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Action ou gesticulation?

Action ou gesticulation? André Dufour pose la question et propose quelques réponses: Turquie, Algérie, Terrorisme, Immigration... l’actualité commentée de ces dernières semaines, garantie sans langue de bois.

Bouteflika: «L’effaceur».

On efface tout, les crimes piétistes avec, dans leur sillage, les pillages, les villageois exterminés, les femmes pieusement violées, avant d’être rituellement éventrées ou égorgées, les enfants exterminés pour éliminer les vengeurs éventuels. En contrepartie, on efface du même coup les crimes d’Etat commis par les brigades spéciales, les flics et les militaires frustrés. On tourne la page dans ce marché de paix contre justice. Tant pis pour ceux qui ont le plus souffert, essentiellement kabyles, qui rêvent de paix et de justice. Bon, c’est un choix politique et chacun sait que la politique est l’art de choisir entre deux inconvénients, entre deux injustices et, hélas, entre deux crimes. Désormais désoeuvrés, les égorgeurs islamistes seront exportés vers les pays de l’U.E où il leur reste tant à faire.

Mais pendant qu’il y est, Boutéflika ne pourrait-il pas lâcher les baskets de la France? Est-il vraiment l’homme le plus qualifié pour exiger de notre part un acte de repentance en bonne et due forme pour notre passé colonial? Mais qu’est donc l’Algérie, comme tout le Maghreb, sinon le produit de colonisations successives au cours de son Histoire? Carthaginois, Romains, Vandales, Arabes, Ottomans ont successivement envahi et colonisé cette région. Si l’Algérie a souffert de l’Europe, n’oublions pas que les rivages méditerranéens de l’Europe ont précédemment souffert des incursions barbaresques. Alors arrêtons ce jeu dans lequel les exigences prétendument morales cachent des intérêts sordides. La guerre d’Algérie? Oui, des atrocités y ont été commises, mais le FLN n’était, pas plus que les troupes françaises, composé d’enfants de chœur. Une fois au pouvoir, et il y est toujours, il a commis plus de massacres sur sa propre population que les Français. Sans oublier l’expulsion par la terreur des Pieds Noirs et des Juifs, sans oublier l’extermination des Harkis et de leurs familles. Ce qui n’a pas empêché ce gouvernement de nous expédier son trop plein de chômeurs et de nécessiteux. Alors, pour ce qui est de notre repentance, allez-vous rhabiller, Monsieur le Président Boutéflika.

Turquie, entrera, entrera pas?


Culturellement, historiquement, géographiquement, les Turcs constituent la branche la plus occidentale de… l’Asie Centrale. Ce n’est nullement un jugement de valeur mais un fait. Or, je ne sais quel est cet abruti ou cette fripouille qui, paraît-il, a un jour, peut-être à l’issue d’une ripaille bien arrosée dans le cadre des «frais de bouche», promis aux Turcs leur adhésion à l’Union Européenne. Ainsi, ne pouvant répondre sérieusement à ceux qui contestent la vocation européenne de notre voisine d’Asie Mineure, les marchands de soupe nous assènent que, européenne ou pas, nous sommes engagés envers la Turquie par la parole donnée. Donnée par qui et au nom de qui? Au nom du «peuple souverain» préalablement appelé à se prononcer? Ou au nom d’une petite coterie nullement désintéressée? Qu’y a-t-il derrière les pressions que nous subissons au point que nous en oublions notre devoir de solidarité envers un pays membre de l’U.E, la république de Chypre, dont un tiers du territoire est occupé et colonisé par les Turcs et que ceux-ci refusent de reconnaître? Et nous qui pensions que les représentants de l’UE négociaient au nom des 25 pays dont ils sont, en principe, mandataires. Et notre devoir de solidarité envers nos compatriotes arméniens dont le génocide, commis par le pouvoir «Jeune Turc», a été reconnu par le Parlement français, à défaut de l’être par la Turquie.

