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Les émeutes en France : une approche libérale

Après quelques jours de travaux, Libertyvox reprend du service. Merci pour votre patience et votre fidélité. Pour notre “rentrée” Guy Millière nous livre une autre approche des émeutes ayant frappé la France. Son analyse ne reflète pas la nôtre sur cette question et diffère en de nombreux points, mais que serait Libertyvox sans la liberté d’y exprimer d’autres idées que les nôtres ?

De multiples analyses des émeutes survenues au cours des trois dernières semaines en France ont été énoncées, aucune à ma connaissance n'a reposé sur une prise en compte des principes économiques et politiques qui forment la matrice du libéralisme classique. J'entends ici combler cette lacune qui me semble grave et préoccupante. Les sociétés qui oublient trop longtemps les leçons du libéralisme classique connaissent en général un triste sort qui a toujours les couleurs de la violence et du collectivisme: haines raciales, tentations totalitaires ou dictatoriales. La France est un pays où la liberté est instable: elle en est, de facto, à cinq républiques et les quatre précédentes ont fini par un coup d'Etat ou un sauveur suprême. Entre les épisodes républicains, les régimes sont allés de l'Empire à l'autoritarisme. Le racisme sous sa forme antisémite était encore au pouvoir voici soixante ans. Précisément parce que je suis libéral et que j'ai de la mémoire, je me dois d'être particulièrement vigilant.

1. S'il est évident que les banlieues françaises sont peuplées assez largement de personnes d'origine musulmane, s'il est évident que ces personnes ont été touchées par la propagande de recruteurs de l'islam radical, s'il est évident aussi que cette propagande a très largement contribué à la vague d'antisémitisme qui a déferlé sur la France ces dernières années et à l'émergence de ce qui a été appelé à juste titre «les territoires perdus de la république», il n'en reste pas moins clair que des facteurs autres que l'islam et, a fortiori, l'islam radical, ont été à l'oeuvre ces derniers temps:

- la France est aujourd'hui dans une situation de quasi faillite économique. La croissance est quasi nulle depuis plusieurs années et, en tous cas, insuffisante pour créer des emplois. Le chômage n'est maintenu aux alentour de 10% que par des expédients: inscription provisoire de gens à des stages qui ne conduisent à rien, démultiplication des rmistes, radiations pures et simples des listes de chômeurs.

Quand une société s'installe durablement dans le chômage de masse, elle installe ce faisant une fraction de sa population dans l'inactivité et la marginalisation forcée. Et la population qu'elle installe dans l'inactivité et la marginalisation est, logiquement, la moins qualifiée. C'est ce qui se passe en France depuis trente ans.

Quand la population installée dans le chômage est majoritairement jeune, n'a aucun horizon, aucune perspective d'ascension sociale, elle est (logiquement encore) en situation de frustration, et faute de diriger son énergie vers le travail, ne peut que la diriger vers d'autres activités. C'est ce qui s'est passé en France ces dernières années.

Quand on ajoute à tout cela des allocations diverses qui, tout en entraînant des hausses de prélèvements obligatoires, destructrices d'emploi, ancrent ceux qui en sont les «bénéficiaires» dans des positions d'assistés dont on subventionne la passivité, quand on ajoute à ces allocations diverses des allocations familiales qui, en tel contexte, peuvent conduire à avoir des enfants supplémentaires aux fins essentiellement de bénéficier d'un surcroît de rente, quand on crée dans le secteur immobilier un secteur lui-même subventionné échappant aux règles du marché immobilier, et qu'on crée ce secteur immobilier sous la forme d'ensembles semi-clos, placés en marge des villes, conçus selon un système qui ressemble à l'entassement de clapiers, on crée des zones de marginalité permanente propices au développement d'un fonctionnement social parallèle où les repères d'appartenance à la grande société se dissolvent, où un mode de vie dépendant et marginal s'installe et où les frustrations s'exacerbent.

