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On leur doit tout !

De la Gay Pride à Guantanamo en passant par Gaza, Poitiers, Zarkaoui et les indigènes, André Dufour le dit haut et fort: “On leur doit tout” ! Plus qu’un bloc-notes, un livre de comptes !

Gay Pride

C’est entendu, le mariage est de moins en moins recherché par les couples hétérosexuels, c'est-à-dire, quitte à afficher mon esprit réactionnaire, les couples normaux, tandis que le droit de se marier n’est plus revendiqué que par les curés et les homosexuels. N’étant ni homophobe ni homophile, la façon dont des adultes consentants, de même sexe, gèrent dans l’intimité leurs pulsions érotiques ou leurs besoins affectifs, me laisse indifférent; c’est une question qui, au même titre que la pratique échangiste, zoophile ou autres déviances sexuelles, (sauf la pédophilie qui est criminelle) relève de la sphère privée; un point c’est tout. Mais une manifestation sur la voie publique, tapageuse et exhibitionniste, voire obscène, visant à la promotion homosexuelle, relève-t-elle encore de la «sphère privée»? Une «sphère privée», dès lors qu’elle n’est pas discrète et s’exhibe dans la sphère publique, ne se heurte-t-elle pas à d’autres sphères privées? Ne tend-t-elle pas, au même titre que l’ exhibitionnisme des courants religieux fondamentalistes, à en faire un outil politique cette fois-ci contestable? C’est la question qui se pose lorsque le gouvernement de la France, par la voix du Quai d’Orsay, proteste officiellement auprès du gouvernement russe, à la suite des violences qui ont marqué la première Gay Pride à Moscou au cours de laquelle, plusieurs participants français ont goûté à la brutalité russe. Nul ne peut reprocher à nos diplomates de s’inquiéter du sort de nos ressortissants à l’étranger, mais je me demande pourquoi, alors que la Russie n’en est pas à son premier manquement aux droits de l’homme, à la dignité humaine et à la liberté, c’est plus particulièrement à propos de cette Gay Pride que le Quai d’Orsay sort de son habituelle réserve. Serait-ce parce que cette fois-ci, nos excellences se sentaient concernées? Or elles n’ignorent pas que les Russes ont naguère enrichi le patrimoine linguistique de l’humanité de deux mots issus de leur culture: «pogrom» et «hooligan». Mais bon, le prosélytisme exhibitionniste des homosexuels est loin de répondre au goût universellement admis, y compris de la part de nombre d’homos qui se respectent et entendent préserver leur dignité. Aussi me permettrais-je de suggérer aux gays militants et remuants, d’organiser leur prochaine Gay Pride à La Mecque ou, à défaut, à Riyad ou à Téhéran. Sait-on jamais…


Assassinat…

Exit Al Zarkaoui. Disons que cet «activiste» sunnite islamo-démentiel, connu pour sa cruauté exhibitionniste, n’a pas eu de chance. Il paraît qu’après la frappe aérienne qui le visait, il était encore en vie. Mais il n’a pas eu le temps de venir se faire soigner en France. Le pauvre! Chez nous, notre président de la république (deux substantifs dépréciés qui ne méritent même plus une majuscule) l’aurait honoré d’une visite à l’hôpital et lui aurait accordé des funérailles nationales. À nos frais, of course! Ce qui prouve la supériorité culturelle de la France... Mais que voulez-vous? Les cow-boys incultes n’ont pas le raffinement bien connu de nos «zélites» que l’univers nous envie. D’ailleurs il y a chez eux des tics de langage qui ne trompent pas. Ainsi, le 8 juin vers 23h15 sur i Télé, Laurence Haïm, correspondante de cette chaîne aux USA, laisse échapper la formule: «assassinat de Al Zarkaoui». Quand on vous dit que ce héros est mort en martyr, victime de la barbarie impérialiste américaine… En matière de propagande politique comme en matière de pub, le choix des mots n’est en effet jamais innocent. Le choix du mot «assassinat» laisse entendre qu’il y a un «assassin», donc un criminel, et un «assassiné», donc une victime. Et voilà! Mine de rien, le (mauvais) tour est joué. Et ce n’est pas un cas isolé, tous les grands médias: presse, télés, radios sont contaminés par la perversité lexicale. Nos médias deviennent au journalisme ce que la prostitution est à l’amour.