Si l’Union Européenne n’a que des intérêts mercantiles et financiers pour toute perspective, et nous le voyons chaque jour, ne serait-ce que par l’interdiction de Bruxelles faite à notre État de renflouer une compagnie de navigation reliant le continent à la Corse, c'est-à-dire un service public, sans se soucier des conséquences humaines et sociales de cet oukase, alors cette prétendue Union a-t-elle une raison d’être pour le citoyen lambda?

Justice ou vendetta?

Comme ses semblables, qui eux ont échappé aux tribunaux, Maurice Papon est une distinguée ordure et la Justice l’en a sanctionné. Chacun doit payer pour sa faute, c’est entendu. Mais s’agit-il de justice lorsqu’il faut payer pour la faute d’autrui, pour une faute que l’on n’a pas commise? C’est ce que vient pourtant de faire notre Administration, à qui il a suffi d’une «révélation» faite par un quotidien «bas de gamme», pour priver une femme, citoyenne comme vous et moi, de son emploi dans un ministère, non pas pour incompétence ou pour une faute grave, mais uniquement pour ce qu’elle est, en l’occurrence, la petite fille d’un criminel de bureau. Le caractère «symbolique» du poste invoqué n’est qu’une vaste hypocrisie. Un ministère, quel qu’il soit, n’est pas un sanctuaire dans lequel tout serait symbole. Ou alors, tout candidat à un emploi dans un ministère de la république devrait, pour prouver la «pureté de son sang», joindre à son C.V son arbre généalogique établissant son ascendance masculine et féminine sur au moins cinq générations.

«Jean a deux mamans».

Édité par la très pédagogique «Ecole des loisirs», ce livre tend à banaliser et à valoriser l’homoparentalité chez les tout petits enfants, comme «un modèle familial parmi d’autres».

Ne jugeant pas la valeur d’une personne en fonction de ses préférences ou penchants sexuels, l’homosexualité de certains de mes concitoyens me laisse plutôt indifférent. La sexualité qui, au même titre que la sensibilité religieuse, esthétique ou philosophique, fait partie de la vie intime d’un individu, ne saurait relever d’un jugement moral et surtout pas d’un statut juridique.

Mais justement, parce qu’au même titre que les sensibilités religieuses ou esthétiques, il s’agit d’un domaine privé et intime, je n’éprouve pas plus de bienveillance à l’égard du communautarisme homosexuel que du communautarisme religieux ou ethnique, et je suis agacé par l’exhibition des «signes extérieurs et ostensibles», ainsi que par les revendications spécifiques de ces citoyens lors des processions devenues rituelles des «Gay Prides» ou dans les plus ou moins sportifs «Gay-Games». Or, si notre système laïc rejette les communautés, tant religieuses qu’ethniques, ce rejet ne vaut-il pas aussi pour les communautarismes sexuels? Imaginons ce que donneraient l’exhibitionnisme et les revendications de statuts juridiques spécifiques pour chacune des formes et sous formes possibles et imaginables des mœurs et pratiques sexuelles.

Mais surtout, je ne vois pas comment le principe de précaution, que nos écologistes et les commissions d’éthique soutiennent, pas toujours à tort, face aux biotechnologies, est abandonné face à l’adoption d’enfants revendiquée par des couples homosexuels. Or, ces derniers affirment, au nom d’une interprétation pervertie du principe de non-discrimination, avoir eux aussi le droit d’aimer, d’adopter et d’élever des enfants. Mais la nature, si chère à nos écologistes, serait-elle homophobe dans son essence en réservant la reproduction humaine à la seule relation hétérosexuelle? Or, élever un enfant est le prolongement de l’acte de procréation.

On parle de droits, on ne parle que de cela. Nous sommes dans la culture des droits et des ayants droit. Ces derniers savent se faire entendre et pratiquer un lobbying assorti d’un chantage électoraliste. Mais que deviennent les droits des enfants dans tout cela? Les enfants doivent-ils en être dépossédés sous prétexte qu’ils ne sont pas en mesure de les faire valoir bruyamment? Peut-on traiter selon les mêmes critères les modes de relations entre adultes consentants et les relations, quelles qu’elles soient, entre adultes et enfants?