Il suffit de rajouter à tout cela quelques ingrédients, un système scolaire monolithique, sans flexibilité et toujours plus inapte à la transmission du savoir à une population de plus en plus hétérogène, une perte de repères éthiques induite par le relativisme ambiant, un renoncement graduel par les autorités à sanctionner efficacement le crime, et on peut parvenir à ce que le fonctionnement social parallèle aille de pair avec le développement d'une économie parallèle de type criminel où l'ordre se trouve maintenu conformément aux contre-règles de l'économie parallèle.

La France a ajouté et rajouté tous ces éléments et ingrédients. Depuis trente ans, ai-je noté.

Nous avons le résultat: des quartiers «sociaux» où le chômage atteint ou dépasse 40%, des zones de non droit au sein de ces quartiers, des populations désocialisées vivant de rentes et de trafics divers, une ségrégation et une marginalisation ethniques de fait.

Cela au milieu d'une société où les systèmes de redistribution «sociale», conçus pour fournir allocations et rentes, s'effondrent sous le poids de leurs déficits croissants, où le surcroît de natalité dans les populations ethniquement marginalisées va de pair avec une nette baisse de natalité et un vieillissement dans le reste de la population, et où la fuite de capital humain vers l'étranger s'accompagne d'un afflux migratoire de populations attirées par l'espoir des allocations et rentes.

Cela aussi dans un contexte de dépôt de bilan politique et intellectuel:

- aucun renouvellement en France, depuis de nombreuses années, des idées politiques, avec d'un côté un parti socialiste toujours incapable de comprendre les règles les plus élémentaires de la pensée économique, et, de l'autre côté, une droite encore profondément étatique, gaulliste, et très largement dépourvue du courage ou de la volonté de procéder aux grandes déréglementations sans lesquelles aucun sursaut entrepreneurial ne pourra venir.

- aucun renouvellement des idées non plus, et depuis au moins aussi longtemps. La pensée libérale, dont je me réclame, reste marginalisée (comme, d'ailleurs, dans une bonne part de l'Europe continentale) alors qu'elle est largement prédominante partout où, sur la planète, du développement s'opère et de la prospérité se crée. Survivance au contraire d'idées marxistes et anti-capitalistes dignes du dix-neuvième siècle.

Nous sommes, je regrette de devoir le dire, tout au bord du désastre, et regarder le désastre en face, voire, tenter de le surmonter, impliquerait que des yeux plus nombreux s'ouvrent sur la véritable nature du désastre.

L'islam radical, l'antisémitisme, ne sont pas la cause, ce doit être dit. Ils sont des effets pervers qu'on ne pourra combattre si on persiste à ignorer la véritable cause.

Les discours totalitaires prospèrent, nous apprend une lecture scrupuleuse de l'histoire, dans les sociétés profondément en crise et recrutent chez ceux que les sociétés profondément en crise excluent. Le nazisme a prospéré dans le Lumpenproletariat survivant dans les décombres d'une Allemagne ruinée. Le Black Panther Party et autres éléments de la contre-culture noire violente des Etats-Unis ont fermenté dans la crise économique et morale qui touchait le pays dans les années soixante. L'islam radical d'aujourd'hui, en ses terres d'origine, trouve un sol fertile dans les dictatures et le sous-développement économique, politique et culturel de la plupart des pays du monde arabo-musulman.

Constater que l'islam radical et l'antisémitisme sont installés en France (et ils le sont), ne doit pas conduire à ignorer la cause et à ne pas regarder le désastre dans toute son ampleur et dans toutes ses dimensions.

Combattre efficacement l'islam radical et l'antisémitisme implique, si c'est possible encore, de combattre la véritable cause du désastre. Sinon le combat est perdu d'avance.

2. On ne peut, en ce contexte, passer sous silence ce que fut la politique étrangère de la France depuis les années 1960, et ce que sont les conséquences de cette politique étrangère.

