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Révolution Orange ?

Les résultats d’un sondage ne révèlent que la tendance du jour où il est effectué. Il peut donc encore évoluer dans un sens ou dans un autre jusqu’au jour J. Rien donc n’est encore joué.

Mais d’ores et déjà, près de 55% des intentions de vote allant au NON, et ce, en dépit d’un front commun du OUI unissant les leaders de l’opposition socialistes et des Verts, à ceux de la droite gouvernementale, c’est autre chose que le résultat d’un simple malentendu, autre chose qu’un manque d’information qui serait vite dissipé par une campagne «pédagogique».

Car, si l’on considère que seule une infime minorité d’électeurs a pris connaissance du texte soumis au référendum, ce sont moins tel ou tel paragraphe qui déterminent à voter «non», c'est-à-dire «con» (selon notre Chirac, bien entendu), mais une révolte contre ceux qui, de Hollande, leader socialiste de l’opposition, à Chirac, le néo-gaulliste, en passant par les Verts, les prennent réellement pour des cons. Jamais on n’a vu un tel décalage entre une coalition politique qui, au plan parlementaire, représente pourtant l’écrasante majorité des élus, et un corps électoral qui se révèle majoritairement dans l’opposition.

La Révolution Orange contre les pouvoirs corrompus ou «simplement» incompétents, qui en tout cas ne représentent plus les citoyens, ferait-elle tâche d’huile non seulement dans les ex-républiques soviétiques mais aussi en France même?

Sans attendre le 29 mai, nous avons déjà là un premier résultat du référendum: un désaveu de tous ceux qui, de droite ou de gauche, nous ont gouvernés, nous gouvernent ou aspirent à nous gouverner. Les citoyens ont ainsi clairement retiré leur confiance au président, au gouvernement et aux partis de gauche, à tel point, que sans l’avoir lue, ils se méfient d’une constitution du seul fait qu’elle nous est instamment recommandée en haut et moins haut lieu. Ce sondage révèle en tout cas la désagrégation de la ligne de partage qui, traditionnellement, divise la France entre la droite et la gauche.

À l’instar des Ukrainiens, des Moldaves ou des Kirghizes, les Français en ont marre des professionnels de la politique, tant de droite que de gauche qui, de toute évidence, ne les représentent plus. Marre jusqu’à la nausée des dispendieux appartements de fonction gouvernementaux, ou des frais de bouche boulimique de la Cour élyséenne. Marre des abyssaux gouffres financiers creusés par les choix «artistiques» et architecturaux de nos successifs ministres de droite ou de gauche, unis dans l’irresponsabilité. Marre de tous ces «Beaubourg», «Arche de la Défense», «Opéra Bastille», «Terminal de Roissy» ou «Colonnes de Buren», en attendant la grande B.N, produits d’une architecture «Kleenex», jetables après inauguration en grande pompe, qui tombent en ruine avant que leur créateur ne partent à la retraite. C’est à se demander, mais ce serait une hypothèse diffamatoire à écarter, quel est le montant des pots-de-vin encaissés et au bénéfice de qui? En tout cas, au détriment du contribuable, de la qualité, de la durabilité et de la sécurité de ces «monuments».

Enfin, les Français en ont marre du domaine réservé du Président, qui décide, contre le souhait et le bon sens du peuple, d’introduire le loup turc dans la bergerie européenne. De ce côté-là, nous sommes tous un peu Arméniens. Ils en ont marre d’être pris pour des cons, alors que justement, ne voulant pas choisir les yeux fermés par suivisme politique ou par pile ou face, ils s’interrogent sur la justesse des options gouvernementales et, en fin de compte, sur l’aptitude à gouverner de ceux qui se sont hissés au pouvoir, comme de ceux qui les ont précédés et aspirent à leur succéder. Des exemples?

Alors que Chirac, en nous poussant à voter en faveur de la constitution, ne pouvait qu’en soutenir l’option libérale, voilà que devant l’impopularité de la directive Bolkestein pourtant induite dans le traité de Rome et qu’il a soutenue jusque là, il décide d’en demander l’abrogation, se joignant ainsi aux «cons». Que ne ferait-il pas pour rendre le Oui digeste et éviter ainsi un Non qui pourrait lui être politiquement fatal?

