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«Je veux un logement ! Je veux des papiers ! »

“Je veux un logement!” ou “Je veux des papiers!” entendu ici et là après les dramatiques incendies ayant frappé des immeubles abritant des immigrés, semble être devenu la revendication “allant de soi” pour des milliers d’étrangers en situation régulière ou non et pour les associations “humanitaires” les soutenant. André Dufour examine cette immigration et ses conséquences sur la société française.

Irrigation et immigration

Il en est de l’immigration comme de l’irrigation. Bénéfique lorsqu’elle est bien dosée, gérée et contrôlée, l’immigration comme l’eau devient dévastatrice lorsque, livrée à elle-même, rien ne lui fait obstacle.

Certes, aussi loin que l’on remonte dans la mémoire de l’humanité, la famine poussait les hommes à rechercher des rivières plus poissonneuses, des espaces plus giboyeux, des pâturages plus verdoyants, ou des terres à cultiver moins ingrates. Cela ne se passait pas toujours de façon pacifique, les lieux convoités n’étant pas obligatoirement inoccupés. La préhistoire était ainsi déjà faite de tueries, de guerres, de compromis et de pactes entre groupes rivaux et hostiles débouchant parfois sur des alliances, voire de fusions qui, avant l’écriture, ont alimenté les sagas ou les mythes dès l’aube de l’Humanité. Mais dans tous les cas de figure, nul ne déroulait le tapis sous leurs pas ni dressait la table pour les nourrir, nul ne leur fournissait la tente ou la hutte pour les abriter.

Avec l’émergence des Etats modernes, les mouvements migratoires furent contrôlés par le pouvoir en place, parfois encouragés, sollicités et organisés par celui-ci en fonction des besoins du pays et de la qualification des nouveaux venus. Ce sujet méritant une étude à part, je ne m’y étendrai pas. C’est ainsi que les arrivées continues d’artisans, d’ouvriers, de techniciens, ont, tout au long de son Histoire, enrichi la France de leur savoir faire ou de leur sueur pour finir par s’intégrer à la population du pays d’accueil.

Or, les incendies meurtriers, parfois criminels, d’immeubles et de squats parisiens occupés par des familles nombreuses venues du continent africain, tant arabes que «noires», majoritairement musulmanes, mettent au premier plan de l’actualité les conséquences dramatiques, pourtant prévisibles, d’une immigration illégale, inadaptée, incontrôlée, livrée à elle-même, prise en main tant par des idéologues mafieux que par des militants «humanitaires» irresponsables et prenant l’allure d’un véritable déferlement subi et finalement entériné par nos gouvernements successifs.

On ne dénoncera jamais assez l’effarante et irresponsable imprévoyance de nos hommes politiques qui se sont succédés au pouvoir depuis des décennies, coupables de veulerie, d’absence de toute vision cohérente et de toute perspective, même à court terme, pour ce qui touche à cette immigration intruse, perturbatrice et ruineuse pour nos institutions sociales fondées sur la redistribution, attentatoire de surcroît à la cohésion nationale et à l’identité de la République en devenant majoritaire dans de nombreux quartiers, voire dans quelques villes et de surcroît opposée aux valeurs qui fondent notre société laïque et démocratique.

De par son caractère subit et massif, de par ses interdits religieux immuables depuis quatorze siècles, de par ses liens quotidiens très serrés qu’elle garde avec le pays d’origine grâce aux paraboles télé ou à l’Internet, cette population qui tourne le dos aux Français, dont elle rejette les valeurs et la culture, ne paraissant nullement disposée à s’acculturer, implante et pérennise ainsi sur le territoire national des enclaves ethniques et religieuses hostiles. Ça aussi, il faut le dire ici, n’en déplaise à nos hommes du gouvernement, à notre presse, aux maîtres falsificateurs de nos télés grassement rémunérés pour leur docilité, à nos partis politiques ainsi qu’au pullulement d’associations et «collectifs» émargeant au budget de l’Etat ou des collectivités locales.

Que la France ne soit pas la seule en cause n’est qu’une piètre consolation. Selon Bruxelles, le nombre de clandestins dans l’U.E serait de «quelques millions», cette imprécision surprenante de la part des eurocrates tatillons, mais qui recouvre probablement plus de dix millions de personnes, s’explique du fait même de cette clandestinité dont ces «quelques millions» finiront par sortir pour grossir les rangs des «sans papiers», évalués eux aussi à plus de dix millions qui, tôt ou tard, rejoindront à leur tour et par vagues successives les «régularisés» de la veille.