Définie matriciellement comme «politique arabe de la France», cette politique a conduit la France à prendre ses distances avec des démocraties importantes, Israël et les Etats-Unis, à se rapprocher de dictatures du monde arabe, à avoir des positions peu scrupuleuses en matière de droits de l'homme, de démarcation entre démocratie et dictature, d'éthique économique et entrepreneuriale.

Le rêve sous-jacent était d'obtenir pour la France des partenariats privilégiés avec des pays fournisseurs de matière première, de vendre des armes aux dirigeants de ces pays aux fins de contribuer à financer une industrie de l'armement française indépendante, de rétablir ainsi la puissance d'une France appuyée sur le monde arabe, et de projeter la puissance de la France en Europe de façon à ce qu'émerge une «Europe puissance», rivale des Etats-Unis.

A terme, il s'agissait non seulement de prendre ses distances avec Israël, mais d'accepter l'idée qu'Israël soit une parenthèse de l'histoire.

Au désastre économico-politique et social dans lequel gît la France aujourd'hui, s'ajoute le désastre occasionné par cette politique étrangère. La France est aujourd'hui un pays où les préjugés négatifs envers Israël, envers les Etats-Unis, envers le «capitalisme», sont plus forts que presque partout ailleurs en Europe:

- nul ne devrait s'étonner, en ces conditions, que l'antisémitisme se dissémine facilement en ce pays, et, ce doit être dit, l'antisémitisme en France aujourd'hui n'est pas seulement musulman, mais peut aisément prendre des «habits neufs» comme l'ont montré divers auteurs.

- nul ne devrait s'étonner non plus que «l'altermondialisme» et le rejet de l'économie de marché mondialisée (perçue comme porteuse d'une «américanisation du monde») ne soient particulièrement puissants en France.

- nul ne devrait s'étonner que la défense des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté d'entreprendre sur la planète soit en France très erratique et, souvent, à géométrie variable. Une logique profonde et effroyable est à l'oeuvre dans tout cela.

En contribuant au maintien au pouvoir de dictateurs qui ont ruiné leur propre pays dans le monde arabe, la France a, qui plus est, joué un rôle indéniable et important dans la maturation des frustrations dont s'est nourri l'islamisme.

En refusant jusqu'à ce jour de se placer clairement du côté de ceux qui, dans la bataille pour le coeur de l'islam, oeuvrent à l'émergence et au renforcement d'un islam modéré compatible avec la démocratie, la France a choisi, à l'extérieur de ses frontières, le camp de l'apaisement vis-à-vis de l'islamisme.

Non seulement la France aujourd'hui est un pays fermé au libéralisme politique et économique au sein de ses frontières, mais c'est un pays dont la classe politique et intellectuelle semble ne pas comprendre ce que tout libéral comprend: que le combat pour la liberté politique et économique est désormais planétaire, et que le temps des manoeuvres, du cynisme et du double langage est, très heureusement, en train d'être relégué vers le révolu.

Les engrenages qui ont mené à la ségrégation ethnique en France et à ses conséquences, sont fort proches des engrenages qui ont mené la France a pratiquer une forme de ségrégation diplomatique et à vanter la démocratie sur le continent européen tout en acceptant les dictatures les plus abominables pour les populations arabo-musulmanes sur leurs terres d'origine.

Regarder le désastre dans toute son ampleur et dans toutes ses dimensions implique aussi de prendre en compte le désastre diplomatique français.

La crainte du «plombier polonais», les réflexes xénophobes et archaïques qui ont agité le pays lors de la campagne électorale concernant le référendum sur la Constitution européenne n'étaient, à bien y regarder, que le prolongement de la crainte de l'immigré, d'une xénophobie et d'un archaïsme plus larges et entretenus depuis longtemps.

Le fait que la Constitution européenne ait été rejetée en France non parce qu'elle portait des risques supplémentaires de captation technocratique du pouvoir politique et des risques de restriction plus fortes encore en matière de liberté économique, mais parce qu'elle était censée être «trop libérale» (ce que, j'en atteste, elle n'était pas) est en soi significatif de l'état mental préoccupant qui prédomine en ce pays.

