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La LICRA attaque Jean Raspail. Extension du domaine de la chute? |
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David Dawidowicz prend la défense de Jean Raspail, attaqué par la LICRA... Cette ligue serait-elle en plein processus de “MRAPisation”? N’y aurait-il plus aucune place en France pour la défense des valeurs qui fondèrent cette grande Nation? |
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La Licra poursuit Jean Raspail pour un éditorial qu’il a signé dans
le Figaro du 17 juin 2004 sous le titre de «La patrie trahie par la
République», avec un «R» majuscule pour République et un «p» minuscule
pour patrie, ce qui est pour le moins une marque de déférence pour la
République.
J’ai beaucoup d’estime pour la Licra dont je fus membre un moment donné et qui, habituellement, livre des justes combats.
L’idéologie de Jean Raspail n’est pas la mienne. Mais son nationalisme
et son attachement à la tradition catholique n’est pas plus borné, plus
archaïque, plus obscurantiste, plus intolérant et plus xénophobe que
celui qui prévaut dans les pays de culture musulmane, et que ceux-ci, à
travers l’immigration, propagent en Europe sans en être pour autant
inquiétés, pas du côté du MRAP en tous cas. Comme tout citoyen d’un
pays libre, Jean Raspail, a le droit de critiquer, à tort ou à raison,
une politique qu’il juge désastreuse, une société qu’il juge à la
dérive. Il a aussi le droit de ne manifester aucun enthousiasme devant
le spectacle d’une «Gay Pride», d’être hostile au mariage homosexuel,
d’appréhender les conséquences d’un bouleversement démographique
entraînant la marginalisation des valeurs sur lesquelles notre société
s’est constituée. Ce n’est pas du tout politiquement correct, certes.
Mais que vaut la liberté de pensée sans la liberté de l’exprimer?
Assimiler au racisme toute opinion défavorable à une religion relève de la confusion mentale, pas toujours désintéressée.
Il est encore permis de penser et de le dire que, contrairement aux
postulats d’un antiracisme perverti, toutes les religions ne sont pas
équivalentes. Que l’on cesse donc d’opposer à l’intolérance et aux
persécutions dont le catholicisme s’était rendu coupable au cours des
siècles passés, le modèle d’un mythique islam andalou «religion
d’amour, de tolérance et de paix». Cela reviendrait à créditer le
système nazi de toutes les avancées philosophiques, scientifiques,
littéraires ou musicales dont notre culture est redevable à
l’Allemagne. Ce qui nous intéresse, c’est «maintenant». Or aux yeux des
hommes et des femmes attachés à la liberté de conscience et
d’expression, à l’égalité entre hommes et femmes de toutes origines, à
la tolérance envers ceux qui diffèrent de nous, l’Islam, tel qu’il se manifeste,
ne présente pas grand-chose de séduisant, c’est le moins que l’on
puisse dire. Encore faudrait-il pouvoir le dire sans risquer de devoir
en répondre devant les tribunaux.
En France, et Jean Raspail le déplore sans doute, tout un chacun peut,
sans risque de poursuites judicaires ni de se faire poignarder par un
Ravaillac, dire pis que pendre du catholicisme, religion encore
majoritaire pourtant, et qui a, qu’on le veuille ou non largement
contribué à forger l’identité et la culture françaises. On peut
brocarder, même avec mauvais goût, le Christ, le Pape, le clergé, le
rite catholique. Et nul ne s’en prive. Mais gare à l’imprudent qui
exprimerait une opinion négative, voire nuancée, sur Mahomet,
personnage historique qui, de son vivant, détenait à lui seul le
pouvoir politique, législatif, militaire et religieux de la Péninsule
Arabique. Avec tous les abus imaginable d’un tel système. L’infortuné
Louis CHAGNON, prof d’Histoire, en sait quelque chose et Théo Van Gogh
n’en sait plus rien puisqu’un musulman marocain, que le débonnaire
royaume des Pays Bas a imprudemment accueilli et naturalisé, l’a
pieusement égorgé, fidèle en cela à maints exemples édifiants donnés
par le Prophète en personne. Je me vois déjà traîné sur le banc
d’infamie ou égorgé par un islamophrène pour ce que je viens d’écrire.
Le racisme commence lorsque l’on fait une généralité à partir d’un cas particulier ou isolé.
Mais lorsque nous sommes, dans toute l’Europe, submergés de «cas
particuliers» et de cas «isolés», au point qu’ils deviennent un
phénomène de masses, on est en droit de se poser des questions. C’est
ce que je fais comme l’ont fait dans Liberty Vox Anne-Marie Delcambre
et plus récemment André Dufour, comme le fait maintes fois Ivan
Rioufol dans sa rubrique hebdomadaire du Figaro. Nous encourons donc
tous la vindicte de toutes les ligues de vertu réunies, non pas pour
défendre la dignité d’hommes et de femmes qui seraient injuriées ou
discriminées pour leur croyance en Allah et en Mahomet son Prophète, ce
qui serait légitime et que je soutiendrais, mais pour interdire toute
critique d’une nauséabonde chakchouca idéologique amalgamant la
politique, un impérialisme, un mépris pour tout ce qui n’est pas
musulman, un esprit de conquête et une conception religieuse archaïque
et difficile à nommer puisque «islamisme», nom donné à cette mouvance,
est synonyme d’islam.
