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Vive les Basques!

Sharon, terrorisme, Niger, recherche, Islam... André Dufour nous livre son bloc-notes estival.


Fait-divers (21 juillet 2005)

«Un homme a été intercepté hier après-midi lors d’un contrôle routier près de Cahors, dans le Lot. L’homme, qui voyageait à bord d’une voiture volée, a perdu le contrôle de sa voiture en tentant d’échapper aux gendarmes. Il est décédé quelques heures plus tard»

Mais qu’y a-t-il de particulier dans ce fait divers pour retenir ainsi notre attention? C’est que cette mort tragique à la suite d’une course-poursuite policière n’a été suivie d’aucune émeute dans les cités, d’aucune lapidation de policiers ou de pompiers, d’aucun incendie de véhicules, d’aucun pillage de magasins. Donc rien d’assez spectaculaire pour mobiliser journalistes, caméras, télés et commentateurs patentés...

Nos «banlieues» s’inséreraient-elles enfin dans la légalité républicaine?

J’allais oublier de préciser que la victime était un Basque membre présumé de l’ETA…
Mais à quoi pensiez-vous donc ?

Mur murs

La visite de Monsieur Ariel Sharon à Paris a été l’occasion pour nos médias, de rappeler l’existence inadmissible du mur de «séparation», «mur de la honte» selon ses adversaires, de protection selon les Israéliens incapables de comprendre la beauté et le caractère progressiste des agressions terroristes.

Soumettons donc à ces frustrés du pogrom la carte d’un autre mur, reproduite dans nos quotidiens sans le moindre commentaire, sans la moindre appréciation ou qualification. Gageons qu’ils vont se rendre en masse devant l’ambassade et les consulats du Maroc pour protester contre ce mur édifié sous prétexte qu’il faut protéger les habitants du Sahara Occidental contre les incursions meurtrières des groupes armés abrités par l’Algérie.

Il est vrai que l’ONU, suivie par nos grands médias, semble n’y voir qu’un «mur de défense»; ça change tout, d’autant plus que les agressés potentiels qu’il faut protéger ne sont pas israéliens. Du reste l’Espagne a de son côté isolé par des murs ses enclaves de Melilla et de Ceuta de leur environnement marocain. Récompense à celui ou à celle qui nous dira quel média français a dénoncé ces «murs de la honte».


Mouvements de masses

27 juillet 2005, le Figaro coiffe l’article de Luc de Barochez d’un chapeau dans lequel ce quotidien tient à faire savoir que la visite d’Ariel Sharon à Paris a donné lieu à une manifestation de «plusieurs centaines de personnes rassemblées pour manifester contre la politique israélienne à l’égard des Palestiniens» et ce «à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, regroupant une cinquantaine d’organisations et de partis politiques»

Nous ignorons combien «plusieurs centaines» font de têtes de pipes, mais selon des témoins qui étaient présents sur les lieux, ils étaient «à tout casser» entre 150 et 220 personnes. En divisant ce nombre par la «cinquantaine d’organisations et partis» de ce Collectif et en essayant d’oublier qu’un même militant trotskiste ou stalinien blanchi s’agite aussi dans divers ONG ou associations satellites (un stalinien plus ou moins décontaminé ou un trotskiste obsolète est en même temps membre du Mrap, du DAL ,d’Attac, d’une quelconque ligue révolutionnaire lesbienne ou gay, ou d’un collectiviscule palestinolâtre à la Olivia Zemour) on peut dire que chaque organisation ou parti était présente avec une moyenne de quatre individus, ce qui ne doit pas faire loin de 100% de leurs effectifs réels, états majors compris. Et dire que ce sont ces poignées d’agitateurs sans base qui s’imposent auprès de nos Autorités pour leur «représentativité».

Dans son excellent livre «Les Martyrocrates» dont je recommande la lecture aux visiteurs de Liberty Vox, Gilles William Godnadel ne manque pas d’observer qu’une manif de 300 ou 400 avocats militants (sur les plus de 18000 que compte le Barreau de Paris) exagérément médiatisée, suffit pour bloquer un projet de loi ou en en pervertir l’application selon leurs critères idéologiques; il en va de même avec le Syndicat National de la Magistrature.