La France est un pays où, à de très rares exceptions près, ceux qui font profession de penser ne savent plus exactement ce que sont le droit, la liberté, la libre entreprise, l'économie de marché.

Elle est un pays où, à de très rares exceptions près encore, ceux qui font profession de penser ne comprennent pas le monde tel qu'il devient, et ne comprennent pas, surtout, ce que Michael Novak appelle «la soif universelle de liberté».

3. La seule question qui vaille en pareil contexte est: existe-t-il des remèdes ?

Dans l'idéal, et je dis bien dans l'idéal, il faudrait procéder à une véritable révolution économique, politique, juridique, culturelle.

Il faudrait, dès lors qu'elle n'a pas existé depuis longtemps, recréer la liberté économique en France de façon à ce que s'opère un retour vers la croissance et le plein emploi. Cela impliquerait une baisse radicale des impôts, une déréglementation généralisée et, aux fins d'assurer la pérennité des décisions prises, une refonte de la Constitution faisant qu'il ne soit plus possible de revenir en arrière. Cela impliquerait une réforme radicale de la police et de la justice de façon à ce que la présomption d'innocence soit respectée (fin des contrôles au faciès) et à ce que le crime soit puni plus efficacement (retour à des peines dissuasives). Cela impliquerait une diminution rapide du nombre des fonctionnaires accompagnée d'un effort en direction des fonctions régaliennes de l'Etat.

Cela impliquerait une réforme de l'école et la fin du système unique aujourd'hui en vigueur en France, l'ouverture de la presse et des médias à des investisseurs étrangers de façon à ce qu'émerge un vrai pluralisme et une réflexion ouverte à ce qui se pense et se dit sur le reste de la planète.

Cela impliquerait l'émergence d'hommes politiques parlant de droit, de liberté d'entreprendre et mettant l'accent, diplomatiquement sur le fait que la liberté économique et politique vaut partout et pour tous les hommes.

Cela impliquerait la fin de la prédominance de l'anti-israélisme et de l'anti-américanisme dans le discours politique et médiatique, ainsi qu'une prise de position vaste, claire et nette en ce même discours en faveur de l'islam modéré partout sur la planète.

Cela impliquerait la fin, dans le discours politique ou médiatique, de la moindre complaisance envers le terrorisme anti-démocratique (en Israël, en Irak ou ailleurs) et envers la violence politique ou syndicale dans des sociétés démocratiques.

Cela impliquerait aussi dans la situation présente de renoncer provisoirement au pacte de stabilité et à diverses contraintes européennes.

Je ne crois pas qu'une révolution telle que celle que je viens d'esquisser verra le jour.

A bien y regarder, la France n'a jamais été un état de droit au sens libéral (et anglo-américain) du terme: «rule of law» telle que définie par John Locke. Elle n'a jamais été vraiment un pays de liberté d'entreprendre. Elle est, depuis longtemps, un pays gangrené par l'étatisme et le socialisme.

En un temps où la mondialisation fait souffler un vent de liberté planétaire, cette gangrène pourrait bien être mortelle.

Les ennemis de la pensée libérale disent que, tout comme la Constitution européenne refusée le 29 mai dernier, la France est déjà «trop libérale»: son problème essentiel me semble être plutôt qu'aujourd'hui, elle n'est pas libérale du tout.

Après les émeutes des années soixante à Watts, à Newark et ailleurs, après la grave crise qu'ils ont traversé alors, les Etats-Unis ont retrouvé le chemin de la liberté économique, de la prospérité, de la confiance, de l'harmonie sociale. Le problème posé par l'islam radical n'y existe qu'à dose infinitésimale car les musulmans y entreprennent et y travaillent: parce qu'ils peuvent y entreprendre et y travailler.

Parce qu'aussi, aux Etats-Unis, pour l'essentiel, l'Etat est à sa place et que, très majoritairement, on y comprend la «soif universelle de liberté» (qui touche aussi le monde musulman).