C’est le «nazisme» qui lui serait le plus proche par sa finalité, par
sa phraséologie, son antisémitisme, son hostilité à la démocratie, à la
franc maçonnerie, par ses méthodes déloyales, par la désinformation,
par sa propagande mensongère, par son esprit de conquête, par le mépris
de la vie. Mais ce terme est déjà réservé à un phénomène anti-religieux
et nationaliste allemand. Mais cet islamisme réunit tous les
ingrédients du totalitarisme qui s’appuie sur des masses, propage la
haine raciale et religieuse, impose la terreur et sème la mort. Or,
l’Histoire nous enseigne que le totalitarisme, qui commence par faire
le malheur des peuples qu’il combat, finit par faire le malheur du
peuple pour le bien duquel il prétend agir. C’est dans ce sens qu’en
dénonçant sans ménagement ni fioritures cette abomination, nous nous
joignons aussi au périlleux combat des hommes et des femmes catalogués
musulmans et qui redoutent encore plus que nous la tyrannie
obscurantiste des «barbus» abrutis.
Alors, en attendant de nous mettre d’accord sur le nom qui lui
convient, on peut légitimement s’inquiéter devant la montée du péril
islamique qui, pour ne nous en tenir qu’à l’ Europe, inscrit déjà à son
tableau de chasse en guise de hors d’œuvre et de façon non exhaustive,
Paris, Madrid, Amsterdam, Londres , Anvers. On est en en droit de s’en
inquiéter, et de le dire tout haut, comme nos aînés se sont inquiétés du péril nazi sans que cela ne constituât un délit de racisme germanophobe.
Lorsqu’il s’est agi de résister au nazisme, nous n’étions pas
regardants sur les convictions religieuses ou politiques de nos
compagnons de lutte. Il y avait «ceux qui croyaient au Ciel et ceux qui
n’y croyaient pas». Il y avait des républicains espagnols, des Juifs,
des étrangers du MOI, des trotskistes bientôt rejoints par les
communistes, il y avait des royalistes, des Croix de Feu, des Jocistes
et Jécistes à côté des jeunesses socialistes. Les camps de déportés
politiques réunissaient une Danielle Casanova communiste, un colonel
François de la Roque Croix de Feu ou un Léo Boutbien franc-maçon.
Lorsqu’il s’agit de faire la chaîne pour éteindre l’incendie, on ne
demande pas à celui qui nous passe le seau à quelle religion ou à quel
courant politique il appartient.
Alors, Jean Raspail n’a pas moins le droit de s’inquiéter, à sa façon
qui n’est pas la nôtre, de cet islam qui devient omniprésent dans sa
région. Son seul tort est d’être, semble-t-il, catholique
traditionaliste et de droite et, qui sait, peut être un tantinet
royaliste, c'est-à-dire à priori, tout ce qu’il faut pour être du
mauvais côté. Je ne suis pas de son bord mais, à l’instar de Voltaire,
je descendrais dans la rue pour défendre sa liberté absolue de
conscience et d’expression. Car il ne fait qu’exprimer ce que maints
auteurs ont dit et écrit, sauf qu’il n’a pas appris le Novlangue à
l’école pour l’exprimer de façon politiquement correcte. Or, force est
de constater que pour maints citoyens qui s’en réclament, la liberté
absolue de conscience et d’expression n’est reconnue qu’à ceux qui
pensent à peu près comme eux. Dans une civilisation vouée au bien-être
et au moindre effort, c’est tellement plus confortable. Or, dans un
pays où la critique des religions remonte au moins au Siècle des
Lumières, il ne me paraît pas plus raciste de s’attaquer à l’islam
qu’au catholicisme, fut-ce à tort.
Il m’aurait paru conforme à ses origines staliniennes et à son présent
islamophile, que le MRAP, connu pour son antiracisme sélectif, se
portât partie civile dans cette affaire. Mais la LICRA? Que fait-elle
dans cette galère? Pourquoi tire-t-elle les marrons du feu pour le MRAP
qui, lui, ne se gêne pas pour couvrir de tout son poids l’antisémitisme
lorsqu’il est manifesté par des Musulmans?
Sous l’Ancien Régime, cela s’appelait «se battre pour le roi de Prusse».
David Dawidowicz pour Libertyvox
Notes :
Critères de l’antiracisme du MRAP : Sur cent communiqués, le Mrap en consacre:
70 au Proche-Orient, condamnant exclusivement Israël.
1 aux massacres perpétrés par les islamistes en Algérie.
0 aux victimes du terrorisme musulman.
0 aux exactions commises par le Soudan.
0 aux
lapidations «légales» en Arabie saoudite et autres pays appliquant la
charia.
Plaintes déposées par le Mrap contre les actes antisémites
imputables à des musulmans: zéro. Au mieux, le Mrap «déplore» ces actes
«qui desservent» la cause arabe ou palestinienne. 
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