Si pour répondre au besoin de donner son affection, tout un chacun peut adopter un animal de compagnie, un enfant relève d’un tout autre statut. Or, en l’occurrence, il ne s’agit plus de couples et de droits contingents, mais d’enfants encore malléables et dont les structure psychologiques ne sont pas suffisamment connues. Le cadre familial normal d’un enfant, et que l’adoption tente de lui restituer en cas de défaillance des parents naturels, c’est un papa et une maman et non pas deux papas ou deux mamans. Le genre humain ne dispose pas d’assez d’expérience pour y déroger sans risques. Constatons que la majorité d’entre ceux qui appuient les revendications communautaires des homosexuels, se recrutent parmi ceux là mêmes qui, fidèles au principe de précaution, s’opposent aux expérimentations génétiques sur les plantes. Un petit être humain serait-il moins bien protégé contre les risques d’expérimentations hasardeuses qu’un plant de maïs?

Jusqu’où la permissivité, dont nous n’avons pas eu jusqu’à présent qu’à nous féliciter, peut-elle aller? Faute de pouvoir adopter un enfant, tout un chacun peut concrétiser son amour des enfants en en parrainant dans leur voisinage ou en subventionnant par exemple une famille miséreuse du tiers monde pour qu’elle puisse élever dignement ses enfants. Ce serait aussi leur meilleure façon de se comporter en adultes responsables en assumant leur homosexualité dans toutes ses conséquences, y compris dans l’impossibilité d’avoir des enfants sans recourir au service d’une personne de sexe opposé.

Elargir et démocratiser l’accès à l’université?


Voilà une belle initiative, à condition qu’élargissement ne rime pas avec abaissement du niveau, comme c’est déjà le cas du secondaire d’où sortent des candidats au bac qui savent à peine écrire et que la lecture fatigue. Souhaitons néanmoins bonne chance à Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances et à l’intégration. Il tient en effet la preuve qu’une politique volontariste peut produire des résultats spectaculaires. La preuve? Dans un article intitulé «Comment un «lycée ghetto» est parvenu à l’excellence», paru dans le Figaro du 9 septembre, Béatrice Pujebet nous révèle qu’on a appris aux élèves de cet établissement de Beauvais à dire bonjour et à retirer leur capuchon. C’est, pour les enseignants, la récompense de cinq années d’effort! Donnons leur cinq ans de plus et ces élèves, prêts à accéder à l’université «élargie», sauront même dire «merci». Je dis sans ironie que c’est une véritable révolution, car il en fallu du courage à ces enseignants pour aller à contre-courant de la débile permissivité mai soixante-huitarde dont la jeune génération ne finit pas de subir les effets désastreux.

Les mauvais exemples révolutionnaires

Manmohan Sing, Premier Ministre indien: «le développement ne peut pas simplement être importé. Les pays en développement doivent se mobiliser pour promouvoir leurs propres ressources». Il est fou ou quoi? Réac en tous cas. Oser demander un effort? Ce n’est pas parce que l’Inde, surmontant tous ses handicaps sans aide extérieure, sort de son sous-développement et nourrit son milliard d’habitants au prix de réels efforts, qu’il faut la donner en exemple aux pays qui attendent notre aide. Ce Manmohan Sing se tromperait-il de siècle? Autre mauvais exemple: le Japon. Le taux de fécondité était parmi les plus bas du monde, la population vieillit et la longévité des personnes âgées deviendrait une charge difficilement supportable pour les japonais actifs. Alors on voit pointer des entreprises réservées aux plus de 60 ans. Ces seniors bien portants et riches en compétences qui sont fiers et heureux de mettre leur savoir-faire en valeur et ont envie de travailler, améliorent ainsi leurs revenus tout en réglant un problème qui ne manquera pas de se poser à tous les pays développés face au vieillissement de leur population. Qu’y a-t-il de révolutionnaire dans tout cela? Le vocabulaire. La France n’a pas seulement perdu ses colonies, ce qui est loin d’être un mal, mais sa langue a perdu la locution «effort personnel», pour lui substituer la locution: «allocations et assistanat». Or, c’est l’inverse qui se produit en Inde ou au Japon.

