on trouve Manuel Vals, Pierre Joxe, Paul Quilès, Michel Rocard, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Melanchon, Martine Aubry, Hubert Védrine, Michel Delebarre, Christian Paul, Henri Nallet, Jean Arnoux, François Patriat, Yvette Roudy et autres qui ont troqué l’ancien foulard rouge des jeunesses socialistes contre le keffieh.

Or, ce texte n’était qu’un copier coller des exigences de Yasser Arafat diffusées par la propagande palestinienne, y compris le droit au retour des tous les réfugiés palestiniens de 1948 dont leur surabondante progéniture a quintuplé le nombre, autrement dit la disparition de l’État d’Israël sous le flot d’un lapinisme délibéré et subventionné par la «communauté internationale». Moyennant quoi, ce sera la paix tant désirée entre la Palestine et Israël, à un «détail» près: cette «paix juste et durable» débouchera immanquablement sur l’expulsion des Juifs indésirables, comme des Chrétiens, dans une région musulmane arabe, en leur accordant toutefois un «droit de retour» dans les pays d’origine de leurs parents ou aïeux qui en ont plus ou moins été chassés. Rappelons par la même occasion que François Zimeray, pour avoir en tant que parlementaire européen, osé demander un meilleur contrôle des aides européennes à la Palestine, détournées par la mafia de Yasser Arafat, s’est aussitôt vu retirer l’investiture du PS. C’est que le clan de François Hollande et celui de Jacques Chirac tètent le pis de la même vache sacrée. À la différence près que maints signataires ou laudateurs de la pétition socialiste portent encore l’empreinte génétique de l’antisémitisme de Proudhon, père du socialisme français, dont le national-socialiste Adolf Hitler s’est largement inspiré. Mais surtout, ne le leur dites pas, ils ne se consoleront pas de se découvrir antisémites, de la même façon que les clients des prostituées, chez lesquels le toubib décèle une M.S.T, se demandent où et comment ils ont bien pu la chopper …

Et pourtant, le détournement des aides au profit des dirigeants palestiniens est un secret de polichinelle pour le premier Palestinien venu qui, écoeuré, a voté Hamas. A l’approche des échéances électorales, il faut parfois rafraîchir la mémoire des électeurs. À droite, c’est à peine mieux, la palestinophrénie restant le dénominateur commun des deux familles politiques qui s’alternent au pouvoir. Et les journalistes de nos grands médias arborent également le keffieh à en juger par leur empressement à reproduire à la Une les communiqués de l’Autorité palestinienne ou du Hamas, quitte à expédier ensuite en trois lignes et en énième page les démentis israéliens et, en tout cas, sans jamais condamner les actes terroristes arabe, si ce n’est pour déplorer qu’ils desservent la (juste) cause palestinienne.

Ce sont aussi les enkeffiés de Bruxelles qui, passant outre l’opposition pourtant justifiée de Chypre, poussent à l’admission de la Turquie au sein d’une U.E qui se verra gratifiée de cent millions de musulmans supplémentaires se reconnaissant davantage dans Mahomet que dans Atatürk.