Napoléon dont je ne suis pourtant pas un «accro» parlait déjà de ces «étourneaux qui poussent des cris d’aigle».

Et dire que nos gouvernements se laissent manœuvrer par ces hurluberlus… Quand seront nous vraiment gouvernés par des véritables hommes d’Etat responsables et courageux, par des hommes qui ne se laissent pas manœuvrer par des journalistes «d’investigation» ou influencer par un montage de France 2 aux images manipulées par un «Juif utile» de confession trotskiste?

Sharon à Paris

Quel sens donner à cette rencontre Sharon-Chirac? Et surtout, que leur restait-il à dire alors qu’ils étaient convenus d’éviter tout sujet qui fâche? Tout ne les oppose-il pas au plan politique? Il ne restait sans doute plus à ces deux hommes, qui n’ont en commun que d’être des «bonnes fourchettes» et d’avoir une «bonne descente», que de dire à la dernière gorgée de château «Le Gros Bois»: «encore une que les boches n’auront pas», je suppose , même si pour moi c’est de l’hébreu, que c’est parfaitement traduisible dans la langue de Sharon. Ils ont aussi autre chose en commun: chacun d’entre eux traîne une sacrée casserole judiciaire avec ces histoires de financement pas très catholique, ou pas très cachère de leur campagne électorale. Mais ce qui les rapproche ne suffira pas pour changer d’un iota la politique inconditionnellement pro palestinienne, résolument pro arabe et lâchement velléitaire face à l’arrogance des islamistes de France prétendument modérés, face aussi à des pressions des Etats arabes, ce qui ne peut se traduire, en dépit des paroles aimables appuyés d’impressionnants mouvements de menton de Chirac, que par un soutien aux pays ennemis d’Israël. Il faudra donc attendre encore longtemps avant que l’on puisse parler d’une amitié entre gouvernements des deux pays.

Concessions perpétuelles

Quelle que soit la faiblesse de Sharon face à la majorité des Israéliens qui le lâchent, il est peu probable qu’il soit de son côté disposé à faire des concessions déjà formulées par la direction palestinienne et appuyée, en notre nom paraît-il, par la France: 1°) un «corridor» pour relier Gaza à la Judée-Samarie, rebaptisée Cisjordanie en 1967 par la «communauté internationale»: «Corridor», ça fleure bon le fameux «corridor de Dantzig» dont l’infortuné Edouard Daladier eut à gérer les retombées. Un corridor palestinien ne couperait-il pas le Néguev et Eilat du reste d’Israël? Quel progrès vers la paix! 2°) Division de Jérusalem pour en faire, dans sa partie orientale, la capitale de la Palestine.

Gageons que pour donner le bon exemple à ces israéliens irréductibles, arrogants et sûrs d’eux mêmes, Chirac renoncera, en notre nom, à sa souveraineté sur Barbès, la Goutte d’Or, le Xème, XIème XIXème et XXème arrondissements rattachés au département 93 pour faire de Paris la capitale du califat de France, aux frontières sûres et reconnues aux côté de la République française, de ce qu’il en subsistera du moins compte tenu des corridors et couloirs destinés à relier les diverses enclaves et implantations musulmanes entre elles et à leur capitale parisienn. 3°) Droit de retour en Israël des «réfugiés» palestiniens et de leur descendance ou indemnisation par Israël. Pour cela, il faudrait réécrire l’Histoire et oublier que ce sont la direction palestinienne et une coalition d’Etats arabes comprenant l’Egypte, la Syrie, le Liban, l’Irak, la Transjordanie qui, en 1948, ont agressé l’Etat d’Israël nouveau-né pour en rejeter la population juive à la mer.