Faute de verrouillage drastique de l’U.E, faute de nous doter des moyens techniques pour faire échec aux faussaires et identifier les clandestins, faute d’une véritable et massive «reconduite aux frontière» sans commune mesure avec les reconduites à dose homéopathique qui se pratiquent en ce moment, faute aussi d’un arrêt total des aides et allocations diverses accordées aux illégaux et «clandestins», aides qui provoquent une véritable «ruée vers l’or», la pompe à aspirer des nouvelles vagues de «clandestins», de «sans papiers» et de «mal logés» sera constamment réamorcée jusqu’à épuisement total de nos ressources.

Les économistes, distingués comme il se doit, avancent, statistiques, graphiques et courbes à l’appui, que l’économie et le système de protection sociale de l’U.E ne peuvent se passer d’immigrés pour pallier le taux de fécondité insuffisant de nos familles «autochtones». Nous les croyons volontiers.

Mais de quelle immigration s’agit-il désormais?

De travailleurs, de techniciens? D’ouvriers qualifiés? D’artisans? De chercheurs? D’infirmiers et infirmières? D’entrepreneurs?

«Que nenni». Nous sommes submergés d’«allocataires», d’«ayants droit» que, au moindre froncement de sourcils ou coup de gueule de prétendus défenseurs des «droits de l’homme» et d’un anti-racisme pervertis, nous sommes sommés d’entretenir, de loger décemment, même si au sein de cette immigration non choisie se profilent les gangs de professionnels de la manche, du proxénétisme, de la drogue et d’autres joyeusetés de cette économie dite «souterraine» ou «parallèle», gouvernée par des réseaux mafieux, de pourvoyeurs de faux papiers, faisant commerce d’immigration illégale, voire servant de base d’appui et de financement aux réseaux terroristes de l’islam irrédentiste.

Nous savons bien que cette immigration que nous subissons compte elle-même nombre de victimes de ce système mais, quoi qu’il en soit et contrairement à l’avis «autorisé» des économistes, ne comptons pas trop sur cette immigration là pour améliorer la compétitivité de la France et encore moins pour maintenir l’équilibre financier de nos régimes de retraite, d’allocations familiales ou de sécurité sociale.

Le diagnostic de nos économistes, exploité comme argument «décisif» par les auxiliaires et défenseurs de l’immigration incontrôlée, est ainsi, comme pour tout ce à quoi ils touchent, détourné de son sens.

Nous sommes bien loin des immigrés «de papa», travailleurs paisibles qui ne posaient aucun problème, se sont bien intégrés et, en dépit de quelques Dupont- la- joie, nombreux sont ceux qui ont finalement acquis la nationalité française au point que généralement, rien ne distingue leur descendance des Français «plus anciens». Déjà rien, dans ses objectifs sociaux ou politiques, ne distinguait l’O.S maghrébin de chez Renault ou Citroën, immigré de la veille, de son camarade de chaîne français. Tous deux adhéraient à la CGT, présentaient les mêmes revendications et faisaient le cas échéant grève ensemble.

Quelque chose a en effet changé depuis deux ou trois décennies. Quantitativement, qualitativement et surtout dans sa nature même et dans sa finalité…

Certes, nous avons encore des immigrés «classiques» qui viennent enrichir de leur savoir faire ou de leur esprit d’initiative la France ou tout autre pays de l’Union Européenne.

Mais, il faut le dire sans recourir aux vaines précautions oratoires ni circonlocutions dont nous nous laissons trop facilement berner par les imposteurs: pour un immigré souhaitable venu pour travailler, percevoir un salaire et bénéficier en toute légitimité de le couverture sociale pour lui-même et pour sa famille, pour permettre aussi à ses enfants de bénéficier d’une bonne instruction, acquérir une culture française et leur préparer un avenir décent, nous en avons dix qui forcent nos frontières tout en restant hostiles à notre culture et à nos mœurs jugées «dépravées», mais n’en exigeant pas moins le bénéfice des aides et avantages sociaux qui leur sont accordés automatiquement par cette même société «dépravée». Le seul fait de se trouver en France ou dans un pays de l’U.E devient en soi une source de revenus et transforme l’intrus, régularisé ou non, en un «ayant droit», sans contrepartie de devoirs et d’obligations de sa part.