Ça baigne dans l’huile d’Olivier

Olivier Besancenot déclare que De Villiers, «en justifiant sa candidature à la présidentielle par la lutte contre l’islamisation de la France, est l’héritier du Front National». Et pour avoir un jour fait voter NON au projet de constitution européenne, comme le demandaient de Villiers et le Pen, on en déduira avec la même logique que Besancenot c’est «kifkif» de Villiers, «kifkif» le Pen? On me dira qu’avec le précédent de l’alliance entre Staline et Hitler jusqu’en juin 1941 et l’alliance actuelle entre la gauche française et l’islamiste Tarik Ramadan, rien n’est impossible.

Le chèque du cheikh


Ce cheikh Omar Baki Mohammed, “réfugié” à Londres, où il exerçait aux frais du contribuable de Sa Majesté la noble et spirituelle profession de semeur de haine et de propagateur du djihad anti-occidental, ayant enfin été expulsé de son «Londonistan» vers un autre «Istan», nos voisins d’Outre Manche peuvent désormais évaluer à plus de 300 000 £ le montant des allocations qui lui furent versése, tant pour lui-même que pour ses épouses number one, number two and number three etc. Ainsi que pour la nombreuse progéniture d’icelles durant son bref «ministère» sur le territoire britannique. Est-ce parce que cette taxe dont les Dhimmis british sont redevables aux guerriers du prophète était jugée insuffisante que le djihad, à titre de simple avertissement, a réduit en bouillie nombre d’usagers du métro londonien? Et nos voisins en ont-ils tiré la leçon?

On peut le supposer à en juger par le projet de loi visant à remplacer la commémoration annuelle de la Shoah, qui ne manque pas de blesser les citoyens ou résidents musulmans de ce qui fut la Grande Bretagne, par une journée de commémoration de tous les génocides et atteintes aux droits de l’homme partout dans le monde. Attendons nous cependant à un tout petit amendement que les fans de Mahomet ne manqueront pas de déposer, visant à ajouter un seul mot, bien innocent, à la fin de ce texte: qui deviendrait: «partout dans le monde occidental», pour éviter tout rapprochement avec ce qui se passe dans les pays de «culture» musulmane. Qui oserait leur refuser ce minuscule détail? Avec cette mesure énergique, nous sommes sûrs d’apaiser les susceptibles mahométans et même de provoquer le reflux de l’islam.

Mais sommes-nous moins jobards que les Britanniques? Que nous a coûté jusqu’à son expulsion cet imam polygame de Vénissieux prêchant la haine? Et encore celui-là s’étant trop fait remarquer, a finalement été invité à lancer ses appels à la violence et au meurtre sous d’autres cieux. Mais combien payons-nous encore pour les 80 familles polygames de Mantes la Jolie, ne serait-ce qu’en allocations familiales, allocations logements et autres menus frais pour les mille enfants qu’ils ont fournis à la France. Et combien nous coûtent ces implantations inassimilables de Dreux ou de Trappes où se sont recrutés bon nombre de «citoyens français» prêts à faire sauter une rame de métro ou un édifice public dans notre capitale?

Qui remportera la coupe du monde de la jobardise?

Poitiers en Ontario?

