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La dérive de Guy Millière |
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Le dernier article de Guy Millière sur les émeutes en France, pour lequel nous avions signalé nos divergences, nous a valu de nombreuses réactions. Nous n’agréons pas forcément certaines charges assez violentes contre lui, mais publions aujourd’hui, au nom de la même liberté, cette réponse de José Melchor Gonzales, ancien directeur de publication d’Europolitica (Ex Revue Politique). |
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En endossant le discours du New York Times plutôt que celui du
Washington Times, Guy Millière se fourvoie sur la Mena qui nous avait
habitué à mieux. Accablant les Français de la responsabilité des
émeutes, décrivant une société foncièrement raciste et
ségrégationniste, traitant les musulmans dans la droite ligne de la
façon dont furent traités les Juifs sous l'occupation, voyant dans
cette linéarité une continuation d'un racisme Français quasi
congénital. Il reprend sans vergogne les pires discours du MRAP qui
tente de dessiner, en guise d'explication des 20 nuits d'émeutes
musulmanes qui ont déchiré le pays, une néo-lutte des classes
ethnicisée, et se livre au procès de «l'islamophobie» Française.
Ne voyant dans les émeutes que la «marginalisation de la population
maghrébine et africaine», il se lance dans l'apologie de la
discrimination positive, reprenant presque mot pour mot les propos de
Nicolas Sarkozy, qu'il considère néanmoins par ailleurs responsable de
provocation par l'usage des mots «voyous» et «racaille». Il dit
constater qu'«après trois générations de citoyenneté», les musulmans
«continuent d'être traités comme une population à intégrer», les
désignant même comme des «Français» et voyant derrière le principe de
l'égalité des droits, la trace d'un discours artificiel, aseptisé et
schizophrène, d'élites autarciques dissimulant à peine derrière le
modèle d'une société anti-raciste une discrimination raciale
permanente, voire obsessionnelle.
C'est oublier tout de même que la France est un pays de métissage, une
société authentiquement pluriethnique et multiculturelle, où les
nombreuses vagues d'immigrations passées se sont toutes parfaitement
intégrées. Et la dernière vague d'immigration en date, celle des
asiatiques, s'est elle aussi très bien intégrée en seulement une
vingtaine d'années. Et les tours HLM du 13è arrondissement sont même un
lieu remarquablement assimilé en plein cœur de Paris, dont la diversité
culturelle qu'offre le «quartier chinois» qui vit ses traditions et ses
rites religieux en toute tranquillité, est un superbe exemple de
tolérance et de respect réciproque.
Soyons clair une fois pour toutes; que ce soit le modèle britannique
qui a volé en éclats en découvrant que ce sont des jeunes issus de la
bourgeoisie musulmane, issue d'un système de discrimination positive
fondé sur un système ultra-communautariste, qui ont commis les
attentats de Londres, ou le modèle néerlandais, bâti lui sur un sens de
la tolérance presque sans limite, et que les assassins de Pym Fortuyn
et Theo Van Gogh ont tué avec leurs victimes, ou enfin le modèle
Français qui a intégré les plus massives vagues d'immigration en Europe
depuis près de deux siècles, force est de reconnaître que tous ne se
heurtent qu'à une seule et même cause «d'indigestion»: l'Islam. Car le
problème n'est pas social, mais culturel, et la culture musulmane est
une culture foncièrement incompatible avec nos modèles démocratiques,
et c'est pourquoi elle échoue à s'intégrer.
Les cités des villes nouvelles continueraient d'offrir l'attrait de
grands appartements spacieux, de larges et agréables voies de
circulation, de grands parkings où stationner aisément, des espaces
soigneusement aménagés, et le privilège de petits commerces conviviaux
en bas de l'ascenseur, si les musulmans n'y avaient pas apporté leur
culture de la dégradation et du crime. Dans les années 60, ces grands
appartements, équipés du chauffage central et d'une salle de bain
indépendante dans un pays où beaucoup dans les campagnes allaient
encore aux toilettes au fond du jardin, étaient bien loin des « cités
dortoirs » sordides, ces zones de non droit, qu'elles sont devenues
quand l'immigration musulmane a remplacé la population provinciale qui
avait la première habité ces habitation, qui plus est, à loyer modéré,
et qui en tirait même une certaine fierté.
Mais qui a dégradé ces cités? et à quoi tient «l'entassement» de
certaines familles, sinon à des raisons culturelles, ainsi la
polygamie… Effectivement, aucun appartement en France n'est prévu pour
accueillir une famille incluant 4 ou 5 femmes et une vingtaines
d'enfants, pas plus qu'aucune cave de cité n'était d'ailleurs vouée à
accueillir des «tournantes» (viols collectifs) qui résultent bien,
elles aussi, aussi d'une importation «culturelle».