Nous en sommes là. Déjà, chez nous, aux portes de Paris, au Kremlin-Bicêtre, lors de l’union d’un couple «français» qu’il devait célébrer le 10 juin, le maire s’est trouvé confrontés à trois cents invités brandissant le drapeau marocain et exigeant le retrait de notre drapeau tricolore, celui de la France, celui de la République. Le maire, premier magistrat a, bien entendu, annulé la cérémonie? Ne rêvons pas! Ce pétochard, ce lâche, ce parjure baissant culotte a fait planquer notre drapeau dans un cagibi à balais et, pendant deux heures, l’hôtel de ville était devenu territoire musulman, enclave du Maroc. Nos «français» musulmans auront alors tort de ne pas pousser le bouchon un peu plus loin. Ce n’est donc qu’un commencement, à moins d’un sursaut. Pourquoi pas? Après tout, si nos téméraires ancêtres gaulois craignaient seulement que le ciel ne leur tombe sur la tête, nos apparatchiks au pouvoir font preuve d’une sainte frousse devant quelques centaines de braillards qui occupent la rue. Alors soyons les milliers, les dizaines et centaines de milliers de citoyens arborant le bonnet phrygien rouge ou l’écharpe bleue pour exiger le rétablissement de la Loi républicaine et laïque, pour faire respecter notre drapeau. Nationalisme? Ce mot, s’agissant de la France, est chargé d’une connotation dévalorisante par ceux là mêmes qui s’attendrissent devant les nationalismes arabes, mais tant qu’à faire, préférons sur notre sol national, la Résistance nationale française, garante des libertés pour tous ceux et celles qui veulent être Français dans une France libre, républicaine, laïque, égalitaire sans discrimination de sexe, au nationalisme marocain, algérien ou turc annonçant notre asservissement aux lois d’un islam débilitant. Peut-être la rue sera-t-elle bientôt à nous et imposera-t-elle enfin, à ceux qui sont mandatés pour l’appliquer, la loi de la République, de nos valeurs, de notre humanisme contre ceux qui plient et veulent nous faire plier devant les diktats et fatwas d’attardés mentaux. Alors de leurs keffiehs nous ferons des serpillières et de leurs drapeaux qu’ils veulent substituer aux nôtres, des torchons.

Sarkozy = Eichmann.

C’est du moins ce que l’on peut conclure à en croire ceux des socialistes crétinisés autour de Jack Lang et de quelques doux dingues chrétiens, clamant que l’expulsion de familles vivant illégalement en France, y compris leurs enfants scolarisés, est comparable aux rafles et à la déportation d’enfants juifs sous l’occupation allemande. Rien que ça !

Que je sache, les enfants dont les militants socialistes s’occupent sont expulsés avec leurs parents vers leur pays d’origine, pays indépendants dont nos militants de gauche avaient naguère soutenu les revendications indépendantistes, voire porté les valises de ceux qui, chez eux, égorgeaient «nos fils, nos compagnes» pour faire de l’Algérie un pays arabe et musulman débarrassé de toute présence chrétienne ou juive, fut-elle ancestrale et interdisant tout prosélytisme d’une religion autre que musulmane. Voilà donc les peuples de ces anciennes colonies, tellement heureux dans leur pays enfin indépendant, qu’ils en viennent à préférer encore aller vivre chez leurs ci-devant colonisateurs. Mais chacun étant enfin chez soi, la France, également pays souverain, en vient, après maints déboires et dommages sur son propre sol, à réglementer le flux des immigrants pour le rendre compatible avec ses propres possibilités, ses ressources sociales et la sécurité publique. Et ceux que la France, en application des lois votées par les représentants du peuple souverain, reconduit aux frontières, ont une patrie, un pays d’accueil même si les conditions de vie y sont moins favorables qu’en France. Et ceux qui n’ont plus de patrie bénéficient de toute façon de leur statut de réfugiés qui n’est pas remis en cause.

Je sais qu’il est dur de devoir quitter un pays où l’on a choisi de vivre, fut-ce en infraction aux lois, mais l’infraction prolongée aux lois constitue-t-elle un droit acquis?

J’ai connu avant guerre, sous notre 3ème République, d’excellents camarades de classe qui, un beau jour, venaient rendre leurs livres scolaires en annonçant qu’ils retournaient dans leur Pologne ou autre Roumanie d’origine, le permis provisoire de séjour de leurs parents n’ayant pas été renouvelé. Cela nous attristait de perdre ainsi des bons copains qui, à force d’apprendre que leurs ancêtres étaient Gaulois, à force d’en vouloir aux Anglais qui avaient brûlé Jeanne d’Arc, s’identifiaient à nous et se sentaient français. Disons que ce n’est pas ce que les gouvernements de la 3ème République de droite, de gauche ou du centre avaient fait de plus intelligent pour ne pas dire de plus humain, d’autant plus que certains d’entre eux, minorités ethniques ou religieuses, opposants politiques aussi, retournaient dans un pays où ils n’étaient pas forcément les bienvenus. Et ceux qui avaient échappé à l’expulsion s’engageaient volontaires, quelques années plus tard, dans l’armée française et on les retrouvait ensuite parmi les premiers résistants de France dans les maquis de la M.O.I (main d’œuvre immigrée).