C’est une véritable prime accordée à ceux qui réussissent à forcer nos frontières, souvent grâce au professionnalisme de réseaux de passeurs mafieux relayés par des réseaux caritatifs ou «humanitaires». Cette «prime» est surtout un véritable appel d’air aux nouvelles vagues d’immigrants qui, parfois au péril de leur vie, se ruent à l’assaut des frontières maritimes ou terrestres de l’Union Européenne, ou qui, en tant que «touristes» prolongés ou «étudiants» chroniques, sont déjà en place et s’y éternisent. Mais s’agit-il encore d’une immigration au sens strict du mot?

Immigration ou colonisation?

Car il faut bien distinguer ces deux notions.

Il n’est pas jusqu’au Nouvel Obs, cet hebdomadaire certes malhonnête mais que je me garderai de qualifier de xénophobe, qui ne finisse par vendre involontairement la mèche... Dans son numéro 2130 du 1er septembre, Gérard Petitjean répond à sa propre question «pourquoi Paris connaît-il la plus forte concentration d’immigrés illégaux?» Parce qu’à Paris, ville riche, on trouve beaucoup d’aides sociales qu’on n’obtiendrait pas ailleurs.

Peut-on en blâmer ces immigrés? Certes non. Qui reculerait devant un revenu, des avantages sociaux et une couverture médicale assurés d’emblée aux nombreux membres de la famille, épouses plurielles comprises, sans devoir obligatoirement travailler? Et dire que nous avions la naïveté de croire que Paris est choisi pour le plus de chances qui y sont offertes pour trouver de l’embauche… Dont acte.

Mais, intérêt pour intérêt, pourquoi stigmatiser le citadin lambda pour son manque d’enthousiasme devant les perturbations de tous ordres causées par ces populations «exotiques» se regroupant dans de véritables enclaves ethniques et qui s’interroge sur le trouble causé par ces implantations subites qui ne cessent de faire tâche d’huile, sur la baisse consécutive du niveau des classes où ses enfants sont scolarisés et sur le coût de la générosité institutionnelle qui s’effectue en dernier ressort à ses dépens? N’est-ce pas du reste notre futur Président Jacques Chirac, maire de Paris et non Le Pen qui avait un jour évoqué les «bruits et les odeurs supportés par le voisinage»? Ces propos inspirés par la réalité sur le terrain, mais jugés politiquement incorrects dans les salons des quartiers huppés, lui ont maintes fois été reprochés, au point qu’il n’est pas prêt à récidiver… «Et pourtant elle tourne».

Alors, puisque cette immigration déferlante est mue, non pas par la recherche d’une liberté absolue de conscience, impensable dans leur pays, mais par des prosaïques intérêts matériels et pécuniaires, qu’on cesse au moins de nous faire de l’intox compassionnelle, de nous seriner nos devoirs d’humanité ou de solidarité, comme le fait dans un récent éditorial le larmoyant Jean Daniel qui parle de construire d’avance et en nombre suffisant des logements spacieux en prévision des familles nombreuses qui ne tarderont pas à nous arriver, clandestins, illégaux et sans papiers compris alors que, comme disait naguère avec réalisme un leader socialiste nommé Michel Rocard, «La France ne peut pas accueillir toutes les misères du monde». Car tout cela ne va pas sans générer des risques et, aussi bête que cela paraisse, tout cela a un coût pour chacun d’entre-nous et menace notre système d’Etat providence qui fait partie des «avantages acquis» auxquels les Français, à tort ou à raison, restent attachés. Or, pas plus qu’une barque ou un ascenseur, on ne peut sans danger surcharger la France d’immigrants aussi onéreux pour nos régimes sociaux que peu productifs pour notre économie.

Peut-on au moins espérer que les enfants des immigrés d’Afrique maghrébine et noire seront acculturés et deviendront des Français comme les autres? Voyons plutôt du côté de la jeune génération sortie de nos écoles. Travaillés par des agitateurs politiques et religieux hostiles à nos valeurs, ils se considèrent non pas comme Français mais comme Algériens, comme Arabes, ou comme Blacks , mais surtout comme Musulmans, déterminés non seulement à constituer un corps culturel séparé, incompatible avec nos valeurs et avec l’unité du peuple français, tout en prétendant tirer le maximum du pays dont ils sont citoyens, mais allant jusqu’à contribuer au rayonnement de la France par une constante présence «française» parmi les moudjahiddins sur tous les fronts du djihad.

