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De l'art de marcher sur la tête

Quand la couardise prend le pas sur la raison, on ne peut qu’élever la "marche sur la tête" au rang de l’art. André Dufour, comme à son habitude, remet les choses à l’endroit pour le plus grand bien de notre santé mentale.

Le coup de la mère.

Le coup de la mère éplorée a beaucoup servi dans le procès du terroriste «français» Moussaoui dont la défense devant la justice américaine, ainsi que les voyages transatlantiques de sa mère, ont été payés par le contribuable français, c'est-à-dire par vous comme par moi. N’en êtes-vous pas ravis?

Voilà que le Nouvel Obs nous ressert cet ingrédient culinaire, réchauffé au micro ondes, pour voler au secours d’un autre citoyen français dont la cinquième république, tombée dans la décrépitude, s’honore. Je me garde bien de dépenser ne serait-ce qu’un centime pour cet hebdomadaire peu ragoûtant mais, comme on en trouve toujours un exemplaire défraîchi qui traîne dans les salles d’attente, j’ai parcouru le n° 2167 du 18 au 24 mai. Toujours égal à lui-même. Mis à part un «dossier» sur les sociétés secrètes présenté à la une comme un scoop alors qu’il s’agit d’une énième compilation de marronniers que publient à tour de rôle tous les magazines, le Nouvel Obs’ nous refait le coup de la mère éplorée à propos de l’ignoble massacre d’Ilan Halimi. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de la mère de cette victime de la barbarie de l’immigration subie; elle n’intéresse plus la rédaction de cet hebdomadaire. Ce qui doit faire descendre dans la rue les accros du torche-cul de Jean Daniel, c’est la maman de Youssouf Fofana, cet ignoble tortionnaire d’Ilan, vous savez, ce «Juif qui a de la thune». Or, à en croire Isabelle Monnin qui signe l’article, la vie des parents et des frères de Youssouf (ça fait combien de personnes?) est menacée par un mystérieux réseau terroriste juif, au point que les voisins apeurés veulent voir cette encombrante famille déguerpir. Grâce à la discrimination positive, un F 4 a bien été attribué en priorité à cette famille méritante à Chaville, à 15 km du lieu du crime, mais le maire de cette commune semble peu enchanté de ce cadeau empoisonné. Si vous ne pleurez pas au spectacle d’une mère de famille, modeste femme de ménage, qui exprime sa honte et qui, à présent, rejetée de partout comme naguère les Juifs fuyant l’Allemagne nazie, ne sait plus où aller avec sa famille, c’est que vous n’avez pas de cœur ou pire, c’est que vous êtes incontestablement racistes.

Il faut vraiment être un larbin de plume de Jean Daniel pour se livrer à un tel coup tordu, à une telle perversité qui consiste à s’apitoyer non pas sur la famille d’Ilan Halimi, mais sur celle de son tortionnaire «présumé», selon la légende qui accompagne la photo de Youssouf Fofana. Famille innocente? Irresponsable du crime? Ben voyons. Cette famille ne vivait pas seulement des petits revenus d’une mère femme de ménage ou d’un père dont on ne nous dit rien sauf qu’il est «malade». Youssouf et ses frangins se livraient quotidiennement à moult trafics, vols et extorsions de fonds dont le produit, ajouté aux allocs et autres aides et subventions sociales, amélioraient l’ordinaire de cette «honorable» famille. Les parents ne se posaient-ils donc jamais de questions sur l’origine de ces «rentrées» providentielles? Ils sont pour le moins coupables de recel. Et la loi ne connaît pas de receleur «de bonne foi». Alors si cette famille ne sait pas où se loger, suggérons-lui de se trouver un domicile dans leur Côte d’Ivoire d’origine. Je verserais même volontiers mon obole pour débarrasser la France de cette coûteuse racaille.