… et «massacre sur une plage de Gaza»

Les Israéliens massacrent de paisibles Palestiniens sur une plage de Gaza, titre en substance la presse eurabienne au diapason de l’Elysée, prenant ainsi pour argent comptant les assertions des officines palestiniennes et sans attendre le rapport d’enquête des autorités israéliennes, enquête certes rendue difficile par la hâte de débarrasser le terrain de tout éventuel éclat de bombe ou d’obus qui en aurait permis d’établir leur origine israélienne… ou palestinienne, et aussi par l’habituel refus palestinien de procéder à l’autopsie des victimes. De ce fait, les «évidences» palestiniennes ou pro palestiniennes sont à prendre avec des pincettes. Par contre, ce dont la plage de Gaza n’a pas été débarrassée, c’est de la forte densité de cameramen qui se trouvaient là par un routinier hasard bien docile. Sans contester qu’il y eut des victimes, cette affaire a des relents qui ne sont pas sans rappeler le savant montage naguère diffusé gratis par Charles Enderlin, manipulateur trotskiste de France 2, dans le prétendu meurtre du jeune Mohamed al Dura attribué sans preuve convaincante aux Israéliens. Or, une présomption, surtout quand elle s’appuie sur des trucages et sur un parti pris, n’est jamais une preuve et en l’absence de celle-ci, Israël doit être présumé innocent.

Du reste, selon les dernières informations venues d’Israël, non seulement de la Ména, mais aussi de nos propres correspondants chrétiens de Jérusalem, le métal des éclats prélevés sur des blessés palestiniens venus se faire soigner en Israël, n’est pas celui utilisé pour la fabrication des obus, mais plus certainement celui d’une mine posée par le Hamas, sans doute pour entraver une action amphibie israélienne. Il ne peut être question de renvoyer dos-à-dos les versions palestiniennes et israéliennes en laissant les téléspectateurs jouer au jury, comme le fait avec sa malhonnêteté viscérale Charles Enderlin, l’imposteur sur France 2, mais de laisser les experts faire leur travail.

Cela n’empêche pas le correspondant du Figaro qui a tout vu de son bureau climatisé de Jérusalem, de dénoncer ce «déferlement de la violence israélienne» contre des «cibles» (ces derniers guillemets sont dans le texte). Bavure? Dommage collatéral? Toute mort est regrettable et devient insoutenable quand il s’agit de jeunes enfants, encore que les «activistes» palestiniens les utilisent sans états d’âme dans leurs actions terroristes, mais n’oublions pas que leur propension à préparer et à lancer leurs attaques et leurs tirs de roquettes «artisanales» à partir d’une zone densément peuplée, ne peut qu’exposer délibérément la population civile aux ripostes israéliennes. Les scrupules que l’on exige des israéliens, mais jamais des palestiniens, condamneraient Israël à subir sans broncher le «déferlement de violence… palestinienne» sous forme de bombes humaines et de pluie de roquettes qui, pour n’être qu’artisanales, comme nos médias sont sommés de les désigner, ne sont pas moins meurtrières que les «industrielles», le but avoué du Hamas étant de provoquer l’exode des Israéliens pris de panique qui habitent les zones frappées. C’est aussi oublier que le cas palestinien s’inscrit dans une stratégie globale du djihad pour qui, le terrorisme et l’intimidation sont des armes d’islamisation de régions entières. Ils ont fait et font encore leur preuve en Turquie contre les Grecs et les Arméniens, en Egypte contre les Coptes, en Algérie contre les Français chrétiens ou juifs, au Liban, en Irak, en Syrie et jusque dans nos propres «quartiers difficiles» qui se vident peu à peu de leur population non musulmane. Mais est-ce une loi qu’il faut aussi imposer à Israël? Et pour en finir avec les scrupules, il est certes médiatiquement payant de zoomer sur un bébé, palestinien, mort ou sur une mère, palestinienne, éplorée, mais nous ne pouvons oublier que les «activistes» palestiniens proclament sans vergogne que tuer délibérément un enfant juif, c’est éliminer un futur soldat. Alors, en traquant les tireurs de roquettes ou les pourvoyeurs de bombes humaines, Israël fait certes beaucoup de peine aux réseaux pro palestiniens qui souillent notre République mais ils finiront peut-être par se faire à l’idée que l’on ne tue plus les Juifs sans y laisser des plumes, et qu’une guerre, même «propre», n’évite pas des «dommages collatéraux». Inadmissible? C’est à prendre ou à laisser. Et qui sait, les Palestiniens et leurs auxiliaires palestinophrènes arriveront peut-être, dans une miraculeuse lueur de lucidité, à découvrir qu’il n’est pas indispensable de tuer des Juifs pour vivre heureux.