Le djihad judiciaire n’est pas passé. C’était pourtant quasiment acquis. À l’instar des religions catholique ou juive, les jugements des tribunaux musulmans s’appuyant sur la Charia et le Fiqh devenaient exécutoires dans l’Etat de l’Ontario en attendant que ce système s’étende aux autres Etats du Canada. Mais devant le tollé des associations démocratiques soucieuses des droits indiscriminés de l’homme et de la femme, le gouvernement plutôt favorable initialement a dû faire machine arrière et les musulmans djihadistes devront rengainer leur charia. Les Canadiens et Canadiennes d’origine musulmane, dont nombre d’entre eux ont fui leur pays d’origine justement pour échapper à la tyrannie coranique, ne sont pas les derniers à s’en réjouir. Mais pour échapper à l’accusation de discrimination, le gouvernement a également retiré aux Catholiques et aux Juifs le droit qui leur était acquis de juger selon leur législation spécifique. Là comme ailleurs, l’intrusion de l’islam dans une région de culture chrétienne a perturbé le consensus traditionnel entre Canadiens de confessions diverses. Et pourtant, citez-moi donc un pays majoritairement musulman dont le gouvernement, pour ne pas froisser les minorités chrétiennes, retirerait à l’islam les privilèges dont cette religion bénéficie? Mais l’Islam, par ses impudentes exigences, aura involontairement démontré que la laïcité, que d’aucuns jugent archaïque, inadaptée, voire ringarde, est plus que jamais indispensable au maintien de la paix entre les différentes composantes de la société. Merci donc pour le cadeau que l’islam nous offre en ce centenaire de notre loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat qui sera célébré en cette année 2005 et saluons ce pas de la laïcité dans l’Ontario. Il ne reste plus à la France qu’à reconquérir ses propres territoires perdus de la laïcité.

Connaissez-vous Guy Efféyé?

C’est le «jeune lycéen» camerounais en situation irrégulière, d’âge et de situation de famille variant au gré des besoins, expulsé puis «désexpulsé» en applications des lois de la république, pour être finalement régularisé.

Il avait 15 ans, puis 17, puis 19 ans, avec comme cerise sur le gâteau une soudaine paternité grâce à une jeune maman immigrée en quête d’une paternité pour son bébé et donc prête à échanger ce genre de service. Personne n’y croit, pas plus à cette histoire de lycéen bidon et d’âge indéterminé qu’à cette providentielle paternité d’un enfant, né français de par le sacro-saint droit du sol et, de ce fait, rendant le «papa» inexpulsable. Mais notre Administration, toujours aussi couarde, y trouve un excellent moyen de sauver la face derrière un voile «humanitaire» alors qu’elle a, comme d’habitude, piteusement cédé au brouhaha professionnellement orchestré et médiatisé de la rue black-beur qui fait fureur dans les implantations du 9.3.

En prévision d’une imminente naissance, il ne reste plus à notre Administration qu’à offrir au «papa lycéen» et à la mère de «son» enfant, à titre de passe-droit humanitaire, un logement social décent. Et un RMI. Et une CMU. Puisque nous en sommes à la solidarité humaine et au «social», rappelons tout de même à ladite administration et à nos municipalités que des centaines de milliers d’authentiques étudiants métropolitains ou venus de l’étranger pour étudier chez nous, cherchent chaque année avec anxiété un logement à loyer abordable pour pouvoir s’inscrire dans une fac. Ne faut-il pas faire un effort en leur faveur? Mais quelle est l’utilité des facs et à quoi servent les étudiants?


Tolérance musulmane (suite sans fin)