Mais là où le Nouvel Obs est toujours aussi dégueulasse, c’est de nous rééditer le coup des Israéliens violeurs de Palestiniennes si cher à Sarah Daniel. Ainsi, pour relativiser la nuisance des milliers de cités servant de repaires aux bandes de «culture» islamique qui font régner l’insécurité dans presque tous les départements français, la valetaille de cet hebdomadaire se retourne contre une «Ligue de Défense Juive, organisation d’extrême droite connue pour ses discours virils et ses pratiques musclées», d’autant plus menaçante pour les habitants de Chaville, qu’à proximité de cette commune «réside une population de confession israélite particulièrement nombreuse». Pauvre France! Naguère, «au Bois de Chaville, y’avait du muguet»; à présent c’est la «population nombreuse de confession israélite» qui y crée l’insécurité. N’est-ce pas cette population israélite qui fait cramer les voitures, caillasse les keufs ou les pompiers, violente les profs, deale de la drogue, viole les filles lors de tournantes et rançonne les paisibles citoyens. On s’instruit et on découvre tout en lisant le Nouvel Obs’.

Messieurs les Jurés, merci !

S’agissant du verdict du procès Moussaoui qui échappe à la peine de mort, ce n’est pas moi qui remercie les jurés américains mais, comment s’en étonner? Robert Badinter. Et comment s’étonner que ce soit dans les pages du Nouvel Obs qu’il ponde son billet?

Robert Badinter est contre la peine de mort. Et il reste fidèle à ses principes. Ce n’est donc pas sur ce point qu’il me dérange mais plutôt par sa participation à une campagne en vue d’obtenir des autorités américaines le «rapatriement» de Moussasoui en France pour y purger sa peine à perpétuité. Mais bon sang, qu’est qu’on en a à faire de cet individu qui, de surcroît, ne se reconnaît pas comme Français? Et quelle garantie la France offre-t-elle à la Justice américaine? Il est fort à parier qu’un jour ou l’autre les juges d’application des peines lui concocteront des aménagements aboutissant à une semi-liberté, ou bien un «commando» trompant la vigilance des gardiens et bravant les coups de feu tirés en l’air le fera évader. C’est triste à dire mais aux yeux des américains, la France n’est pas fiable. Et quel tort les citoyens français ont-ils fait à Monsieur Badinter pour vouloir leur faire supporter le coût fort élevé d’une incarcération à perpétuité alors que les Américains ne demandent qu’à le garder chez eux? Serait-ce là aussi par compassion pour la mère éplorée qui ne supportera pas de vivre si loin de son fils chéri? Allons Maître Badinter, vous qui êtes heureux que Moussaoui ait sauvé sa tête, estimez-vous satisfait et réservez votre compassion aux mères, aux épouses, aux enfants de ceux que la criminelle idéologie de Moussaoui a enfouis sous les décombres du World Trade Center. Ceux-là n’ont pas bénéficié de l’indulgence d’un jury et sont privés à perpétuité de tout droit au recours.

L’exode des européens

À l’instar des non musulmans qui furent contraints de s’exiler de l’Algérie, leur pays natal, devant la menace que les nouveaux maîtres du pays faisaient planer sur leur liberté et leur vie, les européens qui refuseront la loi de la barbarie islamique devront-il à leur tour prendre le chemin de l’exil? À en juger par quelques exemples, cela ne paraît pas une vue de l’esprit. Naguère, l’écrivain Salman Rushdie, sujet britannique devait s’exiler du pays dont il est un citoyen pour échapper aux égorgeurs drogués de coran lancés à ses trousses par une pieuse fatwa des sanguinaires ayatollahs terroristes iraniens.

Le gouvernement des Pays Bas, sans doute lassé du coût démesuré de la protection policière, rendue nécessaire pour protéger la vie d’Ayaan Hirsi Ali contre les barbares (auxquels les Pays-Bas ont accordé droit de cité) qui lui réservaient le même sort que celui de Théo Van Gogh, décide d’expulser non pas ces hordes barbares de Mahomet, mais Ayaan Hirsi Ali, préalablement déchue de sa nationalité néerlandaise, les djihadistes d’importation gardant pour leur part leur nationalité néerlandaise. Et voici qu’à son tour, Fleming Rose, rédacteur de Jyllands Posten, envisage l’exil du Danemark, son pays, à la suite des menaces que la minorité musulmane (3% de la population du pays) fait peser sur lui et sur les 12 dessinateurs, à la suite de la publication des caricatures du prophète pillard, assassin et pédophile. Ainsi, 97% des habitants du Danemark doivent se plier aux lois de 3% d’abrutis drogués de coran. Alors se pose une question: aurons-nous bientôt le choix entre l’adoption de la Charia ou l’exil, les partants faisant de la place pour les nouveaux colons islamiques? Mais tant que la majorité peut encore jouer en notre faveur, n’est-il pas plus simple de bouter l’islam envahissant hors de France, hors du Danemark, hors du Royaume-Uni, hors des Pays-Bas et de ne laisser revenir, au compte-goutte, que ceux dont nous aurons pu vérifier la décontamination?