La bataille de Poitiers ou la compassion comme arme de l’islamisation.

Comme tous les petits écoliers de France, on la croyait gagnée par Charles Martel en 732, quelque part entre Tours et Poitiers, amorçant le reflux de l’islam dans sa redoutable version sarrasine vers les versants des Pyrénées où le preux Roland, jouant de la trompe, trompé par le traître Ganelon, périra à Roncevaux en attendant que, quelques siècles plus tard, le Cid et consorts boutent l’islam hors d’Europe via le détroit de Gibraltar.

Eh bien, détrompons-nous. «Père, gardez-vous sur votre droite! Père, gardez-vous sur votre gauche». Cette fois-ci, c’est sur notre gauche qu’il convient de nous garder. La Bataille de Poitiers se poursuit en ce moment à Poitiers même, en plein fief de notre royale et présidentiable Ségolène. Elle se poursuit face à un islam, non pas armé de cimeterres maniés par des impétueux cavaliers résolus de troquer leur vie terrestre contre un céleste harem, mais face à des pieux et paisibles «sans papiers» guinéens qui, soutenus par les Ganelon de la LCI, affrontent notre Sarko Martel par une grève de la faim… Mais qui sont-ils ces cent et quelques modernes guerriers de l’islamisation délibérée ou de facto de la France? Nous les découvrons à travers Marie-Christine Tabet, envoyée spéciale du Figaro (10-11 juin). «Au premier étage de l’école St Louis, dans le vieux Poitiers, une vingtaine de femmes allongées sur des matelas à même le sol tentent de dormir. Au rez-de-chaussée, des hommes regardent les courses à la télévision, jouent aux cartes, d’autres encore font leurs ablutions pour se préparer à la prière. Ces Africains, des Guinéens pour la plupart, ont entamé une grève de la faim le 29 mai. Des médecins qui se relaient deux ou trois fois par jour suivent 98 personnes dont une vingtaine de femmes».

Soutenus, pour ne pas dire incités et instrumentalisés, par un «collectif» fort d’une liste de 359 noms, ils exigent sur un ton comminatoire la régularisation de tous les sans papiers, sans aucune exception; à prendre ou à laisser! Fidèle à sa veulerie, le gouvernement, par la voix de son préfet, concédait 19 régularisations et 32 titres provisoires en faveur des familles dont les enfants sont scolarisés. Alors qui aura le dernier mot: le gouvernement censé représenter la majorité des 60 et quelques millions de Français ou cent individus entrés illégalement en France? Entendons-nous bien, je n’ai rien à reprocher à ceux qui, fuyant la pauvreté entretenue par la classe corrompue qui parasite leur pays, viennent chercher de meilleures conditions de vie dans nos pays aux mœurs si décriés par ailleurs. Les coupables, ce sont les gouvernements et les politiciens tarés, véreux, pusillanimes, ne voyant pas plus loin que leur tranquillité et leurs privilèges immédiats, dont les concessions «négociées» à l’islam et les mesures de régularisations successives sont autant d’encouragements aux nouvelles vagues d’immigrants sans qualification, petits ruisseaux d’apparence anodine qui, sur leur parcours, se rassemblent en torrents et en fleuves.