À l’heure où l’Islam, appuyé par les gauchistes et par Monseigneur Gaillot, reproche à la France le manque de mosquées pour répondre aux besoins des Mahométans; alors que Sarkozy se contorsionne pour contourner la loi de 1905 afin de construire lesdites mosquées aux frais de la princesse, c'est-à-dire des «infidèles» et des «dépravés» néanmoins contribuables, à l’heure enfin où notre ministre des affaires étrangères sollicite la bienveillance du recteur de la faculté musulmane d’Al Akhzar au Caire pour la politique de notre gouvernement face aux implantations et enclaves musulmanes en France, voyons un peu comment le principe de la réciprocité est compris en terre d’islam. Ne parlons même pas de l’Arabie saoudite, patrie du «Prophète» et à ce titre, interdite à toute religion autre que l’islam, ce qui n’empêche pas ce pieux pays de faire construire des mosquées dans toute l’Europe encore chrétienne et jusqu’ à proximité du Saint Siège. Comptez donc le nombre de fois où l’ONU, à travers sa Commission des Droits de l’Homme, a condamné l’Arabie saoudite pour son intolérance religieuse contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Chaque jour, l’univers mahométan nous apporte son lot d’exemples édifiants: cette semaine, ce sont, ici, des islamistes indonésiens qui bloquent les églises chrétiennes et menacent la vie des «apostats» qui s’y rendent. Là, ce sont 23 temples protestants qui, «par mesure de sécurité», sont fermés dans l’île de Java. Rappelons aussi ce que les médias, toujours coutumiers de la désinformation, désignent par «violences interreligieuses», ce genre de terrorisme pogromiste, ce qui laisserait supposer que les chrétiens sont eux aussi agressifs, alors qu’ils en sont les seules victimes. Or, ces dernières années, on compte des dizaines d’incendies d’églises et rien que le soir de Noël 2000, une vingtaines d’églises sont incendiées. Or, l’islam indonésien est considéré comme l’un des plus modérés. Ce même phénomène se reproduit au Pakistan, au Bengladesh. Les incorrigibles optimistes soutiennent que l’extrémisme musulman est minoritaire, ce qui est exact. Mais n’étaient-ils pas minoritaires, eux aussi, les bolcheviks qui, en Russie, ont arraché le pouvoir au gouvernement démocratique de Kerenski? N’étaient-ils pas minoritaires les communistes de Mao au moment où ils entreprenaient la conquête du pouvoir en Chine? Et les nazis n’étaient-ils pas une petite minorité d’aigris haineux avant de mettre l’Europe à feu et à sang? Et Pol Pot? Le Dr Simon Pilczer a un jour fait le compte à propos des extrémistes musulmans. Même s’ils ne représentaient qu’un pour cent de la masse musulmane, ce qui est effectivement peu, cela donnerait quand même une armée de douze millions d’hommes fanatisés et entraînés, que la technologie moderne ajoutée à l’appui logistique et aux planques au sein des implantations musulmanes répandues dans le monde occidental, permettraient de mobiliser à tout moment et concentrer rapidement sur une cible ou plusieurs simultanément. Combien de grandes puissances sont-elles en mesure d’aligner de tels effectifs alors qu’une poignée de fanatiques peut à tout moment et en tout lieu semer la mort et la terreur?

La menace islamiste relève-t-elle du fantasme? C’est ce que disaient déjà les hommes «raisonnables» en 1933 lorsque Hitler fut élu chancelier. Ne vaut-il pas mieux prendre les devants en neutralisant tout ce qui pourrait, le cas échéant, faciliter les attaques ennemies? Car c’est bien d’ennemis qu’il s’agit, «qui viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils, nos compagnes». Les mesures policières et le recours aux tribunaux, qui nous sont annoncées à grand renfort de tapage médiatique, sont elles adéquates? Si tel est le cas, on pourrait reprocher aux Français, Néerlandais ou Belges en 1940, ou aux Russes l’année suivante, de n’avoir pas envoyé à la rencontre des envahisseurs nazis leurs policiers munis de citations à comparaître ou de mandats d’arrêt.

L’arroseur arrosé

Ça fait partie des gags faciles pour faire rire un public bon enfant. Mais en cette deuxième quinzaine de septembre, le gag est sanglant. Des engins explosifs exhibés au milieu d’une foule chauffée à blanc par les sanglants Tartarins du Hamas et dont l’explosion intempestive en réduit bon nombre en carne hachée, entraînant dans leur sillage des dizaines de gogos rendus hystériques à l’idée d’exterminer des israéliens, voilà un spectacle qui, humainement parlant, ne peut que nous attrister et nous inquiéter quant à la déchéance du genre humain intoxiqué d’islam et d’antisémitisme. Mais ne poussons pas l’hypocrisie jusqu’à dire que l’accident du travail qui a expédié ces islamophrènes chez Allah nous chagrine. La seule épitaphe digne de ces «martyrs» réduits en carne hachée serait «Bon débarras»!