La seule faute d’Israël est d’avoir «humilié» ces pauvres agresseurs en leur infligeant une cuisante défaite. Le dhimmi qui se rebiffe, ça ne s’est jamais vu de mémoire de musulman et ça ne se pardonne jamais! Je crois que c’est là l’obstacle majeur à une paix entre Israël et les Etats musulmans. Une paix se conclut entre «égaux». Or, tant que les Arabes prendront le Coran pour seul et unique fondement légal, il leur sera impossible de voir dans le Juif autre chose qu’un dhimmi à asservir et à rançonner. Un traité de paix ne serait alors qu’une trêve, un rêve….

Tolérance, justice et respect: sens unique?

Notre pays cartésien, rationnel et hostile au principe des «deux poids et deux mesures» pourrait contribuer à faire en sorte que ce rêve ne tourne pas au cauchemar. 1°) En appuyant l’indemnisation par les pays arabes du million de Juifs qui ont dû fuir ces pays en y abandonnant tous leurs biens. 2°) N’appuyer aucune demande de retour ou d’indemnisation des réfugiés palestiniens sans appuyer, au nom des mêmes règles de justice, le retour des réfugiés allemands des Sudètes, de Poméranie,Silésie, Prusse orientale ainsi que des réfugiés finlandais de la Carélie annexée par la Russie et en exigeant de l’Algérie le droit au retour ou l’indemnisation de plus d’un million de «Pieds Noirs» réfugiés en France, sous peine de renvoyer dans leur pays d’origine les Algériens implantés en France: serait-ce plus immoral dans un sens que dans l’autre?

Tout ce que je dis là n’est qu’une provocation, c’est même une plaisanterie de mauvais goût, je le sais mais nul ne s’émeut ni ne s’inquiète d’une «philosophie» qui s’instaure dans nos pays occidentaux, à savoir qu’il devient impensable que des afro musulmans, fussent-ils en situation irrégulière, délinquants, voire criminels, puissent être expulsés de nos pays alors qu’il paraît normal que des «infidèles» soient contraints d’abandonner leur pays natal, comme ce fut le cas en Algérie, comme c’est encore le cas pour les Chrétiens du Proche Orient, comme ça devient la cas en ce moment même pour la troisième générations des «colons» de Gaza.

De même il paraît normal que des «sans papiers», majoritairement musulmans, profanent une église (mais jamais une mosquée) en l’occupant et en la souillant, alors qu’un coran jeté à la poubelle provoquerait chez nous un bain de sang, la lapidation de policiers et l’incendie de 500 voitures. Le christianisme serait-il moins sacré, moins respectable que l’Islam?

Il paraît tout aussi normal que l’Etat juif d’Israël abrite une importante population arabe musulmane (près de 20% du peuplement de ce pays, pourcentage que la France n’est pas loin d’atteindre), alors qu’aucun, absolument aucun Juif ne devra vivre dans l’Etat Palestinien.

Cette renonciation au principe de réciprocité, qui fonde pourtant les relations entre états souverains égaux ou entre sociétés égales, est déjà le premier pas des pays occidentaux vers le statut de dhimmis. Or, ce n’est pas telle ou telle politique qui rend Sharon tellement impopulaire dans nos milieux politiquement corrects, c’est au fond parce qu’aux yeux des lâches, des couards, des munichois, il symbolise le courage de combattre les armes à la main contre un retour à un tel assujettissement. Le courage des autres qui nous fait si tristement défaut au moment décisif, ne peut que déplaire à nos capitulards qui travestissent leur lâcheté sous les oripeaux d’un pacifisme et d’un «anti-racisme» à géométrie variable.

Chercheurs et Trouveurs.

Un certain nombre d’universitaires «chercheurs» d’on ne sait trop quoi mais forts de leur statut de fonctionnaires, ne cessent de demander la rupture des relations de nos universités avec celles d’Israël. C’est à peu près tout ce que ces chercheurs ont été capables de trouver, ce qui nous revient cher le prix de leur matière grise, la cherté étant aggravée par la rareté de ladite matière sous le crâne de cette minorité de crétins prétentieux hautement diplômés et peu productifs, sauf de paroles creuses. Or, la visite de Sharon à Paris amène quelques journaux, dont les correspondants en Israël ne sont pourtant que des porte-parole de la cause palestinienne, à rappeler que la France a tout à gagner dans ses bonnes relations avec Israël, «pays qui affiche le niveau le plus élevé du monde en recherche et développement rapporté au PIB… les multinationales ne s’y sont pas trompées et s’y sont implantées massivement. Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, est devenu le premier employeur privé du pays avec 5800 salariés, dont 2000 chercheurs».