C’est du reste le même constat qui a été fait à la suite d’un sondage effectué en Grande Bretagne après l’attentat terroriste islamique du métro de Londres. Le fait que les moudjahidin soient de nationalité britannique, soient nés en Angleterre, y ont fait des études normales, y exerçaient une profession, ne les a pas dissuadés de se comporter en ennemis criminels de «leur» pays. Or, une très forte proportion des musulmans britanniques déclaraient aux sondeurs qu’ils se sentaient d’abord musulmans et que s’ils en avaient eu connaissance, ils n’auraient pas dénoncé ces moudjahidin qui s’apprêtaient à commettre ce crime immonde.


Faisons nos comptes.

Mais au préalable, restons sourds au chantage moral et culpabilisant exercé par un terrorisme «intellectuel». Si cela plait à aux idéologues auto- flagellants qui veulent nous entraîner dans leurs rites masochistes, laissons les battre leur coulpe pour la pauvreté qui règne sur le continent africain liée à la gabegie, au clanisme, à la pesanteur culturelle et à la corruption sans vergogne qui règnent dans ces pays souverains. Laissons les se flageller jusqu’au sang pour le Sida qui ravage ce continent, pour la démentielle surnatalité aggravée par la polygamie et par les interdits religieux en matière de contraception et posons nous une question dictée par le bon sens:

Quel bénéfice, quelle satisfaction la société française, faite de contribuables et de cotisants, tire-t-elle de cet imam polygame et prêcheur de haine, qui vivait grassement de nos allocations familiales et du ratissage des organismes d’aides sociales avant d’être finalement expulsé. Nous aimerions savoir, et cela intéresse essentiellement la Caisse d’allocations familiales, si ses épouses multiples et ses 27 enfants l’ont suivi dans son «exil» ou si cette famille allocataire, source des revenus de ce saint homme, est restée en France pour lui reverser une partie de la rente servie par notre générosité débile, ce qui lui permettrait de prendre dans son pays «d’exil» une épouse additive qui, un jour, viendra peut-être se joindre au harem laissé en France...

Les Français se consoleront-ils de ne pas être les seuls gribouilles puisque les Britanniques, qui cultivent sur leur sol le multiculturalisme, ont eux aussi versé des sommes colossales à «leur» imam polygame, sergent recruteur du djihad, avant de finir par l’expulser? On attribue aux Anglais un sens particulier de l’humour, mais nous ignorons comment ils ont réagi à l’idée que quelques uns des auteurs du carnage londonien avaient été endoctrinés par ce féroce imam qui vivait grassement aux crochets des contribuables dont quelques uns figurent au tableau de chasse du djihad.

Et que rapporte à notre économie ce polygame que l’on a vu récemment interviewé à la télé, sans qualification professionnelle, père de quatorze enfants, qui perçoit un maigre salaire tiré d’un vague emploi mais vit essentiellement des allocations familiales, de l’aide sociale, d’un logement subventionné, de transports quasiment gratuits, de la cantine scolaire gratuite pour ses enfants et qui, après l’incendie de l’immeuble du Boulevard Vincent Auriol, pleure la perte d’un appartement de six pièces que la Ville de Paris lui a alloué moyennant un faible loyer, de toute façon compensé par une allocation de logement. Ne nous inquiétons pas pour lui; à l’heure où vous lisez ces lignes, ce brave homme avec ses épouses et leur nombreuse progéniture est déjà relogé dans un appartement à la mesure de leur nombre. Mais notre comptabilité nationale ne dégagerait-elle pas quelque bénéfice en le renvoyant gentiment dans son pays, muni d’un substantiel viatique, avec ses femmes et ses enfants, là où son mode de vie, auquel il est attaché par fidélité à ses principes et à sa culture, s’intègrerait parfaitement aux normes tribales du pays natal? Ou alors, nous soumettant au chœur des pleureuses humanitaires, serait-ce à nous qu’il incomberait d’adapter notre législation, notre urbanisme, notre parc immobilier, nos mœurs, nos traditions et nos coutumes au mode de vie tribal et polygame ancré dans une religiosité fruste et inculte venue d’un autre âge? Nous avons parmi nos concitoyens des âmes charitables et des grands cœurs qui le verraient d’un bon œil. Mais dans ce cas, nous n’aurons vraiment plus affaire à des immigrés mais à des colons.