Do you speak LTI ? C’est pourtant la langue de nos médias.


Dans son ouvrage «LTI, la langue du Troisième Reich», rédigé à partir d’observations qu’il a faites sur place durant le règne millénaire d’Adolf Hitler, le philologue Victor Klemperer décrit le mécanisme du détournement sémantique utilisé comme arme pour modeler, inhiber, tromper et asservir la «race supérieure». Cette perversion sémantique érigée en technique, qu’Orwell a nommée Novlangue, n’appartient pas qu’au passé. Bien au contraire. Perfectionnée, affinée, déodorisée, liftée par les experts ès politiquement correct et mieux conditionnée, elle se substitue dans nos médias au langage clair qui faisait la qualité de la langue française.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur un journal, par exemple la première page du Figaro du 26 septembre, pour déceler le virus LTI. Sous le titre «Gaza renoue avec la violence», on peut lire sous la plume de Patrick Saint-Paul: «Répondant à des tirs de roquettes palestiniens contre le sud d’Israël, Tsahal a mené tout au long du week-end une série de raids aériens meurtriers et de bombardements dans la bande de Gaza». Ce texte est bien plus subtil qu’il n’en a l’air. En qualifiant les seuls raids israéliens de «meurtriers», aggravés par la durée («tout au long du week-end »), «en réponse à des tirs de roquettes artisanales» dont la durée, le nombre et le degré de dangerosité restent dans le flou, ce porte-plume de la propagande palestinienne présente une fois de plus les Palestiniens comme des victimes de la violence israélienne. Et de récidiver les jours suivants au sujet des bombardements israéliens «qui se poursuivent», alors que la Hamas, sonné par les frappes israéliennes, «a décidé de stopper ses tirs de roquettes». Du coup, les «militants» ou «activistes» du Hamas deviennent d’innocentes victimes des méchants israéliens.

Aucun de ces larbins de la plume n’ose avancer qu’il ne suffit pas que le Hamas suspende ses tirs pour devenir inoffensif. Il le deviendra le jour où il aura remis la totalité de son armement à une Autorité responsable et internationalement reconnue. Mais il suffit de voir le Hezbollah, que le gouvernement libanais se montre peu empressé à désarmer, pour deviner quel sera la fonction du Hamas et des autres organisations terroristes islamo palestiniennes dans un état palestinien. Et de craindre que la paix au Proche-Orient ne soit pas pour demain. Mais la coexistence pacifique entre juifs et arabes est-elle l’objectif réel et sincère des puissances qui fourrent leur nez dans cet interminable conflit?

Sarkozy : Action ou gesticulation?

Il fallait le voir et l’entendre notre impayable, mais néanmoins fort onéreux, Nicolas Sarkozy dans sa récente prestation télévisée. Les Islamistes n’ont qu’à bien se tenir. Ceux d’entre eux qui ne seraient pas sages se feront tirer l’oreille et s’ils persistent, «rouah’!», du vent! à la porte! Et de guetter les applaudissements pour ces mâles accents. Nous pouvons seulement demander à notre ministre de l’intérieur, qui se voit déjà président d’une République laïque, prêt à adapter la France à l’islam, puisque celui-ci refuse de s’y adapter, s’il ne nous fait pas prendre la mousse pour de la bière. Or, nous sommes en France, comme dans le reste de l’U.E, dans une situation inédite qui n’est plus du simple ressort de la police et de la justice, comme ce serait le cas pour un réseau de trafiquants de drogue.