Or, contrairement aux entreprises étatisées qui sont des véritables «fromages» pour les idéologues improductifs et parasitaires plus à l’aise devant un micro que devant un microscope, les multinationales privées n’ont pas tendance à gaspiller leur argent. Force est donc de croire que ces 2000 chercheurs dont il est question dans l’article et qu’une poignée de nos crétins trotskistes ou staliniens souhaite boycotter, sont aussi des trouveurs. Alors qui souffrira le plus du boycott? Les véritables scientifiques de notre pays, les chercheurs sérieux, et nous en avons, mais qui sont entravés dans leur travail par quelques grandes gueules.

Quand la génération de tristes cons boycotteurs, certes minoritaires mais qui imposent leur dogme à nos universités, sera enfin relevée par une nouvelle génération décontaminée, la recherche reprendra enfin ses droits, l’emploi se portera bien mieux et notre République n’aura plus besoin d’inventer des gadgets du genre emplois «aidés» ou «semaine de 35h» pour éradiquer le chômage.

Famine au Niger

Il n’est pas possible de laisser des centaines de milliers d’être humains mourir de faim au Niger alors qu’en dehors de toute considération morale le monde «souffre» par ailleurs d’une surproduction. La première chose qui s’impose donc est d’agir dans l’urgence et de sauver des vies humaines, ce qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir sur les causes de ces malheurs.

Des experts en tous genres se penchent régulièrement sur ces famines qui sévissent dans certaines régions du monde comme d’autres se penchent sur la pollution et autres périls qui menacent notre planète bleue. Je me garderai bien de jouer dans la cour des grands mais lequel d’entre eux consentira-t-il à répondre à une question que je ne suis certainement pas le seul à me poser? Parmi toutes les causes à incriminer, l’une d’entre elles n’est-elle pas la surnatalité qui est en même temps un facteur essentiel de la pollution qui menace cette fois-ci non pas un pays mais toute la planète bleue? En somme il y aurait lieu d’établir un lien direct de causalité entre la surnatalité humaine et la pollution terrestre dans la mesure où nous souhaitons que chaque être humain puisse atteindre le niveau de vie et donc de consommation alimentaire, matérielle et d’énergie que nous connaissons en Europe…

Prenons le Niger justement. Les journaux illustrent la tragédie que connaît ce pays par une carte et des statistiques: Population 11,8 millions d’habitants (source BM, FMI). Or, dans un Larousse en 3 Volumes édité en 1966, nous y lisons à l’article Niger: Population: 3,25 millions d’habitants.

Ainsi, en un peu moins de 40 ans, la population de ce pays qui est loin d’atteindre les records de croissance connus dans d’autres pays, a presque quadruplé. Or, les moyens de production, les infrastructures et les ressources hydrauliques de ce pays vaste comme trois fois la France mais désertique dans sa plus grande partie, peuvent difficilement répondre aux besoins de cette population d’éleveurs et d’agriculteurs et encore moins suivre le rapide accroissement de sa population.

À titre de comparaison, la France avec une immigration massive, a connu durant la même période un accroissement de 50% de sa population, taux en même temps dépassé par la production industrielle et vivrière, de sorte que le niveau de vie moyen de notre pays est supérieur à celui qu’il était voici quarante ans, n’en déplaise aux théoriciens de la «paupérisation continue» de l’école de Maurice Thorez «fils du Peuple».