Mais que viennent-ils faire à Poitiers où les offres d’emplois sont nulles? Pas de chantiers, pas de débouché pour un travail illégal ou légal pas de nettoyage; «à peine quelques melons à ramasser de temps en temps». Mais qui parle d’emploi? Qui parle de travail? «Les gens viennent là où ils savent qu’ils seront bien accueillis, qu’ils trouveront un logement et des aides (.); la ville distribue des bons alimentaires aux familles, quelle que soit leur situation». C’est plus qu’il n’en faut pour des gens qui, dans leur pays, n’avaient rien. Cent bouches à nourrir, c’est supportable, c’est même insignifiant quand ça s’arrête là, mais quand cette addition de petits «insignifiants» finit par des centaines de milliers, devenant millions consistant en familles polygames prolifiques, incapables de donner à leur progéniture des repères compatibles avec le pays d’accueil, un modèle de travail, d’effort, de promotion par le mérite, cela donne des dizaines, des centaines de milliers de jeunes inadaptés, inadaptables, se livrant aux trafics, à la «dépouille», à la violence, allergiques à nos normes et valeurs, proies toutes désignées des caïds criminels hallal qui rendent des quartiers entiers inaccessibles à la police, aux pompiers et autres «faces de craie» représentant la France.

Cette immigration non choisie, non désirée est non seulement ruineuse pour nos institutions sociales au déficit abyssal, mais aussi source de troubles, d’émeutes, d’insécurité croissante. Cela donne entre 40 000 et 50 000 bagnoles cramées «bon an, mal an», surtout au jour de l’an, cela fait des millions d’actes «d’incivisme», des centaines d’enseignants agressés, cela donne des zones de non droit interdites à tout ce qui représente la société française, pompiers, police etc. sauf les allocs et l’assurance chômage. Alors disons qu’il faut stopper toute immigration musulmane, que ce soit du Maghreb ou d’Afrique Noire ou du Proche-Orient. Et apprenons à nous boucher les oreilles devant le chœur des pleureuses du Mrap ou des Droits de l’homme qui en appellent à notre bon cœur, à notre compassion, à notre conscience. C’est en exploitant nos propres principes, nos propres valeurs, nos propres lois que, poussant devant lui des cohortes de pauvres hères, l’islam revenu au déferlement djihadique prescrit par le Coran nous submergera et nous asservira. Alors, sans attendre qu’il soit trop tard, et nous y sommes presque, réagissons en décrétant l’immigration zéro, régularisations zéro, tant que nous n’aurons pas digéré, acculturé et bien intégré ces masses indigestes que la criminelle imbécillité de nos présidents de la République depuis Giscard jusqu’à Chirac inclus, de nos politiciens, de nos idéologues tarés, ont laissé s’implanter sur notre sol. Mais notre drame, c’est qu’un collectif constitué d’une dizaine ou d’une centaine de braillards hystéro- trotskistes et d’une poignée de curés stupidement iréniques parvient à faire fléchir un gouvernement qui, pour être souvent contestable (mais pas plus que ses opposants), est redevable de sa légitimité au suffrage de la majorité des citoyens.

On leur doit tout et plus si affinités.

«Indigènes». Un film de Rachid Bouchared. Je me garderai d’en faire un critique cinématographique, tous les goûts étant respectables et il y a assez de critiques cinématographiques professionnels pour donner leur point de vue sur sa qualité artistique. De nombreux maghrébins et africains subsahariens se sont engagés, plus ou moins de leur gré, dans l’armée française et, comme les français «de souche» et les engagés d’autres origines, ont combattu et sont tombés «au champ d’honneur».

Nul ne l’a jamais contesté ni oublié. Du temps du service militaire obligatoire, les monuments aux morts de nombreux régiments portaient gravés les noms de consonance africaine ou maghrébine de ceux qui ont perdu la vie, d’abord face à l’offensive allemande de 1940, puis à Cassino, puis en France même après le débarquement en Provence. L’honnêteté historique exige de le rappeler. Comme il faut tout de même rappeler que parmi les résistants de la première heure sur le sol français, on compte un nombre, proportionnellement au dessus de la moyenne nationale, d’immigrés: arméniens, juifs d’Europe de l’Est et du Centre, républicains espagnols, antifascistes italiens, polonais et quelques antinazis allemands rescapés des camps d’internement français, dont nombre d’entre eux furent envoyés au peloton d’exécution par les tribunaux militaires de la Wehrmacht.