Je doute fortement qu'après les récentes émeutes, la France retrouve le chemin de la liberté, de la confiance, de l'harmonie et du sursaut économique menant au plein emploi. Je doute qu'on commence à y comprendre la «soif universelle de liberté». Je m'attends plutôt à une vague d'autoritarisme et de xénophobie. Nous sommes en période de «couvre feu»: le feu est couvert, mais sous le couvercle, il n'est pas éteint et il est à craindre tôt ou tard que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'incendie ne reprenne avec davantage d'intensité.

Incriminer l'immigration, en tous cas, ne fait pas sens. Il y eût, voici plusieurs décennies, une immigration de gens venus pour travailler. Ces gens et leurs familles ensuite sont devenus français. Des politiques économiques ineptes ensuite ont créé du chômage et démultiplié les allocations diverses. Les coupables sont ceux qui ont mis en place ces politiques économiques ineptes et ces allocations diverses.

Incriminer la non intégration de français issus de cette immigration ne peut faire sens que si on ajoute aussitôt que cette non intégration est le fruit pourri des politiques économiques et des allocations susdites (et surtout qu'on ne compare pas l'immigration maghrébine et africaine à l'immigration asiatique ou autre: elles ne sont, en quantité, pas du tout du même ordre et un minimum de scrupule intellectuel devrait interdire ce genre de comparaison).

Une part croissante de la population française est musulmane, c'est un fait. Et nul ne peut contourner les faits. Le vieillissement de la population fait que la France comme le reste de l'Europe aura besoin d'immigrants, sauf à se transformer en un grand hospice de vieillards, et ces immigrants ne viendront pas essentiellement d'Europe centrale ou d'Amérique du Sud. C'est un fait là encore.

On peut jouer au matamore façon Jean-Marie Le Pen (et sa cohorte pétainiste et antisémite) et prendre des poses: incriminer le fait que ces gens sont musulmans, dire que l'islam est la raison de leur non intégration et de leur colère, éviter ainsi de regarder la faillite absolue du prétendu «modèle français». On peut choisir la stigmatisation pour fermer les yeux sur la faillite totale des politiques économiques menées en France depuis les années soixante: nous irons alors, je l'affirme, vers des difficultés et des violences qui iront croissant, peut-être vers la guerre civile. On aura en tous cas fourni aux recruteurs de l'islam radical des milliers de militants supplémentaires.

On peut aussi éviter l'écueil de la stigmatisation, ouvrir les yeux, et tenter d'éviter le pire, s'il en est encore temps. Il existe aujourd'hui, je l'ai dit et j'y reviendrai, une bataille pour le coeur de l'islam, et il est de l'intérêt de tous que l'islam modéré l'emporte, et que l'islam radical soit vaincu.

Comme l'a montré Nathan Sharansky dans son dernier livre, The Case for Democracy , les sociétés démocratiques, dynamiques et prospères, porteuses de droit et de plein emploi sont en paix avec elles mêmes et avec les autres. Le problème de la France est qu'elle est asthénique et non dynamique, que la démocratie y est viciée par une absence de compréhension profonde des idées d'égalité de droit, de droit naturel de l'être humain et de liberté d'entreprendre, et que (c'est une conséquence) la prospérité y apparaît de plus en plus comme précaire, menacée, proche de l'effondrement.

J'aurais pu intituler cet article «la liberté ou la mort»: la France a un besoin urgent de retrouver la liberté telle que les libéraux l'ont définie depuis plus de trois siècles, ou elle mourra.

Elle a déjà un pied dans la tombe. Il faut le souligner et dire pourquoi si on veut tenter d'éviter que le second pied, lui aussi, rejoigne la tombe au cours des deux prochaines décennies.

Guy Millière pour Libertyvox

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© Guy Millière pour LibertyVox - Article paru le 01/12/2005 Imprimer cet article
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