Et qu’a rapporté à notre économie, à nos institutions, ce couple camerounais catéchumène catholique, sans la moindre qualification professionnelle, expédié en France voici déjà longtemps par un réseau de «bonnes œuvres» catholique cette fois-ci; n’ayant pas encore d’enfants, les époux en «empruntent» quatre avant d’émigrer, qui figureront sur ses papiers d’immigration, ce qui permettra de toucher dès l’arrivée en France les allocations familiales qui constitueront le plus gros de leurs revenus et qui s’accroîtront au fur et à mesure des nouvelles naissance, auxquelles s’ajouteront le produit de toutes les aides sociales imaginables. Trois de ces enfants empruntés sont retournés au Cameroun, mais bonne fille, la caisse d’allocations familiales continuait de payer pour eux jusqu’à leur majorité. On peut d’autant plus facilement en parler que, le temps aidant, cette escroquerie est prescrite.
A propos de cette fraude, il est piquant de constater que notre police des frontières, nos services d’immigration et nos organismes sociaux ne se sont même pas étonnés que les enfants prétendument issus des mêmes père et mère et qui figuraient sur un livret de famille délivré après l’arrivée en France, n’avaient parfois que trois ou quatre mois d’écart d‘âge.

Et comment ne pas ajouter à cette charge le coût des nuisances collatérales telles que ces Intifadas auxquelles se heurtent nos policiers et pompiers ou ce rite sacrificiel que constitue l’incendie des voitures.

Cas isolés me dira-t-on? Mais vingt mille voitures brûlées cette année entre le 1er janvier et le 31 août, ce qui à ce rythme laisse prévoir 30 000 «cas isolés» jusqu’au prochain Jour de l’An, représentent au bas mot une charge évaluable à 500 millions d’Euros dont chacun d’entre nous paiera, comme d’habitude, sa cote part dans son assurance automobile. De même pour l’addition des «cas isolés» de fraude aux allocations qui se reproduisent par milliers, par dizaines ou centaines de milliers, les «bénéficiaires» initiant les derniers venus à l’art de «niquer le système», locution que j’ai maintes fois entendue de la bouche de Maghrébins ou d’Africains Blacks. A partir d’une certaine ampleur, c’est le comportement des gens respectueux de la légalité qui devient un cas isolé et la fraude le cas général. Certes, il y a aussi des nouveaux venus qui sont victimes d’exploitation éhontée tournant à l’esclavage, d’escroqueries en tous genres de la part de faussaires, rackettés par de vrais ou de faux marchands de sommeil et autres «négriers», eux-mêmes issus de l’immigration… Tout cela devant être dit, nous le disons. Bien sûr, les journaux ainsi que les «plateaux» télé organisés autour de ce thème ne manquent pas de dénoncer ces méfaits dont nombre d’Africains sont victimes. Mais cette misère réelle doit-elle nous interdire de faire état du système frauduleux, délictueux, mafieux sur lequel une part non négligeable de l’immigration, incluant celui de l’Asie et de l’Est européen repose.

Cela n’enlève en rien au caractère insoutenable de l’image des êtres qui on péri dans les incendies, au désarroi des sinistrés survivants, ce dont les médias font leur beurre. Mais aucune caméra, aucun correspondant de presse n’étaient présents lorsque les pompiers venus lutter contre l’incendie criminel de l’Hay les Roses et secourir les locataires, étaient retardés par une embuscade, culturellement routinière paraît-t-il, tendue par un commando de «jeunes des banlieues» et finalement sauvés par la police d’un caillassage en règle. Comme quoi, et c’est une raison d’espérer, les «jeunes» (mot qui, en Novlangue, se substitue au nom ineffable d’une catégorie humaine devant être maniée avec précaution) finissent bien par faire quelque chose «en règle».

Et n’oublions pas le vaste réseau d’économie souterraine à laquelle l’immigration, tant «en règle» qu’illégale, fournit les plus gros contingents et qui n’est pas faite pour soulager nos contribuables, ni pour combler le déficit de la sécu, des caisses de retraite et des diverses institutions sociales.

On m’a déjà objecté que les fraudeurs, les délinquants, les escrocs ne manquent pas non plus parmi les Français «de souche» et qu’il ne faut pas faire de l’immigré un bouc émissaire. J’en conviens mais, notre production nationale étant justement déjà excédentaire dans ce domaine, avons-nous encore vraiment besoin d’en importer?

Immigration spoliatrice.