Promenons-nous aussi du côté du Mont Valérien et sur les plages de Normandie où sont inhumés des dizaines de milliers d’Américains. Cela ne saurait nous faire oublier que les forces françaises étaient majoritairement composées de «Français de souche». Mais gardons-nous d’une vision unilatérale de l’Histoire, que ce soit d’un côté ou de l’autre. Surtout lorsque l’on a le sentiment que ce film s’inscrit dans une campagne de valorisation globale des musulmans qui inclut les Palestiniens et qui s’étend aussi au domaine culturel, dans les arts surtout. C’est ainsi que financé par les multimilliardaires saoudiens, le Grand Louvre ouvre prochainement un immense musée consacré à l’art arabe musulman, alors que celui-ci est en fait marginal en comparaison avec la magnifique floraison artistique de l’Antiquité et de l’Europe. Alors on force un peu la dose pour nous faire croire que nous devons tout aux Arabes. Pour en revenir aux «indigènes», oui, des musulmans ont combattu, vaillamment même, dans les rangs de l’armée française et ces combattants méritaient mieux que des pensions au rabais. Mais vérité pour vérité et sans tomber dans la généralisation, ajoutons pour être complets que d’autre musulmans ont combattu dans le camp nazi, plus particulièrement sous la direction de Hadj Amin al Husseini, grand muphti de Jérusalem, grand oncle de l’opulente Leila Shahid et du milliardaire Yasser Arafat. Les exactions de ces SS musulmans furent d’une cruauté inouïe, au point que sans la bienveillante complicité de la France gaullienne, ce muphti aurait été condamné à la pendaison par le Tribunal de Nuremberg. Alors, quand la propagande arabe et iranienne clame que les Arabes ne sont pas responsables de l’extermination des Juifs par les Allemands, il n’est pas inutile de rappeler que la Waffen SS musulmane dirigée par le dévot muphti de Jérusalem peut se «glorifier» d’au moins 20 000 Juifs des Balkans exterminés par cet édifiant modèle de la Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix.

Quant à la dette morale de la France envers les combattants algériens, elle doit être contrebalancée par le sang des Français, militaires du contingent ou civils, assassinés par les fils de ces anciens combattants quand ce n’est pas par les ci-devant combattants mêmes. Sans oublier que nombre des mêmes combattants «indigènes», restés dans l’armée française en tant qu’harkis, furent par la suite exterminés par leurs compatriotes «indigènes» du FLN, ce qui constitue, si je ne m’abuse, un crime de guerre. Alors faites des films pour préserver la mémoire de ceux qui, volontairement ou pas, ont contribué à la défaite du monstre nazi ou faites un film pour l’amour de l’art, mais ne nous parlez plus de «dette» de la France et ne faites pas de votre cinéma un piège pour prendre nos consciences en otage.

Territoires occupés

Grâce au gavage médiatique orchestré par l’Elysée et relayé par la coprocratie gauchisante, ce terme nous renvoie non pas à l’immense Tibet que la Chine finit de digérer mais, comme un réflexe pavlovien, vers la Cisjordanie militairement contrôlée par l’armée israélienne. Mais ce n’est pas de ces pays qu’il s’agit ici. Voilà qu’un petit pays membre de l’U.E, seul parmi les 25 qui la composent ou la décomposent, vient nous rappeler au souvenir d’un autre territoire occupé, pourtant situé au sein de l’Union Européenne. Alors que 24 pays membres, dont la France, s’empressent de clôturer à la sauvette le premier chapitre de négociations avec la Turquie, première étape vers son admission, et alors que c’est la règle de l’unanimité qui prévaut, voilà que la petite république de Chypre ose irriter la Turquie et contrarier les eurocrates en opposant son veto à l’admission d’un État dont l’armée occupe depuis de nombreuses années une portion de son territoire sous le fallacieux prétexte de protéger la minorité musulmane turque de cette île. Après y avoir mis en place un gouvernement croupion qu’elle est seule à reconnaître, la Turquie en a expulsé les habitants chrétiens grecs pour les remplacer par des colons turcs venus d’Anatolie.

On se serait attendu à ce que les gouvernements européens se solidarisent avec ce petit pays de l’U.E,. Mais c’est compter sans la couardise des gouvernements qui se mettent au service, non pas du droit et de l’éthique, mais de l’affairisme et de quelques intérêts inavouables, parmi lesquels ceux de l’Organisation de la Conférence islamique que la Turquie préside en ce moment. C’est ainsi que les reproches s’adressent non pas à la Turquie, dont les minorités ne sont pas tous les jours de la fête, mais à Chypre dont le manque de savoir vivre communautaire se traduit par trop peu de goût pour se sacrifier sur l’autel de l’Anschluss turc, et serait de ce fait un frein aux reformes que Bruxelles croit pouvoir imposer à la Turquie; et Allah sait qu’elle en a grand besoin pour devenir fréquentable. Alors haro sur le baudet chypriote! Voilà qui nous ôte tout regret d’avoir voté NON à la Constitution européenne.