On peut alors se demander s’il a décidé de faire ratifier une constitution qu’il n’a même pas lue, ou pas comprise, ou bien, connaissant parfaitement la constitution et l’approuvant suffisamment pour la soutenir, attache-t-il plus d’importance à ce qui fut l’objectif et une fin en soi de toute sa carrière politique et de son programme: devenir Président de la République et, à présent, le rester.

Dans tous les cas de figure, ce genre de revirements au gré du vent, cette inconsistance, ce manque de courage devant les obstacles dressés contre ce qu’il présentait comme intérêts supérieurs du pays, marquent la distance, en l’occurrence infranchissable semble-t-il, qui sépare un politicien lambda d’un véritable homme d’Etat.

Or, devant les défis et les périls auxquels la France, l’Europe et nos valeurs sont confrontées, ce sont des hommes d’une autre trempe qui sont nécessaires. Mais où sont-ils donc ?

L’islamisme a décollé au Bourget

En ce récent week-end pascal, l’UOIF a tenu salon au Bourget où elle pouvait à bon droit fêter son triomphe. N’a-t-elle pas éliminé pratiquement toutes les autres obédiences qui composent le CFCM dont elle a à présent le contrôle absolu?

Ayant désormais les coudées franches, elle pourra renforcer son emprise et ses moyens de pression sur ceux des Musulmans qui ne demandent qu’à vivre paisiblement au milieu de leurs concitoyens français et qui ne se reconnaissent pas dans l’Islam borné, obsessionnel et politisé que la République Française accepte comme interlocuteur. Certains sont mêmes venus en France justement pour échapper aux pressions et menaces des «barbus» et voilà que ceux-ci, recevant droit de cité et pouvoir de nuisance dans notre (trop) bonne République, pourront aussi et peuvent déjà, sous couvert du CFCM mis en place par notre gouvernement, accentuer le harcèlement de nos institutions démocratiques, encourager le rejet de nos principes de laïcité, de liberté absolue de conscience, réfuter l’égalité entre hommes et femmes, le droit d’enfreindre les règles de sa religion ou d’en changer.

Une poignée de fachos islamistes redevables de leur courage et de leur culot à l’ahurissante naïveté de nos politiciens, pour ne pas dire à leur couardise, peut à présent parler au nom de tous les Musulmans de France et exercer d’insupportables pressions sur ceux, plus nombreux qu’on nous le laisse croire, sont jugés trop tièdes en matière de pratique religieuse.

Or nous savons qu’il en est des Musulmans comme des Catholiques ou des Juifs; quelques fondamentalistes, un fort pourcentage de modérés ou de tièdes, et une majorité de pratiquants occasionnels ou de non pratiquants, pour lesquels la religion est une affaire de foi et de sensibilité individuelle et non d’Etat. Mais en ce début du 21ème siècle, l’islamisme tend à transformer l’Islam, jusqu’à présent religion, en organisation politique à visées expansionnistes par tous les moyens, y compris par la pression et la terreur. Soumis à ces meneurs arriérés, les immigrés musulmans souvent fragilisés dans un pays aux coutumes duquel ils ne sont pas préparés, sont incités à réfuter les lois et à rejeter les coutumes du pays d’accueil, jugées incompatibles avec l’Islam fondamentaliste ou avec les visées politiques de l’Islamisme radical, instrument de l’impérialisme arabe.

C’est là l’effet d’un manque total de prévoyance et de planification devant une immigration plus souvent subie que sollicitée. Nos «gouvernements» successifs ont laissé proliférer des enclaves territoriales ethniques qui ne cessent de s’étendre et que l’absence de toute planification, de toute volonté politique, a livrées à la délinquance, à des bandes mafieuses ou «au mieux», aux plus fondamentalistes des islamistes étrangers généralement incultes, parfois recherchés dans leur pays pour assassinats, les plus «instruits» étant généralement formés en Arabie Saoudite, au Soudan, au Yémen ou dans les maquis algériens tenus par des pieux égorgeurs.

Ce n’est donc pas sur ce ramassis de tarés que la République française pourra compter pour intégrer la population immigrée. C’est pourtant à ces ennemis déclarés de la République et de ce qu’elle comporte comme valeurs, à cette tendance la plus radicale, que les clowneries de Sarkozy et le choix d’un mode de scrutin surréaliste (qui décompte les «voix» au nombre de mètres carrés des mosquées), ont facilité la mainmise sur la direction du CFCM, au détriment des tendances modérées, bien mieux intégrées aux principes qui régissent la République. Tel semble être en tous cas le sentiment de Dalil Boubakeur, respectable recteur de la grande mosquée de Paris, qui justifie, avec résignation, sa présence au rassemblement dirigé par l’UOIF, «Que voulez-vous, je ne peux pas faire moins que ce que les pouvoirs publics considèrent comme bon pour la France». On ne saurait mieux dire.