Si le chômage n'est pas un choix, la responsabilité de rester digne et
respectueux de son environnement urbain, en est un. Et à fortiori plus
encore quand on est pauvre et que la société se mobilise pour la
rénovation de l'habitat, et je parle d'expérience, ayant vécu de
longues années à Sarcelles. Car on peut reprocher beaucoup de choses à
l'état depuis trente ans, mais certainement pas d'avoir délaissé ses
banlieues. Bien au contraire, même si beaucoup reste à faire, les cités
ont bénéficié plus que n'importe quelle autre ville en France, des
largesses de l'état.
Rénovation de l'habitat, construction massive de lieux de loisirs et de
sport, soutien aux associations d'animation de quartier et de
prévention de la délinquance. Promulgation des zones franches, des ZUP,
des ZEP, et j'en passe qui ont toutes déversé des milliards d'euros sur
les banlieues, où un jeune est mieux pris en charge que n'importe quel
petit Français vivant en Bretagne ou dans le Gard. Les écoles, collèges
et lycées des ZEP bénéficient depuis longtemps des meilleurs soutiens
financiers, ont un nombre limité de 25 élèves par classe, quand un
lycée ordinaire de province dépasse allègrement les 40. Des soutiens
scolaires individualisés sont depuis longtemps à l'oeuvre dans ces
établissements, ainsi que des aides personnalisées à l'orientation, et
n'oublions pas de parler de la discrimination positive dont bénéficient
depuis des années les "jeunes issues de l'immigration" ou des "zones en
difficulté" dans les administrations et dans certaines entreprises
publiques. Jusqu'au recrutement de «jeunes en situation d'échec
scolaire» dans la fonction publique. Autant de chances que n'ont pas
des jeunes Français sortant de la fac avec un bac+4 en poche et qui
finissent dans des CDD minables, quand ce n'est pas dans les stages
bidons de l'ANPE. Les établissements qui manquent de moyens ne sont pas
ceux que l'on croit, il y a longtemps que ces zones sont «positivement»
discriminées, et c'est bien mal connaître la politique de l'éducation
nationale que de l'ignorer.
Quant à ce discours où Millière se fait partisan de la force contre des
agriculteurs qu'il voit «mettre à sac des villes entières», et des
syndicalistes «prendre des gens en otages ou détourner un bateau», il
endosse les habits des pires réactionnaires anti-sociaux, tandis qu'il
excuse la racaille musulmane qui a elle, véritablement mis à sac 226
communes en France, détruit pour 200 millions d'euros de dégâts, 10000
voitures, des centaines de commerces, des entreprises et des écoles,
enfin, tué 3 personnes et brûlé vive une handicapée. Mais pour M.
Millière tout cela n'est donc que de la faute à l'exclusion sociale de
ces pauvres malheureux musulmans qui n'exprimeraient que leur révolte.
Étrange dans ce cas qu'il ne comprenne pas celle des agriculteurs qui
arrivent à peine à survivre, ou de salariés qui perdent leur emploi
alors qu'ils ont une famille à charge et qu'au-delà de 40 ans il est
bien difficile de retrouver un travail quand on tombe dans la spirale
du chômage. Ce n'est pas du désespoir cela?
Il est vrai que Millière ne voit que la misère qu'il l'arrange. Oubliés
les millions de Français modestes, eux aussi au chômage, eux aussi
précaires, eux aussi travailleurs pauvres surexploités par des patrons
sans scrupule, car il y en a, et tous ceux des classes moyennes qui ont
vu leur niveau de vie s'effondrer au cours de ces 10 dernière années.
Mais cela ne pourrait pas coller à sa démonstration qui vise seulement
à marquer toujours plus son allégeance à ses idoles américaines au
mépris du peuple Français qu'il insulte copieusement, ne voyant que le
Vichysme et omettant que 1,5 million de Français sont morts pendant la
guerre, que des résistants ont donné leur vie sous la torture, tel Jean
Moulin, et que de nombreux autres ont fini dans les camps pour avoir
protégé des Juifs. La France est le pays qui a sauvé le plus de Juifs,
malgré la collaboration de scélérats et de traîtres à la patrie
pactisant avec l'occupant nazi, comme leurs descendants spirituels
collaborent aujourd'hui avec l'occupant musulman, en utilisant le même
discours tamponné LCR «lutte des classes ethnicisée» que Guy Millière.
Guy Millière partisan de la Turquie islamiste dans l'Europe (que nos
discours contre son entrée dans l'UE «humilierait»), partisan de la
discrimination positive, c'est-à-dire de la préférence musulmane dans
l'emploi, l'éducation, la politique, à tous les niveaux de
responsabilité de la société. Il ne dénonce le Vichysme que pour mieux
proposer à sa place le Califat. Hier pourfendeur de l'esprit
Chiraco-munichois, le voilà maintenant le plus parfait et digne
représentant des «élites autarciques» parisiennes dont il a totalement
adopté la prétextologie néogauchiste et pro-musulmane pour mieux
justifier la reddition et l'occupation de la France…
José Melchor Gonzales pour Libertyvox
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«Le problème, c'est le prophète et le Coran (...) Il y a des graines de fascisme dans l'Islam.» (Ayaan Hirsi ali)
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