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De la nature du Coran |
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Alors que médias et politiciens évitent soigneusement de parler d’Islam en cette période d’émeutes, Louis Chagnon évoque pour Libertyvox l’incompatibilité du Coran avec la démocratie. Ne pas remettre en cause ses préceptes, rendrait-il l’intégration à nos sociétés impossible? |
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La plupart des Occidentaux assimile le Coran à une «bible
musulmane», cette méprise détermine une incompréhension de l’islam, de
ses dangers et une incapacité à établir des lignes de défense
idéologiques.
L’Ancien testament est une compilation de mythes, de poèmes et de
textes juridiques établie au VIIème siècle avant J.C. Le Nouveau
Testament rassemble les textes de quatre apôtres et un ensemble de
lettres appelées épîtres. La bible est composée de textes écrits par
des individus qui avaient leurs intérêts politiques ou d’autres natures
à défendre . Jamais quelqu’un n’a prétendu que la bible était une
oeuvre divine. Les Chrétiens et les juifs parlent d’un livre «inspiré»
par Dieu mais nullement une œuvre de Dieu.
Le Coran est tout le contraire. Pour les musulmans, le Coran est un
«miracle» qui «éblouit le monde», c’est-à-dire une œuvre purement
divine: «Le Coran n’a pas été inventé par un autre que Dieu» (sourate
X, 37 ), incréée et présente depuis l’éternité sur la «Table gardée»
(sourate LXXXV, 22), en aucun cas Mahomet n’en est l’auteur celui-ci
n’étant qu’un «haut parleur» par lequel Dieu s’adresse aux hommes lors
de ses «révélations», grâce à l’intermédiaire de l’Archange Gabriel. Ce
«miracle», les musulmans peuvent toujours le montrer concrètement à
l’univers entier, ce qui est pour eux une des preuves de la supériorité
de l’islam sur le christianisme et le judaïsme, deux religions
incapables de montrer aujourd’hui les miracles de Jésus ou de Moïse.
Pour démontrer que le Coran est d’origine divine, il faut aux musulmans
prouver que Mahomet était incapable de l’écrire. Dans le cas contraire,
ses «révélations» s’avéreraient n’être que des supercheries. C’est pour
cela qu’ils le présentent comme un: «bédouin illettré»: en fait plus on
le montre inculte mieux c’est, puisque l’objectif est de démontrer
qu’il était parfaitement incapable d’avoir écrit ce texte.
En réalité, Mahomet n’a jamais été un bédouin, il habitait La Mecque
qui, plus que tout autre endroit en Arabie, méritait bien le titre de
ville au VIIème siècle. Mahomet était un citadin. S’il a conduit des
caravanes dans le cadre de son activité commerciale, sous la direction
de sa première femme, Khadïjah, qui en fait était sa patronne, il n’a
jamais été un nomade, cela relève d’une falsification de la réalité
historique. L’islam est né à La Mecque et est le produit d’une
civilisation urbaine.
L’illettrisme de Mahomet est volontairement souligné dans la tradition
musulmane lors du premier dialogue avec l’Archange Gabriel: «Lis! dit
l’archange à Mahomet, «Je ne sais pas lire» répondit-il. «Lis!» reprit
l’archange accompagnant cette injonction d’une étreinte. «Je ne sais
pas lire» répondit Mahomet une seconde fois. «Lis» intima l’archange
une troisième fois et pour la troisième fois Mahomet répondit «Je ne
sais pas lire». Mais cette tradition vient en contradiction avec la
source majeure que nous possédons pour connaître la vie de Mahomet, la
Sîrah qui nous apprend qu’en fait, il savait parfaitement lire et
écrire .
Le Coran est, pour les musulmans, la parole même de Dieu stricto sensu.
C’est ce que les Occidentaux ignorent pour la plupart et même pour ceux
qui en ont connaissance, il est très difficile d’assimiler tout ce que
cela implique comme conséquences fondamentales.
D’abord, le Coran étant une œuvre divine, il est considéré par les
musulmans comme d’un style inégalable, puisqu’un homme ne peut pas
écrire dans un style supérieur à celui de Dieu et tous ceux qui ont
prétendu avoir écrit un texte littérairement supérieur à ce texte, ont
été persécutés: «Dis: «Si tous les hommes et les Djinns s’unissaient
pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne
produiraient rien qui lui ressemble, même s’ils s’aidaient
mutuellement» (XVII, 88). Si une oeuvre humaine est par définition
imparfaite, le Coran ne peut pas l’être puisque Dieu ignore l’erreur,
il est par définition infaillible. Il n’a pas à être interprété ou
analysé, la Parole de Dieu ne peut l’être, elle ne peut qu’être suivie.
Coran veut dire d’ailleurs «récitation», ce qui est parfaitement
logique avec la perception musulmane de ce texte, la parole de Dieu ne
peut qu’être apprise par cœur afin d’être suivie à la lettre puisqu’il
ne peut pas être de la compétence des croyants de remettre en cause
Dieu lui-même. Apprendre par cœur le Coran est donc un devoir pour tout
musulman afin que sa vie ne soit pas en contradiction avec les règles
édictées par Dieu lui-même.