Gageons que cette mainmise, qui ne manque pas d’inquiéter nombre d’immigrés et de Français d’origine musulmane, ne tardera pas à s’exercer sur la Fondation qui doit voir le jour pour financer, on se demande par quels tours de passe-passe et de passe-droit, l’édification et le fonctionnement des mosquées. Quant au CFCM, représentant officiel de l’Islam en France, il passe à la trappe, phagocyté par sa composante UOIF.

Cette légitimation nous ferait presque oublier que l’UOIF n’est autre que la façade française des Frères Musulmans qui, sous couvert de croyance religieuse, n’est en fait qu’une organisation politique de type djihadiste et terroriste. À son tableau de chasse figure, entre autres, Anouar el Sadate, assassiné en Egypte pour avoir signé la paix avec Israël et quelques massacres de touristes en Egypte. Ils ont pour objectif la soumission du monde entier à l’Islam le plus fondamentaliste, le plus arriéré, à en juger par ses actions terroristes, même contre des états musulmans jugés insuffisamment fondamentalistes, incluant l’Arabie Saoudite pourtant peu connue pour sa tolérance religieuse. On voit dès lors ce que l’UOIF nous réserve.

Alors que les Frères Musulmans sont hors la loi dans maints pays arabes et que leur filiale palestinienne, le Hamas, entrave par ses actes terroristes les tentatives de paix entre palestiniens et israéliens, la République Française, laïque républicaine avec sa devise «Liberté, Egalité, Fraternité», accueille, souvent sous couvert de droit d’asile et accorde un statut de représentativité à ceux qui projettent de l’abattre. Cela commence, pour le moment, par un patient travail de sape et de grignotage, assorti de quelques provocations pour tâter le terrain.

C’est dans cette stratégie de la conquête par étapes que se situe la constante incitation des écolières musulmanes à se présenter voilées à l’école. Voilà donc un organisme officiel et interlocuteur patenté des institutions de la République, imaginé par ceux qui nous gouvernent dans le but d’intégrer les Musulmans à la nation française, mais qui encourage les Musulmans, tant de nationalité française qu’étrangère, à enfreindre la légalité républicaine!

La «loi sur le voile» doit rester lettre morte: «Chaque rentrée sera un test pour tout le monde» prévient Fouad Allaoui au nom de cette association mise en place par notre astucieux Nicolas Sarkozy. On ne peut mieux faire comprendre que pour cet islamo fascisme, la légalité française n’est à tolérer ou à respecter que pour autant qu’elle se plie au fondamentalisme islamiste. Plus qu’un avertissement, ce message est un programme politique attentatoire à la paix civile, et lourd de menaces pour l’avenir...

Tout le monde le sait, mais, l’islamisme, en la personne de Tarik Ramadan, a déjà trouvé le moyen de bâillonner tous ceux qui osent dénoncer ce péril, grâce à un simple néologisme:

«Islamophobie»

Devenu instrument de chantage dans un monde occidental qui garde mauvaise conscience de son passé colonial raciste et de son antisémitisme qui a conduit à la Shoah, ce néologisme sournoisement présenté comme le pendant anti-arabe de l’antisémitisme, devient un délit infamant. Ainsi, toute critique visant des actes ou des propos inadmissibles d’une personne ou d’une organisation musulmane, est désormais qualifiée de raciste. On peut à volonté procéder à une lecture critique de la Tora ou du Nouveau Testament, contester par la parole et par l’écrit l’historicité des faits qui y sont relatés, réagir contre des passages inacceptables au regard de nos valeurs modernes, mais ne nous risquons surtout pas d’émettre sur le Coran un avis non conforme aux dictats des mosquées.

Dans un cours d’Histoire dispensé dans nos écoles publiques, le prof ne doit pas manquer de faire l’éloge de Mahomet qui, comme chacun en est convaincu, n’a jamais organisé des razzias pour s’en attribuer le quart du butin, jamais convoité et «consommé» la femme de son fils adoptif, n’a jamais pratiqué la pédophilie sur la petite Aïcha «épousée» à l’âge de 9 ans, jamais fait égorger des tribus entières pour indocilité, jamais exterminé la totalité des Juifs d’Arabie pour s’emparer de leurs biens, jamais fait éventrer une poétesse sous les yeux de ses enfants pour l’avoir persiflé, au grand jamais!