Il est admis que le taux de natalité baisse avec la prospérité au point que les pays les plus riches connaissent un taux négatif de croissance démographique, mais cette pauvreté n’explique pas tout. Peut-on dire de l’Arabie saoudite qu’elle est pauvre? Et pourtant l’accroissement de sa population autochtone y est encore plus fort qu’au Niger. On peut difficilement soutenir que la centaine de «princes» orphelins, sans parler des «princesses», dont le défunt souverain revendiquait la paternité, soient la conséquence de la pauvreté. À l’opposé, la population russe, qui est loin de connaître la prospérité, voit sa population autochtone décroître encore plus vite que celle de la riche Allemagne. Force est donc de prendre en compte des facteurs culturels et religieux. La Chine par exemple a su freiner de façon autoritaire la croissance démographique et sort ainsi du sous développement. À la même époque, l’Inde, depuis son accession à l’indépendance, a vu sa population passer de 360 millions environ (incluant à l’époque le Pakistan et le Bengladesh) à plus d’un milliard, se hissant ainsi au niveau actuel de la Chine. Depuis son indépendance et malgré le «départ» plus ou moins contraint des non musulmans, l’Algérie a vu sa population tripler. La production de ce pays, freinée par un système bureaucratique autoritaire et corrompu, n’ayant pas suivi la démographie, ce sont les pays développés qui sont invités à résorber ce trop plein de population, même si celle-ci ne répond pas aux besoins des pays d’accueil et y constituent de ce fait un facteur de marginalisation et de troubles. Or toute mesure de contraception ou de contrôle des naissances est sévèrement réprimée en terre d’Islam et se heurte de toute façon aux mœurs et aux traditions culturelles.

Mais toute élévation, certes souhaitable, du niveau de vie des populations pauvres ne peut que s’accompagner d’une consommation accrue de produits, de matières premières et d’énergie, c'est-à-dire d’une aggravation supplémentaire de la pollution et du réchauffement de la planète. La Chine qui fait une entrée fracassante dans le club des pays industrialisés en fournit une illustration spectaculaire.

Comment sortir du cercle vicieux? Comment défier l’hostilité des grandes religions devant tout contrôle des naissances ? Si les mesures de limitation des naissances ont été très tôt adoptées dans les familles de culture chrétienne, en dépit de l’hostilité de l’Eglise, le taux de fécondité féminine dans les pays musulmans, même dans les milieux aisés, reste des plus élevés.

Natalité source de joie et de prospérité ou surnatalité source de pollution et facteur de troubles et de guerres?

C’est un problème que dans les cercles politiquement corrects de droite comme de gauche il n’est pas de bon ton d’aborder. Et pourtant il faut en parler et prendre des mesures indispensables pour arrêter et décourager cette surnatalité. En commençant par fermer nos frontières à toute immigration non choisie, en établissant des quotas d’immigration, même si le mot déplait. Il semble du reste que le PS soit très divisé sur ce point, mais c’est davantage une question sémantique que morale. En revoyant notre politique de «regroupement familial» qui ne doit s’appliquer qu’aux immigrés «choisis». N’y aurait-il pas lieu également de modifier le système d’allocation familiales? Pourquoi ne pas augmenter de façon considérable l’allocation familiale du premier enfant (dont la naissance cause à la femme une perte de revenus professionnels) et du deuxième, puis réduire graduellement les allocations des enfants suivants d’un même père pour tomber à une allocation zéro à la cinquième naissance par exemple? Notre système actuel n’est-il pas une incitation à l’immigration massive pour les polygames?

Quant aux pays en difficulté, qu’il est de notre devoir d’aider, pourquoi ne pas assortir toute assistance économique à l’obligation d’ouvrir dans chaque localité, grâce à notre aide, un centre de planning familial, de n’opposer aucune entrave aux femmes qui s’y rendent, à scolariser obligatoirement les filles jusqu’à l’âge de seize ans, à ouvrir à leur intention des écoles professionnelles et leur faciliter l’accès à l’enseignement supérieur? Au moins saurons-nous que l’argent de nos impôts sert à l’émancipation de la femme et au progrès de l’humanité. La religion s’y oppose-elle? Sans doute mais combien de temps devrons-nous céder au chantage des arriérés?