Pour démontrer que le Coran est d’origine divine, les musulmans font
appel à des scientifiques convertis. Cette problématique est
parfaitement illustrée dans le livre: «Ceci est la vérité, les hommes
de science face au Coran» . Ainsi s’efforcent-ils de coller
certains versets à des connaissances scientifiques contemporaines afin
de démontrer que le Coran contient des connaissances scientifiques
inconnues à la date de sa transmission aux hommes et n’a donc pas pu
être conçu par des êtres humains.
Ainsi les versets suivants: «De quoi l’a-t-il [l’homme] créé? D’une
goutte de sperme» sourate XXXII 8; voir les autres versets sur le même
thème: XXXV 11; XL, 67; LXXV 37-38; LXXVI 2; LXXX, 18-19; «Qu’avez-vous
à ne pas vénérer Dieu comme il se doit alors qu’il vous a créé par
phases successives.» LXXI 13; «…Dans le ventre de vos mères il vous
façonne phase après phase au fond de trois ténèbres.» sourate XXXIX 6,
démontreraient la présence dans le Coran de connaissances en
embryologie inconnues au VIIème siècle et par conséquent, ces
informations ne pouvaient pas provenir d’une source humaine.
Malheureusement Dieu a oublié de mentionner l’ovule qui n’existe pas
dans le Coran, reléguant la femme dans un rôle de réceptacle dans la
procréation, un réceptacle…
Il a oublié aussi de mentionner les chromosomes, mais je ne désespère
pas qu’un musulman ne les trouve, un jour, au détour d’un verset. Le
professeur Van Bersoud , cité dans le livre ci-dessus, trouve bien le
Sida dans un hadith de Mahomet: «La turpitude n’apparaîtra pas dans une
communauté qui l’a proclamée jusqu’à devenir publique, sans que la
peste, et des maux que leurs prédécesseurs n’ont pas connus, se
répandent au sein de cette communauté» . Pour ce «scientifique», les
maux nouveaux désigneraient évidemment le Sida!
Autre exemple de ce florilège «scientifique», le verset 56 de la
sourate IV: «Nous supplicierons bientôt par le feu ceux qui ont rejeté
Nos signes; lorsque leur peau consumée se détachera en lambeaux, une
autre (peau) intacte viendra prendre sa place pour qu’ils subissent
enfin leurs tourments. Certes, Dieu exerce la toute-puissance, il est
la sagesse même.» . Ce verset démontrerait l’existence d’une notion qui
évoque l’importance des terminaisons nerveuses de la peau en matière de
sensibilité. Cela signifierait que la connaissance que la sensation de
la douleur réside dans la peau, inconnue au VIIème siècle, est présente
dans le Coran, c’est pourquoi il est nécessaire à Dieu de la créer une
nouvelle fois pour continuer à faire souffrir les mécréants. Le
problème est qu’il s’agit de morts et on ne voit pas pourquoi Dieu
devrait leur faire pousser une nouvelle peau pour punir des «âmes»
immatérielles.
Qu’Adam soit né sans père ni mère et que Jésus soit né sans père, ne
serait pas une impossibilité scientifique puisque la science a
découvert cette possibilité chez les animaux: «mais voilà que la
science découvre que nombreux sont les animaux inférieurs, et beaucoup
d’autres créatures, qui se reproduisent aujourd’hui sans fécondation
par élément mâle: les abeilles par exemple, toutes les abeilles
femelles font des œufs non fécondés par le liquide mâle et les œufs qui
le sont donnent des femelles. Quant aux mâles, ils sont créés à partir
des œufs de la reine, sans liquide mâle et les exemples sont nombreux
sur ce point. Bien plus! Les progrès scientifiques ont prouvé qu’en
manipulant les œufs de certaines créatures, on peut les faire évoluer
sans besoin de fécondation par le mâle. D’ailleurs le professeur
Goironger en parle ici: «De toute façon, pour traiter ce sujet il
faudrait se rappeler que les œufs non fécondés de beaucoup d’animaux
non vertébrés, amphibiens et mammifères inférieurs, pourraient par des
méthodes mécaniques ou des méthodes nouvelles, telles que le choc
thermique ou par des moyens chimiques, tel l’usage de produits
chimiques différents, continuer d’évoluer jusqu’à un stade très avancé.
Chez certaines espèces, ce genre d’évolution génétique est considéré
comme étant naturelle». Et l’auteur de conclure: «Où est donc le
problème évoqué par certains chrétiens qui disent qu’il ne peut y avoir
de créature à partir de la mère en l’absence du père?» . Il me semble
pourtant qu’il existe un dogme chrétien de «l’Immaculée conception».
Pauvre Sainte Vierge placée au même niveau que les abeilles ou les
batraciens et qui a dû subir un sacré choc thermique!