Un de mes proches et vieux amis, fidèle électeur de gauche, qui a naguère risqué sa vie en hébergeant des Juifs traqués par la police de Vichy, qui a ensuite hébergé des Algériens fuyant les ratonnades de la meute policière lâchée par Papon, ministre de l’Intérieur, me dit désabusé : «Mon fils travaille à Paris mais ne gagne pas assez pour payer un loyer tel qu’il se pratique dans la capitale. Avec sa compagne, il a donc déposé, voici cinq ans, une demande pour se faire attribuer un appartement à loyer modéré afin de pouvoir y fonder une famille dans un cadre décent et me donner la joie d’être enfin grand père. Mais comme tant de ses semblables, il figure sur une interminable liste d’attente dans laquelle leur dossier progresse à reculons. Comment peuvent-ils espérer réaliser leur rêve alors que, chaque fois, l’appartement attendu est attribué à des «prioritaires» venus d’ailleurs, qui n’ont jamais été inscrits sur une liste d’attente. Moi je ne nourris aucune prévention contre qui que ce soit, mais éduqué sous la devise indissociable de Liberté, Egalité, Fraternité inscrit sur le fronton de mon école, je me demande de quelle priorité, de quel passe droit, des immigrés tout juste débarqués, dont nul n’a sollicité la venue, parmi lesquels se trouvent nombre de familles polygames, pratique interdite en France et normalement réprimée avec sévérité, et dont le droit de séjour est sujet à caution, oui, au nom de quel droit, de quel principe nos autorités, non seulement tolèrent-ils l’illégalité, se mettant ainsi en infraction envers les lois qu’elles sont chargées de mettre en pratique et de faire respecter mais, de surcroît, gratifient cette illégalité de divers avantages sociaux et d’une priorité absolue dans l’attribution de logements subventionnés et ce, au détriment des citoyens ou des immigrés anciens? Hier, ajoute-t-il, j’ai été témoin d’un enlèvement par la fourrière d’une voiture qui stationnait sur un emplacement réservé aux livraisons ; ce sera une dure et coûteuse surprise pour l’automobiliste fautif, mais c’est l’application de la loi. Mais pourquoi cette loi à laquelle nous nous plions parce que nous nous sommes naïvement crus tous égaux devant elle, n’est-elle pas imposée aux personnes entrées illégalement en France, et ne devraient plus s’y trouver, qui sont en infraction dans de nombreux domaines, qui occupent par effraction une propriété privée sous l’appellation de squat? Cela équivaut non seulement à légitimer le droit d’utilisation de ta voiture par l’individu qui l’aurait volée, mais à lui payer en prime le plein de carburant».

Ne pratiquons-nous pas un racisme à rebours en déresponsabilisant une catégorie humaine selon des critères de couleur de peau ou de religion? N’est-ce pas une discrimination sur fondement raciste, même si elle est pavée de bonnes intentions? N’est-ce pas une façon perverse d’institutionnaliser l’infériorité humaine d’un immigré africain? Cela serait-il moins raciste que de reporter systématiquement la culpabilité des injustices et de la misère qui frappent une partie de l’humanité sur une catégorie nationale, religieuse ou ethnique bien ciblée? Or n’est-ce pas le citoyen «métropolitain» qui est systématiquement stigmatisé? Or, il s’avère que par une perversion généralisée des valeurs, les racistes actifs, militants, sont de nos jours ceux qui se présentent comme «anti-racistes», «humanitaires», les «défenseurs des droits de l’homme» et tout l’éventail d’«alter mondialistes». Impensable? Mais n’est-ce pas dans ces milieux et parmi les prétendues victimes de la discrimination que l’on trouve en ce moment beaucoup plus d’antisémites que dans les milieux de droite? Il est vrai que ce racisme là se défausse sous l’étiquette d’antisionisme. Mais nos «banlieues» qui ne s’y trompent pas, n’entrent pas dans ces subtiles finasseries de nos politiciens et intellectuels décatis. Cela vise strictement les mêmes cibles mais le changement d’appellation permet de garder bonne conscience. Que de maux causés par des mots…

Mais comment en sont nous arrivés là?

C’est un sujet qui me tracasse et sur lequel j’aimerais donner mon avis. Si la Rédaction de Liberty Vox ne s’y oppose pas, ce sera l’objet de mon prochain «papier».

André Dufour pour Libertyvox.

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 15/09/2005 Imprimer cet article
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