Mais les populations de culture «occidentale» contrôlant bien, même trop bien leur natalité, toute mesure en vue d’endiguer et de décourager la surnatalité serait dénoncée comme «discriminatoire» ou raciste par nos tiers-mondistes et autres anti ou alter-mondialistes. Mais on dit aussi que gouverner c’est prévoir. Or prévoir c’est aussi choisir sans fléchir entre l’intérêt général et le charivari d’une poignée d’irresponsables experts ès agitprop. Fléchir c’est trahir le mandat dont le gouvernement est investi par la nation; c’est accepter d’être les hommes de paille de ces agitateurs. Cela demande du courage, qualité qui se fait hélas rare chez nos politiciens. Lequel d’entre eux relèvera le défi?


Relieurs et disjoncteurs

Sommes-nous en état de guerre ou «simplement» confrontés à des réseaux criminels groupusculaires agissant sous couvert d’un Islam dénaturé? Telle est la question qui semble se poser dans nos médias à la suite des actes imputables à des groupes isolés selon les uns, au djihad mondial selon les autres. Les plus doctes des experts attitrés affirment que la «quatrième guerre mondiale» est un mythe puisqu’une guerre, c’est le recours à la violence d’un Etat contre un autre. Or, y a-t-il une guerre lorsque des citoyens britanniques de confession musulmane commettent un attentat sur le sol britannique causant au passage quelques «pertes collatérales» parmi des musulmans paisibles? Peut-on parler d’une guerre lorsque les islamistes ne font rédiger aucun acte devant notaire instaurant des liens contractuels entre les commandos de barbares qui ensanglantent New York, Paris,Madrid, Amsterdam, Londres?

N’étant pas un «spécialiste», je me garderai de jouer dans la cour des «experts». «Eppur si muove» («Et pourtant elle tourne»).

Certes, si pour être homologuée, la guerre consiste à faire porter par un ambassadeur en habit et en haut de forme un acte de déclaration de guerre avant de livrer le premier combat, si des officiers en dentelles doivent d’abord dire «Messieurs les Anglais, tirez les premiers», nous ne sommes pas en guerre, comme n’étaient pas en guerre les habitants des villes polonaises qui, un 1er septembre 1939, périrent sous les bombes de la Luftwaffe en attendant le tour des habitants de Rotterdam. Ce n’était pas la guerre puisqu’elle n’était pas déclarée! Et c’est à tort que nos historiens situent la Saint-Barthélemy dans le contexte d’une «prétendue» guerre de Religions alors qu’ils ne disposent d’aucun document officiel et contractuel instaurant l’état de guerre. Selon ce principe, on ne peut relier les actes terroristes de Londres à ceux de Madrid, de Bali, de New York; chaque cas doit être disjoint des autres. Et surtout, il faut disjoindre les innombrables actes terroristes commis contre les israéliens, dont seuls ces derniers souffrent, de tous les autres actes terroristes dont nous risquons de souffrir. Du reste, aucun journaliste, aucun chef d’Etat, y compris celui du Vatican, ne mentionne aucune ville israélienne dans l’énumération des lieux d’attentats récents ou anciens. Les disjoncteurs provoquent le black out. C’est aussi un véritable permis «moral» accordé aux djihadistes, un message disant en substance «Tuez tant que vous voulez en Israël, mais SVP, épargnez nous». Encore tout dernièrement, l’incurable Jean Daniel disjoncte dans son Nouvel Obs: dans ses inimitables phrases glaireuses, il «démontre» que les prétendus terroristes prétendument islamistes ne sont que des combattants au même titre que les volontaires des brigades internationales durant la guerre d’Espagne.

L’ennui, c’est que le réveil du djihad, suspendu durant quelques siècles, à l’instar du nuage irradié de Tchernobyl, ignore les frontières nationales et se dispense des formes diplomatiques comme préalable aux carnages. Alors, pas plus que le sacrifice de la Tchécoslovaquie sur l’autel du «pacifisme» de Munich, les disjoncteurs ne sauveront leur sécurité en sacrifiant Israël. Bien au contraire, Israël, tant qu’il existe, est pour eux, pour nous tous, le dernier village «gaulois», notre ultime chance de survie.