Ainsi, le Coran recèlerait d’après les musulmans des connaissances
scientifiques extrêmement récentes relevant de l’embryologie, de la
médecine, de la géomorphologie, de l’océanographie ou de l’astronomie,
connaissances parfaitement inconnues à l’époque de Mahomet qui
prouveraient par cela l’origine divine de la rédaction du Coran,
puisqu’aucun homme du VIIème siècle n’avait les moyens de les
appréhender. Malheureusement, la science n’a pas établi l’existence des
djinns présentés dans le Coran à plusieurs reprises et encore moins
celle de Dieu!
Inutile de dire que tout ce fatras relève de la plus pure escroquerie
intellectuelle si ce n’est carrément du lavage de cerveau. Le plus
scandaleux est que certains scientifiques lui donnent leur caution.
Mais la conséquence la plus grave, c’est qu’en considérant le Saint
Coran comme un «miracle», les musulmans justifient et légalisent les
pires atteintes aux droits de la personne humaine:
- Le meurtre des non-musulmans par les musulmans: sourate II verset
190-191: «Dieu n’aime pas les transgresseurs – Tuez-les partout où vous
les rencontrerez; (…)», les transgresseurs étant les juifs et les
chrétiens qui ont reçu le message divin mais l’ont transgressé. «Après
que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes, partout
où vous les trouverez; capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des
embuscades.» IX, 5. «O vous qui croyez! Combattez ceux des incrédules
qui sont près de vous. Qu’ils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est
avec ceux qui le craignent.» IX, 123, les incrédules étant tous ceux
qui ne reconnaissent par Mahomet comme prophète (les polythéistes, les
juifs et les chrétiens).
- Le vol des biens des non-musulmans par les musulmans: sourate VIII
«Le butin», 41: «Sachez que quel que soit le butin que vous preniez, le
cinquième appartient à Dieu, au Prophète et à ses proches, aux
orphelins, aux pauvres et au voyageur, (…) »; XLVIII «La victoire», 20
«Dieu vous promet un butin abondant dont vous vous emparerez».
- L’inégalité entre les hommes, les musulmans étant supérieurs aux
autres hommes: sourate III, 139: «Ne perdez pas courage; ne vous
affligez pas, alors que vous êtes des hommes supérieurs, si vous êtes
croyants.».
- L’inégalité entre les hommes et les femmes: sourate IV, 34: «Les
hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu
leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour
assurer leur entretien.».
On pourrait en citer bien d’autres, contre les Juifs et les Chrétiens.
Le Coran et ses préceptes sont totalement incompatibles avec la
démocratie mais, comme ce sont des consignes divines, elles sont
obligatoires et les musulmans doivent les suivre. Elles sont même
supérieures à toutes les lois humaines puisque d’origine divine, elles
sont par conséquent intouchables et incontournables. Du point de vue
coranique, un terroriste musulman n’est pas en contradiction avec les
préceptes du Coran et reste donc un bon musulman. D’ailleurs les fatwas
touchent des démocrates et tout à fait exceptionnellement des
terroristes musulmans, il a fallu attendre jusqu’à mars 2005 pour
qu’une fatwa soit lancée contre Oussama Ben Laden, émanant de la
commission islamique d’Espagne.
Comme l’affirme Anne-Marie Delcambre, ce ne sont pas les islamistes qui
constituent le problème essentiel, mais bel et bien les textes.
C’est aux musulmans de reconnaître que le Coran, tel qu’il nous est
parvenu, est l’œuvre d’êtres humains qui l’ont écrit et organisé après
la mort de Mahomet et à l’aune de leurs intérêts, qu’étant œuvre
humaine, ses versets peuvent être critiqués, rejetés le cas échéant, et
que certains de ses préceptes, s’inscrivant dans le monde du VIIème
siècle, représentent à notre époque une parfaite incompatibilité avec
les droits de l’homme. Le problème est que les Musulmans installés en
Occident doivent se plier aux lois occidentales. S’ils n’arrivent pas à
cette remise en cause, ils démontrent qu’ils sont incapables de
s’intégrer à un système démocratique.
« Je n’ai créé les Djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent. » LI, 56.
Louis Chagnon pour Libertyvox.
Notes :
1 Pour l’Ancien Testament, je renvoie au livre d’ Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La bible dévoilée, Bayard, 2002.
2 Toutes les références au Coran sont tirées de la traduction de Denise Masson dans la Pléiade.
3 Ibn ‘Ishâq, Muhammad, traduction, introduction et notes par Abdurrahmâm Badawî, Beyrouth, Albouraq, 2001, t. II, p. 525.
4 Pour toute cette problématique, je me base sur le livre : Ceci est la
vérité, les hommes de sciences face au Coran du cheik Abdel-Majid
Zendani, adaptation de Omar Laazouzi, IQRA, Paris, 2002.
5 Ce livre le présente comme Chef du service de chirurgie à la faculté de Melhouton, Canada,.
6 Op. cit. p ; 97.
7 Op. cit. p. 47.
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