Mais quoi de comparable avec ce que nos compatriotes marqués comme Juifs ont connu durant les années noires de l’occupation allemande?

J’ai connu, à partir de 1941, des camarades de lycée qui venaient en classe avec une étoile en tissu jaune solidement cousue sur leur vêtement et qui disparaissaient un jour sans laisser de trace, raflés avec leur famille par la police française, livrés aux allemands et envoyés vers les camps d’extermination quelque part en Pologne. J’ai été témoin de ces femmes et des enfants en pleurs, poussés dès potron-minet vers les autobus de la TCRP, ancêtre de notre RATP, pour être conduits vers Drancy, Pithiviers ou Beaune-la Rolande. Là, les enfants, arrachés à leurs parents déjà expédiés vers les camps de la mort, traînaient dans un état de déréliction, sales, hébétés, désemparés, affamés derrière les barbelés français, gardés par des gendarmes français, éléments d’une armée qui prenaient enfin sur les enfants juifs leur revanche sur leur débandade devant la Wehrmacht. Puis, sous bonne garde de nos policiers et gendarmes, en attendant la relève allemande, ces enfants furent à leur tour expédiés vers les abattoirs nazis dans des conditions épouvantables qui auraient provoqué les plus vives protestations de la SPA s’il s’était agi de transports de bestiaux destinés à l’abattage.

Alors, comparer l’expulsion de familles transportées en avion vers leur pays dont ils ont la nationalité, avec la déportation des enfants juifs, est non seulement ignoble, mais lâche, n’en déplaise au camarade François Hollande, patron du P.S. Certes, Jack Lang, initiateur de cette mascarade ou passager se hissant dans un train déjà en marche, n’en est pas à une grotesque pitrerie près. Rameuter des «associations» qui écouteront le Chant des Partisans par une chorale d’enfants de Belleville, c’est laisser entendre que la majorité au pouvoir, qui n’est pourtant pas ma tasse de thé, est un régime d’Occupation; affirmation qui n’est pas pour déplaire à nos «indigènes de la république», mais ce n’en est pas moins une imposture qui n’a d’égale que celles que l’Agitprop stalinienne faisait naguère propager par ses militants cocos gogos. Et ce Philippe Torreton, terne inconnu en mal de notoriété, d’expliquer que cette situation lui rappelle des «choses épouvantables», ne fait qu’accentuer cette imposture. Ah, ces grotesques individus qui s’assurent d’abord de ne courir aucun risque pour entrer en «Résistance». Pour se comparer aux Résistants des années 40, il faudrait qu’ils sachent qu’à l’époque, le brave homme, la brave femme qui cachaient des enfants juifs n’organisaient pas un meeting, ne faisaient pas défiler les «illégaux» et les «clandestins» derrière des banderoles, ne convoquaient pas les journalistes et les caméras pour le faire savoir: ils risquaient leur propre liberté, leur vie même. Et les enfants cachés, une fois débusqués, étaient envoyés en wagon à bestiaux à l’abattoir. L’antisémitisme n’épargne pas toujours la gauche mais le détournement de l’innommable sort des Juifs durant les années 40-45 au bénéfice des causes prétendument humanitaires, alors qu’il ne s’agit que d’une arme politicienne d’une mouvance politique en quête d’électeurs, est une perversion du sens, une escroquerie morale. Mais qui en politique se soucie de morale? Qui dans cette mafia connaît le mot «honneur»? Alors de grâce, Messieurs les intermittents des nobles sentiments, les généreux aux dépens du contribuable, les irresponsables, les menteurs, les imposteurs, cessez de prendre les Français pour des cons; non seulement vous êtes sinistres, mais vous devenez ignobles et dégoûtants à vomir.


André Dufour pour LibertyVox

Toutes les photos et documents sont extraits de “Paroles d’étoiles”: L’album des enfants cachés (1939-1945) de Jean-Pierre Guéno et Jérôme Pecnard. Editions des Arènes.

Anny-Yolande Horowitz est morte à Auschwitz en 1942. Elle avait 9 ans.

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 23/06/2006 Imprimer cet article
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