Islam = progrès

Ne soyons donc pas systématiquement islamophobes et pessimistes. Même si les musulmans maîtrisent fort bien la technologie du 21ème siècle développée par les infidèles, l’islam a pour excuse de n’être qu’à son 14ème siècle et, régression mentale, ses fondamentalistes en sont encore au 7ème siècle. Après tout, voici moins de quatre siècles, notre Eglise pouvait encore obliger Galilée à abjurer ses découvertes scientifiques «Eppur si muove!». Alors soyons patients et apprécions une bonne nouvelle qui va dans le sens du progrès: la France a enfin son ayatollah détenteur d’une carte nationale d’identité, issu d’une famille installée à Sartrouville, donc bien de chez nous, de surcroît autorisé par les autorités chiites de Qom à publier des fatwas. Qui ose encore parler du déclin de la France?

Cet aimable compatriote qui honore notre pays, ingénieur de son état, a passé 10 années à Qom pour y étudier l’Islam (ce qui doit être une science bien difficile par comparaison avec le temps nécessaire pour former un médecin) et se nomme Fida Mouslim Hussein. Notre Fida déclare à Georges Malbrunot, envoyé spécial du Figaro en Iran (où on prend en ce moment moins d’otages qu’en Irak): «Ce qui me motive, c’est de revenir en France et d’y transmettre mon acquis aux musulmans français ». Comme ses condisciples venus du monde entier à Qom, il a pour ambition de marier philosophie, politique et islam. Moderniste, il a même écrit un petit opuscule (qui attend un éditeur), intitulé... «Islam et masturbation», fruit ou résultat de 10 années de recherches au terme desquelles il découvre, et c’est une ré-vo-lu-tion, qu’un musulman qui ne serait pas en mesure de prendre une épouse peut se masturber sans être pour autant interdit de paradis d’Allah au terme d’une vie bien remplie. (« Aux innocents les mains pleines…et le Paradis » en somme). Un tel événement méritait bien le coût d’un envoyé spécial en Iran, ne pensez-vous pas? Il faudrait pourtant demander à notre ayatollah national si les braves Musulmanes en manque de «tendresse» ont la même autorisation. Mais cela nécessiterait peut être dix ans supplémentaires à Qom pour avoir la réponse. En tous cas, je me suis hâté d’annoncer la bonne nouvelle à mon copain Ahmed que des difficultés matérielles contraignent à un célibat prolongé. Je le trouve pensif. Il avait déjà lu la nouvelle mais, musulman scrupuleux, il est effrayé à l’idée d’enfreindre un interdit par ignorance; il m’explique que pour certains actes d’hygiène, tel celui de se nettoyer après satisfaction d’un besoin naturel, il est interdit de se servir de la main droite réservée aux usages nobles; c’est donc la gauche, de statut inférieur (comme du reste celui de la femme par rapport à l’homme), qui doit seule remplir l’office sur l’orifice incriminé. Et de se demander, perplexe, si cette restriction s’appliquerait aussi à l’hommage rendu à Onan. Mais les trois ans que notre ayatollah compte encore rester à Qom pour y accroître et approfondir ses connaissances lui suffiront-ils pour trouver la bonne réponse à cette délicate question? D’ici là, mon copain Ahmed devra ronger son frein. Souhaitons-lui de trouver, entre-temps, l’âme sœur et musulmane qui rendra toutes ces questions sans objet. Je vais battre le rappel parmi mes copines beurettes. Elles sont vraiment bien. L’ennui pour le brave Ahmed, c’est qu’aucune d’entre elles ne cache son visage, pas même ses oreilles. Il est temps que la France dispose d’assez d’imams et d’ayatollah pour y mettre bon ordre.

André Dufour pour Libertyvox

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 09/08/2005 Imprimer cet article
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