J’ai beau avoir appris le contraire, je ne le dirai pas. Dans le système orwellien que le gauchisme «mai soixante-huitard», qui naguère portait déjà aux nues Staline, Mao, Pol Pot ou Fidel Castro, a inoculé à notre société par le canal du Monde, Monde Diplomatique et autres Daniel, Aounit ou Tubiana, cela tomberait sous le coup de la loi qui réprime le «racisme» islamophobe.

A ce train-là, l’anti-hitlérisme et l’anti-fascisme pourraient se voir taxés de racisme germanophobe ou italophobe. Mais au moins, avec Mussolini et Hitler, que j’ai subis dans ma jeunesse, les choses étaient claires: ils ne se sont jamais fait passer pour des anti-racistes. Nos islamistes et leurs collabos gauchistes osent, eux, aller plus loin.

Rappelons tout de même que l’anticléricalisme, pendant de l’islamophobie (et non d’un quelconque « racisme »), tout autant enraciné dans la culture française que le Catholicisme, n’a pour sa part, jamais été taxé de racisme. Dans mon adolescence, on trouvait le journal satirique «La Calotte», exposé chez tous les marchands de journaux. Les curés et leurs ouailles étaient alors de droite, les anti-cléricaux de gauche. Le clivage était alors net, les prolos étaient de gauche et il n’était pas encore courant que des fils à papa se prennent pour des prolétaires et, poing levé, chantent l’Internationale en attendant de devenir président de quelque société de défense sélective des droits de l’homme ou prébendier d’un juteux fromage gouvernemental. Les repus d’alors n’avaient pas encore l’impudence ni le mauvais goût de chanter «Debout, les damnés de la Terre, debout les forçats de la faim».

Aujourd’hui, ces repus rouges ou verts, prenant le mascaret pour le sens de l’histoire, fantasment sur un prolétariat qui leur échappe, et voient dans les «jeunes» racistes francophobes et antisémites des banlieues «défavorisées», le ferment de la Révolution.

Mais quel changement peut-on espérer lorsque l’Etat, dont le devoir serait de sévir contre les trublions rouges, verts et islamiste, fantasme de son côté sur un ensemble Euro Méditerranéen, inévitablement à dominante islamique, incluant l’ancien empire ottoman, avec ses gisements pétroliers d’Irak, d’Arabie, de Libye et du Maghreb,pour nous prémunir, selon nos fins stratèges du Quai d’Orsay, du véritable péril qui plane sur notre civilisation, nos libertés et notre culture : l’Amérique. Gauche, extrême gauche et droite, même ennemi, même combat.

La saison des agonies et trépas cathodiques

L’an 2005 nous aura comblés. Après celle d’Arafat qui nous a valu les grotesques ronds de jambe et honneurs rendus au nom de la nation française par notre Président Chirac, nous avons été témoins voyeurs et sadiques d’une insoutenable exhibition d’un pape à l’agonie, pitoyable vieillard malade. À croire que, au vu de l’efficacité du «compassionnel», les propagandistes du Vatican, relayés par nos télés, ont trouvé là un bon filon pour se valoriser, un peu comme cela s’était passé, côté Chirac, pour promouvoir, par l’intermédiaire du moribond Arafat, les fiançailles de la France avec le monde arabe.

Certes, il serait désobligeant de comparer Jean-Paul II au serial killer Arafat. Je sais que, sans disposer de divisions blindées, Jean-Paul II est pour quelque chose dans le détachement de la Pologne du bloc soviétique, premier pas vers la dislocation de l’empire stalinien. Sa démarche eût cependant été vaine, pour ne pas dire impossible, sans la puissance américaine qui, sortie triomphante de la guerre froide, a ébranlé l’empire stalinien et aplani ainsi le chemin du pape.

Mais ce serait s’écarter de la ligne politique correcte, imposée par le front commun gauche – droite que de rappeler les mérites de la démocratie américaine. Alors disons que je n’ai rien dit. Bien entendu Jean-Paul II, c’était «quelqu’un», un homme dont il n’était pas nécessaire de partager la foi ni les options pour gagner notre respect.