Une fois qu’ils auront le pouvoir, les islamistes ne nous laisseront aucun choix, soyons en assurés.

Dégonflés !

Dans son livre «24 AVRIL» (Cherche Midi édit.), notre ami Alexis Govciyan décrit la longue marche de nos concitoyens arméniens qui, malgré les inadmissibles pressions des autorités turques, a conduit au 18 janvier 2001 à donner force de loi à la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915. Certes cette reconnaissance n’est pas du goût des fachos turcs. Il ne restait plus qu’à compléter cette reconnaissance par la mise hors la loi du négationnisme, ce dernier n’étant que le prolongement du génocide par l’extermination de la vérité historique et de la mémoire. C’était logique. Mais c’était aussi compter sans la couardise, la lâcheté, la malhonnêteté et l’esprit capitulard de la corporation politique qui a réussi, par des manœuvres dilatoires au cours de la séance parlementaire, à empêcher le vote par le parlement d’une mise hors la loi du négationnisme turc. Jouant du chantage et du bakchich, la Turquie a recruté suffisamment de janissaires français pour faire oublier aux politiciens français que la République, ce n’est pas seulement un corps économique mais une âme faite d’un ensemble de valeurs, de morales et de courage qui en est l’âme. La France n’est plus qu’une machine, un machin passif à la disposition du plus offrant ou du plus menaçant. Triste…

Monsieur le Président Bouteflika, pardon !

Mais qu’attendent donc Messieurs Chirac, Villepin, Sarkozy, Douste Blazy pour se présenter en chemise, nu pieds et la corde au cou devant Bouteflika et lui demander pardon au nom de la France et de tous les Français «de souche»? Soyons certains qu’avec noblesse, il leur accordera l’aman. Bien sûr, il faudra lui remettre la clef de la maison France, mais l’expiation de nos fautes et l’amitié qui nous sera accordée en retour avec le pardon ne valent-elles pas ce petit sacrifice?

Mais les ministres de mon pays ne me représentent d’aucune façon. Voyez-vous Monsieur le Président Bouteflika, moi, en tant que citoyen de base, peu rompu au langage diplomatique faux cul et à la langue de bois, je vous dis d’aller vous faire «voir». Pas plus que mes parents et aïeux, je n’ai jamais mis les pieds dans votre pays et si un roi de France du début du 19ème siècle a envoyé ses troupes guerroyer sur vos rivages, ce que je trouve bien vilain, vos barbaresques avaient durant des siècles semé la terreur sur les rives européennes de la Méditerranée en les pillant et en y capturant des chrétiens dont vos aïeux s’enrichissaient en les vendant sur les marchés aux esclaves, ce qui n’était pas moins vilain.

Toute l’histoire de l’humanité est ainsi faite de guerres de conquête et de revanche, de retours de balancier, de croisades qui répondent aux djihads. Tout le monde devrait alors demander pardon à tout le monde . Avant d’être «française» votre pays était sous domination ottomane et avant les colons français, votre pays peuplé de Berbères a connu l’invasion des colons arabes, à la différence près, qu’eux, ils sont restés et étouffent la culture berbère...

Vous avez certes conquis votre indépendance, mais l’extermination des harkis désarmés est un crime de guerre et un imprescriptible crime contre l’humanité, et les massacres de civils a été une purification ethnique qui a précipité l’exode d’un million de Pieds Noirs pendant que la France accueillait et continue d’accueillir votre population excédentaire que votre régime pourri et votre classe dirigeante corrompue ne sont pas fichus de nourrir malgré les richesses dont vous disposez, un peu grâce au colonialisme…

Alors, arrêtez votre cinéma et puisque les hommes politiques qui prétendent agir en mon nom sont trop lâches pour vous dire clairement ce qu’ils pensent au fond d’eux-mêmes, je me fais leur interprète et vous dis sans ambages: nique ta mère! C’est une expression dont la langue française est redevable à votre pays. Merci pour votre si riche contribution à la culture française.


André Dufour pour LibertyVox

Chirac & Bouteflika

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 24/05/2006 Imprimer cet article
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