Nous subissons une guerre de la part d’un ennemi «délocalisé», «déterritorialisé», auquel nos propres pays servent à la fois, ou à tour de rôle, de base, de position de repli, de cible et de théâtre d’opérations. Les soldats de cet ennemi qui ne portent pas d’uniforme, vivent au milieu de nous et ne possèdent que relativement peu d’armement. Ce sont les pays cibles qui, au moment choisi, leur fournissent bien involontairement ce dont ils ont besoin. Ce n’est pas en expulsant, voire en embastillant un agitateur obtus et barbu que nous nous débarrasserons de cet ennemi déjà solidement implanté parmi nous. Un «fondamentaliste» expulsé laisse derrière lui suffisamment de métastases pour rendre inopérantes, en tous cas tardives, ces expulsions ponctuelles. Sarkozy se nourrit d’illusions en se saoulant et en nous saoulant avec ses jongleries, tours de passe-passe et finasseries. L’ennemi, qui connaît bien mieux les points faibles de notre société que nous ne connaissons son propre talon d’Achille, est bien plus finaud que lui en matière de ruse, de double ou triple langage, de réserve mentale, de dissimulation et de parjure. Alors, plus rien à faire? Mieux vaut tard que jamais. Mais pour commencer, il faut cesser de prendre nos idées toutes faites pour la réalité, apprendre à appeler les choses par leur nom, à désigner l’ennemi et à le traiter comme tel en le privant du bénéfice de nos lois et de notre droit civil. A-t-on jamais vu en temps de guerre un ennemi fait prisonnier, déféré devant nos tribunaux et défendu par ses avocats ? Cela serait pensable si cet ennemi laissait le même droit aux passagers du métro, aux promeneurs, aux clients des marchés et des grands magasins, aux écoliers qu’il s’apprête à déchiqueter ou à rendre en otage.

Un Marocain, premier ministre de la France?
Un Allemand, Président de la république Française?


Dominique de Villepin, est marocain et Valery Giscard d’Estaing est Allemand. L’un est notre actuel premier ministre et de surcroît présidentiable, et le second fut président de notre République. Ce sont deux étrangers selon l’application du droit du sol, puisqu’ils sont nés, l’un au Maroc, l’autre en Allemagne où prévaut le droit du sang. Et pourtant ils sont Français. Cela signifie que les deux systèmes ont des passerelles qui permettent de corriger les absurdités qui résultent de leur stricte application.

Nous ne devons donc nous laisser impressionner et encore moins nous sentir coupables devant l’agitation et les invectives des milieux de gauche, dès qu’il est question d’apporter quelques correctifs au droit du sol. Lequel d’entre nous se croirait japonais parce qu’il serait né dans ce pays avant de le quitter un mois plus tard? Or, pour ce qui concerne la France, le droit du sol impliquait que le bénéficiaire devienne français de culture et de langue, et non par la seule grâce d’un passeport. Avec l’implantation massive d’une immigration incontrôlée qui n’entend pas troquer son identité et sa culture d’origine contre celles de la France, le problème se pose d’une nouvelle façon. Le principe du droit du sol qui était louable, se manifeste à présent dans ses effets pervers. La couverture maladie universelle aidant, une «touriste» peut venir accoucher aux frais de notre Sécu dans un hôpital français et le nouveau né étant Français, sa mère en situation irrégulière ne pourra plus être expulsée. Il ne lui restera plus qu’à se prévaloir du droit à la réunion des familles pour régulariser le mari et les enfants nés à l’étranger. Avec attribution prioritaire d’un logement social. L’avenir de la France, naguère une et indivisible, prendra avec la stricte application du droit du sol, l’allure d’une sorte de Bosnie ou de Kosovo sur les rives occidentales de l’Europe. Et si nous voulons épargner à nos enfants ce peu rassurant avenir, ce sont tous les critères d’accession à la nationalité française qu’il faudra réviser fondamentalement. Et laisser les protestataires à leur caquetage.

André Dufour pour Libertyvox.

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 04/10/2005 Imprimer cet article
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