Mais le bouquet, c’est l’agonie et le trépas du «Prince» Rainier de Monaco. Monaco… exemple de la transparence financière (?), Monaco enrichi par le recel des biens pillés par l’Allemagne nazie, Monaco, usine de blanchiment de l’argent sale des mafias et de la fraude fiscale. Alors l’agonie de son «prince» et sa mort hyper cathodiques, ne font ni chaud ni froid. Mais de cela, nos médias friands de sordide et de sale, pourvu que ce soit en tenue de gala, n’en n’ont cure. La grande nouvelle serait non pas la mort de Rainier, mais la fin de cette surréaliste «principauté».

Je ne voudrais pas terminer cette chronique sans rappeler que ce mois d’avril est avant tout celui des commémorations des deux grands génocides du 20ème siècle, de ce siècle inauguré par l’extermination des Arméniens qui a précédé de 25 ans la Shoah. En ce mois d’avril, nous sommes tous des Arméniens et tous des Juifs. N’oublions pas non plus le tiers de la population cambodgienne victime d’un génocide politiquement correct, puisque produit par une mixture marxiste stalino maoïste. C’est sans doute pour ne pas désespérer Barbès, la Seine- Saint-Denis ou Mantes la Jolie, que nos actuels intellos pro –palestiniens ont couvert ce génocide de leur silence complice. Mais rappelons à ces intellos, qui se sont régulièrement trompés dans leurs analyses et nous trompent encore, que ce qui est arrivé à ces peuples peut très bien arriver en ce 21ème siècle à d’autres peuples.

Or, deux génocides, celui des Cambodgiens et celui des Arméniens, sont restés impunis. Les Khmères rouges jouissent sur les lieux même du crime d’une paisible retraite et peuvent s’enrichir grâce au système maffieux que le régime Khmère Rouge a laissé derrière lui. Ne comptons pas trop sur le Mrap et sur la LDH pour dénoncer ce scandale qui vient de la bonne gauche marxiste et n’implique la responsabilité d’aucun sioniste. La Turquie pour sa part, partagée entre le chauvinisme de son armée «laïque» et l’Islamisme des masses turques, désormais représentées par un gouvernement islamiste «modéré», refuse toujours, pour sa part, de reconnaître son crime contre l’humanité.

Or, voilà un pays qui, au cours des 19ème et 20ème siècle, n’a cessé de «nettoyer» des vastes régions de toute présence grecque et arménienne, recourant aux expulsions, déportations et exterminations culminant dans les années 1915-1920. Ces images obsédantes d’hommes, de femmes, d’enfants arrachés à leurs foyers, affamés, dépouillés de leurs vêtements avant d’être exterminés par des criminels restés impunis, ne sont pas sans avoir pesé sur la décision d’Adolf Hitler d’exterminer les Juifs.

Or, le scandale, c’est qu’il ait fallu, pour ne parler que de la France, l’acharnement des Français d’origine arménienne, pour arracher à notre parlement malgré les intolérables pressions de la Turquie et de son lobby parlementaire français, la reconnaissance officielle de ce génocide. Or, en matière de nettoyage ethnique, la Turquie persiste et signe; il n’est que de voir la tentative de «turquisation» de Chypre. La minorité turque représentait 75 000 cypriotes, soit 10% de la population totale de Chypre. Pour « protéger cette minorité, la Turquie a pratiquement annexé 36% du territoire chypriote et en a chassé et exproprié les habitants grecs pour installer à leur place près de cent vingt mille transplantés d’Anatolie. À croire que les Turcs se sentent à l’étroit dans leur pays. Attendons encore un peu: l’Europe servira bientôt d’espace vital à la Turquie, puisque telle est la ligne politique de notre Président de la République et de son Quai d’Orsay.

La révolution Orange gagnera-t-elle un jour cette Turquie dont la place, en l’état actuel des choses, n’est sûrement pas dans une Union Européenne aux côtés d’une république cypriote qu’elle occupe en partie et aux cotés des autres Etats qui comptent, parmi leurs meilleurs citoyens, les rescapés arméniens du génocide? Mais le gouvernement «islamiste modéré» de la Turquie a sûrement une bonne solution à proposer: expulser les Arméniens de toute l’Europe comme elle l’a fait en Turquie.

La Révolution Orange ne fait que commencer.

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© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 01/05/2005 Imprimer cet article
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