Les suicidés de Guantanamo

L’hystérie antiaméricaine ne s’est pas fait attendre. À peine connu le suicide de trois islamistes et sans attendre plus ample information, les trompettes du djihad ont rameuté le ban et l’arrière ban des politiciens et médias dhimmis. Guantanamo n’abrite pas que des innocents ou des comparses d’une guerre implacable que le djihad mène contre tous ceux qui ne se plient pas à l’Islam radical. L’Amérique en a fait les frais, elle entend frapper l’ennemi jusqu’à sa complète éradication, comme elle le fit en 1941 après Pearl Harbour. À la différence près qu’à l’époque, l’ennemi portait un uniforme, disposait de cuirassés, de portes avions et d’avions aux couleurs japonaises et occupait des territoires sur lesquels il plantait ses drapeaux. Un Japonais fait prisonnier relevant des lois de la guerre était censé protégé par la Convention de Genève.

Avec le djihad initié par Ben Laden, aucune des règles de la guerre conventionnelle n’est applicable. L’ennemi est diffus, difficilement repérable, il est au milieu de nous, voisin de pallier? condisciple sur les bancs de la fac? ménagère poussant un caddy? commerçant paisible et bon enfant? passager dans le même train de banlieue ou du métro? Manutentionnaire à Roissy? Peut-être ou sans doute. Mais à un signal convenu, ces agents «dormants» passeront à l’action. L’islamisme djihadiste est un cancer non localisé dont on ne perçoit que des métastases. Comment dès lors appliquer les lois de la guerre à des islamistes qui, devant les caméras, tranchent la tête d’un Américain, d’un Juif, d’un Européen ou tout autre mécréant non-combattant tombé entre leurs mains? Mais comment aussi appliquer le droit commun à un djihadiste capturé? Un djihadiste capturé est une source possible de renseignements pour ceux qui l’ont capturé et son maintien au secret est une source d’inquiétude et de perturbation pour ses commanditaires.

Le droit commun exigerait un chef d’accusation, la présence d’un avocat, la communication du dossier, un droit de visite et un procès sans fin, c'est-à-dire une publicité qui va à l’encontre des impératifs de la guerre de l’ombre. Avec le 11 septembre, le djihad a inventé une forme inédite de guerre contre laquelle il faut trouver une forme inédite de parade et de combat. La France fait partie des états capitulards qui achètent les bonnes grâces de l’ennemi dont elle n’obtiendra en fin de compte qu’un répit. C’est un choix dans la tradition de Munich et de Vichy. Les Américains, plus proches de la méthode Churchill, ripostent au Blitz qui a ravagé Coventry et Londres, en faisant des ravages dans l’aviation allemande, avant d’écraser les villes allemandes sous les bombes, en attendant d’envoyer les nazis à la potence de Nuremberg. Cette méthode déplait aux lâches car elle leur renvoie une image peu flatteuse d’eux-mêmes. Alors ils parlent de «droit», de «droits de l’homme», de justice, de dignité humaine en faisant semblant d’oublier que l’ennemi actuel a décelé notre talon d’Achille dans les bons vieux principes de la culture occidentale fondés sur l’habeas corpus et s’en sert comme d’une brèche dans notre muraille. Alors oui, les Américains ont trouvé dans Guantanamo et dans des lieux de détention «illégaux» tant décriés, la moins mauvaise des parades contre la barbarie djihadiste et il serait criminel d’y renoncer sous prétexte qu’elle va à l’encontre de règles dépassées et inopérantes… Et rappelons nous que ce ne sont pas avec les méthodes de Chamberlain ou de Daladier et de Pétain que nous avons été délivrés des nazis mais avec celles de Churchill, Roosevelt et Staline, même s’ils n’étaient pas tous au dessus de toute critique.


André Dufour pour LibertyVox




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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 13/06/2006 Imprimer cet article
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